Le 23 octobre 2014 - Le ministre du Commerce international, l’honorable Ed Fast, a fait aujourd’hui la déclaration suivante :
« Le 27 juin 2014, j’ai fait une déclaration au nom des entreprises canadiennes, en raison du tort que leur causent des initiatives législatives protectionnistes des États-Unis, lesquelles imposent des exigences relatives à l’origine locale des produits achetés par les administrations américaines fédérales, étatiques et municipales.
« Depuis, des mesures législatives continuent d’être proposées aux États-Unis en vue de limiter encore davantage l’accès aux marchés publics, ce qui crée de l’incertitude et nuit à l’investissement et à la création d’emplois dans nos deux pays.
« Les politiques protectionnistes en matière de marchés publics causent des préjudices économiques aux travailleurs et aux entreprises des deux côtés de la frontière canado-américaine. De telles politiques à courte vue vont à l’encontre des intérêts économiques des États-Unis et du Canada. Elles empêchent nos entreprises et nos collectivités de profiter des avantages qui découlent de nos chaînes d’approvisionnement intégrées et de nos initiatives pour libéraliser les échanges commerciaux.
« Ces politiques vont à contre-courant des efforts déployés par le gouvernement américain pour limiter de telles pratiques dans d’autres pays. Ce type de protectionnisme va aussi à l’encontre de la direction proactive dont nous avons besoin pour renforcer les relations économiques à l’échelle mondiale, y compris au moyen de négociations commerciales soutenues.
« Le Canada est une fière nation commerçante qui croit au commerce libre et réciproque. Nous nous employons à renforcer notre économie en supprimant les obstacles au commerce. Le leadership et les capacités du Canada à cet égard ne font aucun doute, comme en témoigne la conclusion récente de notre accord économique global avec l’Union européenne. Cet accord établit en effet une nouvelle norme mondiale en raison de son large champ d’application visant les marchés publics de tous les ordres de gouvernement. Le Canada a prouvé qu’un vigoureux leadership économique pouvait permettre de vaincre le protectionnisme aveugle qui touche si souvent les marchés publics. C’est pourquoi nous invitons nos voisins américains à se joindre à nous pour mettre fin aux effets dommageables de telles politiques sur l’économie nord-américaine.
« L’histoire a démontré que le protectionnisme est une politique néfaste qui nuit aux entreprises de part et d’autre de la frontière. Le Canada réitère donc ses préoccupations au nom des quelque 10 millions de travailleurs nord-américains — 8 millions aux États-Unis et 2,4 millions au Canada — dont les emplois sont tributaires de nos chaînes d’approvisionnement intégrées et de la compétitivité nord-américaine.
« Le récent fiasco du pont de la ville de Morrison, au Colorado, démontre combien il est difficile, illogique et contre nature de chercher à isoler nos économies.
« Il est regrettable qu’en plus des dispositions Buy America en vigueur, de nouvelles mesures qui mettent en péril notre prospérité commune continuent d’être proposées, comme :
- le projet de loi Made in the U.S.A., proposé par le sénateur de l’Arkansas Mark Pryor le 29 juillet dernier, qui vise à appliquer les obligations d’achat national aux projets de transport et d’infrastructure bénéficiant d’un financement du gouvernement fédéral aux États-Unis;
- le projet de loi Invest in American Jobs Act de 2014, sur l’investissement dans des emplois aux États-Unis, présenté le 31 juillet 2014 par le sénateur de l’Ohio Sherrod Brown en vue de renforcer les restrictions fondées sur l’achat de biens américains de divers programmes financés par le gouvernement fédéral, notamment en exigeant que la teneur en produits d’origine nationale des véhicules de transport en commun se situe entre 60 p. 100 et 100 p. 100.
« Les États de l’Arkansas et de l’Ohio entretiennent depuis longtemps des relations économiques étroites avec le Canada. Le Canada est le principal client de l’Arkansas, dont il a acheté pour plus de 1,6 milliard de dollars de marchandises en 2013. Au-delà de 68 000 emplois en Arkansas sont tributaires des échanges commerciaux et des investissements avec le Canada.
« La même situation s’applique à plus de 300 000 emplois en Ohio. Le Canada est aussi le principal client de cet État, dont il a acheté pour plus de 20 milliards de dollars de marchandises en 2013.
« En outre, trois projets de loi d’attribution de crédits budgétaires pour 2015 destinés au département de la Sécurité intérieure et aux programmes de soutien aux infrastructures d’approvisionnement en eau de l’Environmental Protection Agency prévoient des dispositions Buy America et l’application générale de telles dispositions aux achats de services financiers et aux achats généraux du gouvernement.
« Notre gouvernement poursuivra son dialogue avec l’administration Obama, à tous les échelons, afin que nous puissions, ensemble, optimiser la création d’emplois et les possibilités économiques dans nos deux pays. »
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Shannon Gutoskie
Attachée de presse
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