Le 19 septembre 2014 - New York, États-Unis
Sous réserve de modifications
Merci.
Je me réjouis de cette réunion et je salue le rôle actif qu’ont joué les États-Unis pour sa tenue.
Mesdames et Messieurs, je n’ai pas besoin de vous expliquer l’impact qu’a l’EIIL sur l’Iraq et la Syrie.
Je n’ai pas besoin de vous persuader que l’EIIL est malfaisant et qu’il doit être mis en échec avant qu’il devienne une menace encore plus grave pour la sécurité mondiale.
La question à laquelle nous devons répondre aujourd’hui, comme communauté internationale de nations civilisées, est « Comment faisons-nous face à cette dangereuse force nihiliste? »
Je crois que non seulement le terrorisme est le plus grand défi posé à notre génération, mais encore que nous sommes confrontés à une nouvelle forme de terrorisme.
L’EIIL constitue davantage une armée de terroristes qu’une cellule isolée d’extrémistes selon l’image traditionnelle que nous en avons.
C’est un mélange toxique d’idéologie médiévale et d’armement moderne.
Et ces moyens anormalement importants s’accompagnent d’une grande arrogance. Et d’un sentiment d’invincibilité.
Ils ne cachent pas leurs actes ignobles, ils s’en délectent et ils utilisent Internet pour tenter de leur donner un impact disproportionné.
Ils croient que plus ils sont brutaux, plus nous serons effrayés.
Ils ont tort.
Ils voulaient attirer l’attention.
Mais maintenant que c’est fait, il est temps de leur montrer qu’ils sont plus vulnérables qu’ils ne le pensent.
Nous devons aussi rejeter leur vision du monde nihiliste partout où nous la trouvons.
Malheureusement, leur idéologie extrémiste et leurs méthodes sanguinaires sont partagées par un nombre croissant d’autres groupes dans le monde entier.
Je suis moi-même allé en Iraq il y a quelques semaines.
J’ai parlé à une famille chrétienne qui a eu cinq minutes pour fuir sa maison après que des voisins l’eurent dénoncée à des combattants de l’EIIL.
Ce rejet de la liberté de religion…
Cette rupture de liens de longue date et d’une histoire commune…
Ce n’est pas de l’humanité. C’est la loi de la jungle.
Aucun État-nation ne tolère l’EIIL.
Mais comme je l’ai affirmé à Paris au début de cette semaine, ce n’est pas le problème de quelqu’un d’autre.
Nous devons travailler ensemble, selon nos forces et nos capacités respectives.
En ce qui concerne le Canada, nous soutenons ceux qui sont au front contre l’EIIL, par le déploiement de conseillers et la livraison d’équipement.
Nous finançons également les efforts régionaux pour endiguer le flot de combattants étrangers.
Et, naturellement, nous apportons notre aide aux efforts humanitaires urgents consentis pour alléger les souffrances de ceux qui ont fui la barbarie de l’EIIL.
Mesdames et Messieurs,
Il ne fait aucun doute que l’EIIL et ses semblables sont une réelle menace pour la stabilité et la sécurité mondiales.
Ces terroristes parlent ouvertement de leur volonté d’établir un califat qui s’étendrait de l’Inde jusqu’au sud de l’Espagne.
Ils communiquent leurs fantasmes délirants à toutes les générations et à travers les frontières.
Pour leur faire face, nous devons faire appel aux forces qui ont forgé l’histoire de l’humanité.
Pour défendre les principes rigoureux et inflexibles de la liberté et de la dignité humaines.
Des principes qui ont résisté à l’épreuve du fascisme, du communisme et maintenant du terrorisme.
Voilà l’épreuve que nous devons surmonter aujourd’hui.
Et nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer.