Pays de Galles (Royaume-Uni)
5 septembre 2014
Bonjour.
D’abord je tiens à remercier le Premier ministre Cameron et la population du Pays de Galles de leur chaleureux accueil pendant ce sommet.
De plus, puisque le secrétaire général Rasmussen termine son mandat auprès de l’OTAN après cinq années de service, nous tenons à le remercier et à le féliciter pour le leadership dont il a fait preuve, et nous accueillons aussi son successeur, Jens Stoltenberg.
Lors de cette réunion de l’OTAN, l’accent était mis sur deux enjeux.
L’invasion russe de l’Ukraine et l’avancée du groupe terroriste de l’État islamique en Iraq et en Syrie.
En ce qui concerne l’Ukraine, le Canada appuie l’imposition de sanctions plus sévères et on est prêt à isoler davantage le régime Poutine.
Nous avons été l’un des principaux contributeurs aux mesures de rassurance de l’OTAN en Europe de l’Est et, lors de ce sommet, le Canada a appuyé d’autres mesures en vue d’augmenter les capacités de réaction de l’OTAN.
Permettez-moi maintenant de parler de la situation en Iraq.
Nous, comme nos alliés, sommes devenus de plus en plus préoccupés au cours des derniers mois par le pouvoir grandissant de l’État islamique de l’Iraq et du Levant et par le carnage perpétré par cette organisation terroriste dans son expansion.
L’état islamique a commis des actes terroristes barbares contre des hommes, des femmes, des enfants et des minorités iraquiennes.
Le Canada et ses alliés ont réagi.
Notre gouvernement a déjà contribué aux efforts humanitaires déployés dans leur région de concert avec nos amis américains, britanniques, français et australiens.
L’avion de transport de l’Aviation royale canadienne a également livré des marchandises militaires essentielles au gouvernement iraquien et aux forces kurdes qui combattent l’état islamique.
Mais le massacre perpétré par l’état islamique se poursuit, symbolisé par les meurtres sauvages de James Foley et Steven Sotloff.
Il ne fait aucun doute que l’établissement et l’expansion de ce califat terroriste est non seulement une menace pour des millions de personnes innocentes mais est également devenu un grave danger pour la sécurité dans la région.
Si nous ne faisons rien, cette région sans loi deviendra un terrain d’entraînement pour les terroristes internationaux et une menace encore plus grave qu’elle ne l’est déjà pour la sécurité du Canada et de nos alliés.
Au cours des dernières semaines, j’ai discuté de la crise avec nos alliés.
J’ai exprimé l’appui total du Canada à l’égard des mesures prises jusqu’à présent pour contenir l’avancée de l’état islamique.
Après une évaluation des besoins sur le terrain, le Président Obama a demandé au Canada de s’engager à fournir des conseillers militaires.
En réponse à cette demande, le Cabinet a autorisé le déploiement de plusieurs douzaines de membres des Forces armées canadiennes.
Ces militaires travailleront avec leurs homologues américains qui fournissent des conseils et de l’aide aux forces kurdes dans le nord de l’Iraq.
Après l’approbation définitive du gouvernement de l’Iraq, le personnel canadien sera déployé pour une période initiale pouvant atteindre 30 jours.
Nous réévaluerons notre engagement au terme de cette période.
Il ne s’agit pas d’une mission de combat, et notre rôle est clairement défini.
Nous nous joignons à nos alliés pour fournir des conseils essentiels aux forces kurdes pendant qu’elles essaient de freiner l’avancée des terroristes.
Même si les risques liés à cette mission sont faibles, elle n’est pas sans risques.
Nos hommes et nos femmes qui portent l’uniforme sont prêts à répondre à cet appel et je les remercie de toujours être disposés à défendre les valeurs et les intérêts du Canada dans un monde dangereux.