Le 3 octobre 2014 – Oshawa (Ontario)
Sous réserve de modifications
Mesdames et Messieurs, bonsoir.
Merci de vous joindre à nous.
Comme vous le savez, le Canada est profondément préoccupé par la détérioration de la sécurité et par la crise économique en Ukraine.
Nos pays partagent des liens historiques qui remontent à des générations d’Ukrainiens ayant immigré au Canada.
Au fil des années, nous avons noué d’étroites relations bilatérales.
Un solide partenariat économique.
Et des liens interpersonnels durables.
Vous avez contribué activement et sans réserve aux grandes institutions démocratiques canadiennes.
En tant que membres de conseils municipaux ou de parlements provinciaux ou fédéral.
En tant que journalistes ou juges.
Et même en tant que 24e gouverneur général du Canada.
Aujourd’hui, les Ukrainiens constituent près de quatre pour cent de l’ensemble de la population canadienne.
Bon nombre d’entre eux vivent ici même, dans la région d’Oshawa et du Toronto métropolitain.
Au fil des ans, nous avons forgé une alliance issue d’une compréhension commune des défis propres à l’Ukraine.
Et du même désir de voir le pays les surmonter.
Nous avons l’intention de poursuivre dans cette voie.
Mais nous avons conscience des défis à venir.
C’est pourquoi le Canada continuera d’épauler l’Ukraine.
C’est pourquoi nous continuerons à demander à la Russie de retirer sur-le-champ ses troupes de la frontière ukrainienne, ainsi que de la Crimée.
De mettre un terme au passage d’armes et de militants en Ukraine.
Et d’exercer son influence pour négocier un cessez-le-feu.
C’est ce que nous voulons pour l’Ukraine, parce que le peuple y a droit.
Et aussi parce que votre terre natale est un pays avec lequel nous entretenons d’étroites relations depuis le début.
En 1991, le Canada a été le premier pays occidental à reconnaître l’indépendance de l’Ukraine.
Le Canada a également été l’un des premiers pays à offrir de l’aide à la suite de la récente crise.
Le premier ministre Stephen Harper a été le premier dirigeant du G7 à se rendre en Ukraine après les manifestations du mouvement EuroMaïdan.
Il a été le seul dirigeant du G7 à assister à l’assermentation de Petro Poroshenko à titre de président de l’Ukraine.
Et il a été le premier dirigeant étranger à rencontrer le nouveau président à la suite de son entrée en fonction.
Le Canada n’a pas réduit, mais a plutôt accru sa participation en Ukraine depuis le début de la crise.
Les Canadiens d’origine ukrainienne, comme vous, ont tellement donné au Canada.
Et le Canada est déterminé à redonner à l’Ukraine.
Au cours des 30 dernières années, une bonne partie de notre aide au développement a été axée sur l’accroissement des possibilités économiques pour les Ukrainiens.
Et sur le renforcement de la démocratie dans le pays.
Cela comprend le droit de voter dans des élections libres et équitables. Et de pouvoir compter sur un appareil judiciaire qui donne à tous les citoyens les mêmes possibilités de se défendre.
Mais la partie est loin d’être gagnée. Il faut accroître l’efficacité des institutions judiciaires. Autant pour ceuxqui n’ont pasles moyens de se payer un avocat, que pour ceux qui le peuvent.
Aujourd’hui, les Ukrainiens dont les ressources financières sont limitées n’ont pas accès à la justice sur un pied d’égalité.
En l’absence d’un régime équitable d’accès à des conseils juridiques gratuits ou subventionnés, les pauvres et les citoyens vulnérables sont incapables de défendre leurs droits et leurs intérêts devant les tribunaux.
Cette situation est malsaine.
Et du fait de son long engagement envers l’Ukraine, le Canada veut contribuer à l’assainir.
À cette fin, nous appuyons un projet qui aidera les Ukrainiens les plus vulnérables à protéger leurs droits.
Je suis fier d’annoncer aujourd’hui que nous verserons une contribution de 9,76 millions de dollars au Programme d’aide juridique accessible et de qualité.
Cet apport permettra d’offrir une assistance technique canadienne à l’appui de la mise en œuvre et du fonctionnement durable du programme d’aide juridique.
Et de faire savoir aux Ukrainiens qu’ils ont droit à des services d’aide juridique.
Parmi les activités de ce programme figurent le renforcement des capacités des ressources humaines – afin que les services d’aide juridique soient de bonne qualité et bien supervisés.
La collaboration avec certains organismes de la société civile – afin que la population soit bien informée du type d’aide disponible.
Et la constitution d’un fonds de mobilisation communautaire – pour permettre aux cliniques d’aide juridique et aux organismes de la société civile de résoudre les problèmes auxquels se heurtent les citoyens vulnérables de l’Ukraine.
Le gouvernement du Canada appuie cette initiative parce qu’il a foi en l’Ukraine et en sa population.
Et en son droit d’être bien représentée devant un appareil judiciaire juste et équitable pour tous.
Le Canada a épaulé avec fierté l’Ukraine depuis le début. Nos liens sont profonds et nos relations sont solides.
L’annonce faite aujourd’hui témoigne de notre engagement envers tous les Ukrainiens. Et de notre désir de les voir vivre dans un pays où les mêmes droits juridiques sont à la portée de tous les citoyens.
Je vous remercie.