Hamilton (Ontario)
18 septembre 2014
Le gouvernement du Canada est résolu à construire des navires pour la Marine royale canadienne (MRC) et la Garde côtière canadienne (GCC) au Canada, ainsi qu’à appuyer l’industrie canadienne de la construction navale et la revitalisation des chantiers navals canadiens. La Stratégie nationale d'approvisionnement en matière de construction navale (SNACN) – l’entente d’approvisionnement la plus importante de l’histoire canadienne – permettra de créer des milliers d’emplois de grande qualité partout au Canada et de générer des retombées économiques considérables dans l’industrie de la construction navale et les industries connexes. Grâce à cette stratégie, le Canada remplacera et, dans certains cas, améliorera les capacités des flottes actuelles de navires de surface de la MRC et de la GCC.
Le 3 juin 2010, le gouvernement du Canada a annoncé la SNACN, l’entente d’approvisionnement la plus importante de l’histoire canadienne. Grâce à la mise en œuvre de cette stratégie, le Canada améliorera et remplacera les flottes de surface actuelles de la MRC et de la GCC, qui arrivent à la fin de leur durée de vie.
En février 2012, des ententes–cadres ont été signées avec les Chantiers maritimes Irving inc. et la Vancouver Shipyards Co. ltée. Ces ententes–cadres tracent la voie à l’octroi de contrats pour la construction de flottes canadiennes de combat et d’autres types de flottes dans le cadre de la SNACN.
Le 10 juillet 2012, le gouvernement a annoncé l’octroi d’un contrat préliminaire de 9,3 millions de dollars aux Chantiers maritimes Irving inc. Dans le cadre de ce contrat préliminaire, les Chantiers maritimes Irving inc. ont fait l’examen de la conception et des spécifications existantes des navires de patrouille extra–côtiers et de l’Arctique (NPEA), rédigé une stratégie d’exécution et formulé une proposition détaillant la portée et le coût du contrat de définition subséquent.
Le 7 mars 2013, un contrat de définition a été signé avec les Chantiers maritimes Irving inc. Il s’agit d’un contrat de 30 mois qui prévoit que les Chantiers maritimes Irving inc. raffineront et termineront la conception du NPEA en vue de la mise en production. On estime que la valeur potentielle du contrat pourrait atteindre jusqu’à 288 millions de dollars. Le contrat de définition est axé sur des tâches et est divisé entre sept lots de travaux (ou tâches) pouvant être attribués. Six de ces tâches ont été approuvées, pour une valeur totale de 249 millions de dollars à ce jour. Ce contrat sera suivi d’un contrat de construction qui sera accordé en 2015, et on est en voie de pouvoir entreprendre la construction en 2015. On s’attend à ce que le premier NPEA soit livré en 2018.
Le coût estimatif actuel du cycle de vie du projet NPEA s’élève à 8,6 milliards de dollars. Cela comprend le budget d’acquisition de 3,1 milliards pour les navires, l’infrastructure liée aux jetées et la gestion du projet. On prévoit également des coûts de 5,5 milliards de dollars pour le personnel, l’exploitation et l’entretien des navires pour leur durée de vie utile prévue de 25 ans.
Le projet NPEA permettra l’acquisition d’une classe de navires de patrouille extra–côtiers pouvant opérer dans les eaux envahies par les glaces qui mèneront des opérations de souveraineté et de surveillance dans la zone économique exclusive du Canada, y compris l’Arctique. La MRC utilisera également le NPEA pour appuyer d’autres unités des Forces armées canadiennes dans l’exécution d’opérations maritimes et pour soutenir d’autres ministères dans la réalisation de leur mandat, s’il y a lieu. L’arrivée du NPEA coïncidera avec l’entrée en fonction du premier port en eau profonde de l’Arctique canadien situé à Nanisivik, au Nunavut, ce qui marquera la réalisation d’un engagement pris dans le Discours du Trône de 2013. Le projet NPEA prévoit également la construction d’infrastructures de jetées connexes à Esquimalt, en Colombie‑Britannique, et à Halifax, en Nouvelle–Écosse.
Le NPEA sera doté d’un certain nombre de capacités qui permettront aux navires d’aider la MRC à accomplir ses missions. L’ébauche des exigences primordiales qui suit présente des exemples de ces capacités et sera étudiée et peaufinée d’ici la fin du stade de définition du projet. Le NPEA :
- sera en mesure d’effectuer, de façon indépendante, des opérations de surveillance en haute mer sur les côtes Est et Ouest du Canada et dans l’Arctique canadien pendant la saison navigable;
- sera conçu conformément aux normes internationales de classification de la glace et de la classe polaire 5, ce qui lui permettra de naviguer dans des glaces pouvant atteindre un mètre d’épaisseur;
- pourra mener des opérations d’une durée pouvant atteindre 4 mois;
- aura une portée d'au moins 6 800 milles marins à une vitesse de croisière d’au moins 14 nœuds, et aura une vitesse maximale d’au moins 17 nœuds;
- sera doté d’une capacité suffisante en matière de commandement, de contrôle et de communication pour échanger des renseignements en temps réel avec les centres d’opérations de la sécurité maritime des Forces armées canadiennes;
- sera muni de canons;
- demeurera opérationnel durant les 25 années suivant l’atteinte de la capacité opérationnelle initiale;
- sera apte à assurer le transport et l’opération de divers types d’hélicoptères, y compris l’hélicoptère Cyclone de l’Aviation royale du Canada; sera apte à assurer le transport et l’opération de divers types de vaisseaux pour soutenir des activités comme des manœuvres d’accostage ou le transfert de fret et de personnel entre le navire et la côte, ainsi que des dispositifs permettant le stockage de cargaison et de conteneurs afin d’appuyer les activités des Forces armées canadiennes et d’autres ministères.