L’honorable Candice Bergen, ministre d’État (Développement social)
Le 11 septembre 2014
Melbourne (Australie)
Monsieur le Président et chers collègues,
Je suis honorée d’être ici aujourd’hui, en tant que représentante du gouvernement du Canada, pour vous renseigner sur les nombreux moyens que nous prenons pour veiller à ce que les Canadiens possèdent les compétences et aient accès à la formation dont ils ont besoin dans l’économie actuelle.
La création d’emplois, la croissance économique et la prospérité à long terme sont les grandes priorités du gouvernement du Canada.
Ces dernières années, nous avons pris des mesures importantes pour accroître la participation des Canadiens au marché du travail et pour voir à ce qu’ils possèdent les compétences exigées par les employeurs.
Permettez‑moi de commencer en vous donnant un aperçu de notre situation économique actuelle.
L’économie du Canada se porte bien dans le contexte de la reprise économique mondiale.
Depuis les pires moments de la récession mondiale, plus de 1 million de nouveaux emplois nets ont été créés au Canada.
Depuis la mise en œuvre de son plan d’action économique pendant la récession mondiale de 2009, le Canada présente l’un des meilleurs dossiers du G7 en ce qui a trait à la création d’emplois, à la croissance du revenu et au rendement économique global.
En outre, des centaines de grands projets d’exploitation des ressources seront également lancés au cours des dix prochaines années.
Nous avons également ratifié ou signé des accords de principe en matière de libre‑échange avec des dizaines de pays afin d’élargir et de diversifier nos marchés d’exportation.
Tout cela crée de nombreuses possibilités économiques pour les Canadiens.
Mais nous avons encore un défi de taille à relever, c’est‑à‑dire nous assurer de compter sur un nombre suffisant de personnes possédant les compétences nécessaires pour occuper les emplois de demain.
Nous connaissons actuellement d’importantes pénuries de main-d’œuvre qualifiée dans certaines régions et certaines industries, notamment celles de la construction, de l’exploitation minière et de l’exploitation pétrolière.
Pour remédier à cette situation, nous adoptons une approche plus efficace pour faire correspondre la formation axée sur des compétences aux emplois où la demande est forte.
Plus particulièrement, nous collaborons actuellement avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les entreprises, les syndicats, et les établissements d’enseignement et de formation afin de veiller à ce que les Canadiens possèdent les compétences que recherchent les employeurs dans l’économie actuelle notamment au moyen des initiatives suivantes : la Subvention canadienne pour l’emploi, le prêt canadien aux apprentis et la Stratégie emploi jeunesse.
Les employeurs, en particulier, auront un rôle central à jouer dans la prise de décisions en matière de formation.
Nous avons récemment renégocié des ententes de formation avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour faire en sorte que les employeurs participent plus activement aux décisions en matière de formation.
À l’image de nos homologues allemands du G20, nous encourageons autant la formation d’apprenti que les études universitaires.
Nous cherchons notamment à mettre fin au mythe selon lequel des études universitaires assurent une position sociale ou une valeur plus élevée qu’une formation d’apprenti ou une formation technique.
Nous devons veiller à ce que les jeunes Canadiens soient au courant des emplois à forte demande dans l’économie actuelle.
Je parle d’emplois dans les métiers spécialisés, ainsi que dans des domaines comme la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques.
Une nouvelle façon d’aider les jeunes Canadiens à accéder au marché du travail est de mettre l’accent sur la formation d’apprenti.
La formation d’apprenti est une composante clé de notre système d’éducation et de formation postsecondaires, et contribue de façon importante à l’avantage concurrentiel dont jouit le Canada.
Nous offrons un certain nombre de programmes visant à appuyer la formation d’apprenti et à encourager les Canadiens, notamment les jeunes, à faire carrière dans les métiers spécialisés, où la demande est forte.
En fait, nous aurons besoin d’un million de travailleurs spécialisés d’ici la fin de la décennie. Compte tenu du vieillissement de notre population, de nombreuses possibilités s’offrent aux autres groupes sous‑représentés sur le marché du travail.
Les jeunes, les nouveaux Canadiens, les personnes handicapées et les Autochtones représentent tous un potentiel inexploité. Nous devons tout mettre en œuvre pour les aider à exploiter leurs talents.
Le Canada ne peut se permettre de laisser des personnes qualifiées sur la touche. Voilà pourquoi nous collaborons avec les provinces et les organismes de réglementation afin que les titres de compétence des nouveaux Canadiens puissent être reconnus plus rapidement.
Notre population comprend également environ 800 000 personnes handicapées, dont la moitié possède un diplôme postsecondaire, mais reste néanmoins sans emploi. Cette situation doit changer. Je dis souvent que tous les Canadiens qui désirent travailler et qui ont la capacité de le faire ne devraient pas être confrontés à d’autres obstacles.
Finalement, nous nous penchons de plus près sur la façon dont nous pouvons aider un plus grand nombre d’Autochtones à participer au marché du travail.
Parmi les grands projets d’exploitation des ressources naturelles qui seront lancés au cours des prochaines années, bon nombre se dérouleront dans des régions rurales et éloignées du Canada.
Il est donc logique que nous formions et recrutions des employés provenant de la population locale, notamment des Autochtones.
Étant donné les nombreuses possibilités économiques qui s’offrent au Canada, les pénuries de main-d’œuvre qualifiée dans un certain nombre de régions et d’industries représenteront un défi de taille à relever.
Je peux toutefois affirmer sans crainte que nous sommes sur la bonne voie.
En intervenant directement sur le terrain, et en sollicitant la participation des entreprises, des intervenants du milieu de l’enseignement et de tous les ordres de gouvernement, nous veillons à ce que le Canada s’engage fermement sur la voie de la croissance et de la prospérité économique.
Merci.
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