Le 26 septembre 2014 – New York, États-Unis
Sous réserve de modifications
Cette année, la sécurité de l’Europe et les relations transatlantiques ont connu d’importants changements à la suite de l’annexion illégale de la Crimée par la Russie et de ses actes d’agression dans l’est de l’Ukraine.
Ces actes menacent le système de sécurité dans les régions euroatlantique et eurasienne, et ils sont une atteinte directe aux valeurs et aux intérêts sur lesquels reposent l’OSCE et d’autres institutions.
C’est dans une période de changement et de crise comme celle-ci que ressortent la valeur et le rôle uniques de l’OSCE.
L’approche de l’OSCE à l’égard de la sécurité lui permet de servir non seulement de plateforme de dialogue, mais surtout de plateforme d’action, grâce à un éventail impressionnant d’outils de prévention et de gestion des conflits.
Toutefois, en tant qu’organisation qui s’attache à promouvoir la sécurité par la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit, il est essentiel que l’OSCE prenne aussi des mesures pour que la Russie ait à rendre compte du non-respect de ses engagements à l’OSCE.
La Russie soutient que la crise actuelle montre les limites de l’architecture européenne de sécurité, et que, par conséquent, il faut la modifier.
Cependant, la Russie est le seul pays à remettre en question cette architecture par son comportement téméraire et ses faux arguments.
Mesdames et Messieurs, nous ne devons pas accepter l’approche du « jeu à somme nulle » que propose le Kremlin pour les relations internationales.
À la place, nous devons rappeler à la Russie et aux autres que la sécurité ne s’acquiert pas au détriment de celle des autres.
Au XXIe siècle, on ne peut retracer les frontières par la force ni en se fondant sur une carte quelconque dessinée par le Kremlin.
L’histoire donnera tort à ceux qui tentent de le faire.
Nous félicitons l’OSCE de ses efforts pour soutenir la sécurité, la démocratie et le renforcement des institutions dans une Ukraine unie.
Dans exactement un mois à compter d’aujourd’hui, l’Ukraine tiendra des élections parlementaires d’une importance cruciale.
Le Canada apportera son aide au contrôle et à l’observation de ces élections.
L’OSCE aura un rôle déterminant à jouer et nous espérons qu’elle apportera son soutien aux efforts du Fonds européen pour la démocratie.
Ces efforts doivent être coordonnés avec ceux d’autres institutions afin de produire un effet maximal.
Il n’a jamais été plus urgent d’établir et d’entretenir des partenariats étroits entre les organisations internationales européennes et euroatlantiques.
Nous devons envoyer un message fort montrant clairement que nous sommes unis et résolus dans notre condamnation de l’agression contre l’Ukraine perpétrée par la Russie.
Le militarisme d’agression de la Russie et son manque de respect pour l’intégrité territoriale d’un pays voisin sont complètement inacceptables.
Le Canada ne restera pas les bras croisés devant la menace de déstabilisation posée par la Russie.
Nous continuons à travailler en concertation avec l’OSCE pour assurer le respect de nos valeurs et de nos principes communs, à l’heure où ils font face aux plus rudes défis.
Je vous remercie.