Les mesures proposées sont conformes à l'engagement du premier ministre de restreindre davantage la vente de cigares aromatisés.
29 septembre - Ottawa (Ontario) - Santé Canada
Aujourd'hui, l'honorable Rona Ambrose, ministre de la Santé, a annoncé de nouvelles modifications réglementaires proposées qui limiteront davantage la vente des produits du tabac aromatisés que les jeunes trouvent attrayants.
En 2010, le Canada a été le premier pays au monde à prendre des mesures visant les « petits cigares » lorsque la Loi modifiant la Loi sur le tabac est entrée en vigueur et a interdit l'utilisation d'additifs aromatisés qui rendent les cigarettes, les petits cigares et les feuilles d'enveloppe plus attrayants pour les jeunes. Malheureusement, les compagnies de tabac ont contourné la loi et ont usé de subterfuge en présentant de nouveaux cigares aux mêmes arômes attrayants pour les jeunes que ceux qui étaient sur le marché avant la loi de 2009, mais en changeant quelque peu le poids des cigares ou en retirant leurs filtres. Les changements que nous proposons permettront de déjouer cette ruse.
Le tabagisme est la première cause de maladies et de décès évitables au Canada, responsable de plus de 37 000 décès chaque année. Selon les estimations, le Canada dépense 4,4 milliards de dollars chaque année pour couvrir les coûts directs des soins de santé rattachés au tabagisme et à d'autres usages du tabac, et le fardeau total pour l'économie, y compris les coûts indirects (p. ex. pertes de revenu et de productivité), est estimé à 17 milliards de dollars par année. La ministre Ambrose milite fortement contre le tabagisme, surtout chez nos jeunes. Les jeunes Canadiens continuent d'utiliser les produits du tabac aromatisés, y compris les cigares aromatisés.
On lancera une période de consultation officielle de 30 jours lorsqu'un avis précisant les modifications proposées sera publié dans la Gazette du Canada, Partie I, le 10 octobre 2014. On encourage les intervenants intéressés à formuler des commentaires sur les propositions en ligne ou par courrier pendant la période de consultation.
En raison d'un manque de données probantes sur les avantages ou les dangers de la cigarette électronique, la ministre Ambrose a annoncé qu'elle demande au Comité permanent de la santé d'étudier les risques et les avantages potentiels de la cigarette électronique et de solliciter les conseils de divers intervenants de la santé.
Plus tard cette semaine, les ministres de la Santé du Canada se rencontreront pour leur réunion annuelle. À cette occasion, la ministre Ambrose et ses collègues discuteront du tabac et de la cigarette électronique.
« Notre gouvernement s'engage à agir pour protéger les enfants et les jeunes contre les dangers du tabagisme. Notre gouvernement propose des mesures pour déjouer le subterfuge et continue de prendre les mesures nécessaires pour réduire le taux de tabagisme. »
Rona Ambrose
Ministre de la Santé
« Actuellement, en l'absence d'études scientifiques démontrant l'innocuité ou l'efficacité des cigarettes électroniques, nous continuons de dissuader les Canadiens de les utiliser. Nous avons appris que les cigarettes électroniques peuvent être une porte d'entrée au tabagisme pour les adolescents, tout en ayant aussi le potentiel de servir d'outil de renoncement. Aujourd'hui, je demande au Comité permanent de la santé de faire une étude approfondie des cigarettes électroniques et de produire un rapport. »
Rona Ambrose
Ministre de la Santé
« Le tabagisme est toujours la principale cause évitable de décès prématuré au Canada. Restreindre l’utilisation du tabac aromatisé peut contribuer à empêcher les enfants et d’autres personnes d’utiliser un produit nocif qui crée une forte dépendance. »
Dre Heather Bryant
Vice-présidente
Lutte contre le cancer au Partenariat canadien contre le cancer
« Une analyse approfondie des avantages et des inconvénients signalés des cigarettes électroniques est un pas dans la bonne direction vers des politiques en matière de santé publique. De nombreuses provinces et municipalités ont déjà commencé à restreindre l’utilisation des cigarettes électroniques. Tel qu’indiqué clairement par l’Organisation mondiale de la Santé dans une déclaration récente, il faut établir un équilibre entre l’utilisation des cigarettes électroniques en tant qu’outil pour renoncer au tabac et les énormes progrès faits au fil des années dans la dénormalisation du tabagisme. »
Dre Heather Bryant
Vice-présidente
Lutte contre le cancer au Partenariat canadien contre le cancer
« La Fondation des maladies du cœur et de l'AVC est heureuse que le gouvernement fédéral prenne des dispositions concernant les produits du tabac aromatisés et tienne des consultations sur la cigarette électronique. Elle préconise d'ailleurs une protection complète contre le tabac aromatisé. Les mesures proposées par le gouvernement pour combler les lacunes dans la loi régissant actuellement les arômes de tabac représente un bon point de départ. La Fondation donnera volontiers son avis sur les mesures envisagées par Santé Canada et le Parlement pour améliorer la loi sur les produits du tabac aromatisés et pour réglementer la cigarette électronique. »
Mary Lewis
Vice-présidente, Recherche et Partage du savoir
La Fondation des maladies du cœur et de l'AVC
Michael Bolkenius
Bureau de l'Honorable Rona Ambrose
Ministre de la Santé
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