Le 10 octobre 2014 – Edmonton (Alberta)
Sous réserve de modifications
Je vous remercie de cette aimable présentation.
Et bien entendu, je remercie toutes les personnes ici présentes de votre chaleureux accueil aujourd’hui.
J’ai le plaisir d’être parmi vous en cette Journée internationale de la fille pour vous parler des mesures que prend le Canada pour donner aux filles et aux femmes du monde entier de meilleures chances de réussir dans la vie.
Cette question me tient beaucoup à cœur, et je crois que ce sentiment est partagé par un grand nombre d’entre vous.
Pendant toute ma vie, j’ai défendu les droits des femmes. Dès mon jeune âge, tout comme vous, j’ai pris conscience que les femmes ont un rôle très important à jouer dans le milieu des affaires, sur la scène politique et à la maison.
Il y a quelques années, quand j’étais ministre de la Condition féminine du Canada, j’entendais chaque jour de la bouche de nombreux groupes qui défendent l’égalité des femmes et des filles qu’il y avait un manque. Un manque de reconnaissance et de soutien à l’égard des filles et des femmes.
Et ce manque n’était pas propre au Canada – on pouvait le constater partout dans le monde.
Alors, j’ai lancé un appel. Un appel à l’action pour demander à la communauté internationale de se lever et de contribuer à mieux faire connaître les difficultés particulières auxquelles se heurtent les filles.
Fort heureusement, nous avons pu bénéficier du soutien de pays comme la Turquie et le Pérou. Et à la suite d’un travail acharné, le 19 décembre 2011, les Nations Unies ont annoncé la création de la Journée internationale de la fille.
Désormais, chaque année, nous profitons du 11 octobre pour souligner que les filles sont d’importantes agentes de changement et qu’elles font partie des leaders d’aujourd’hui et de demain.
Si le Canada déploie autant d’efforts en ce domaine, c’est parce que nous sommes conscients de la contribution indéniable des filles et des femmes à notre société.
Près de la moitié des travailleurs canadiens sont des femmes.
Et en notre qualité de cadres supérieures et de PDG, d’entrepreneures, d’administratrices et de députées, nous pouvons enfin faire éclater les stéréotypes tenaces voulant qu’il s’agisse là de « carrières non traditionnelles » pour les femmes.
Le Canada a réalisé des avancées incroyables, et nous avons de quoi être fiers.
Mais il nous reste encore beaucoup à faire.
Surtout au chapitre de la promotion des droits fondamentaux des filles et des femmes à l’étranger.
Plus tôt les filles connaissent leurs droits, meilleures sont leurs chances de pouvoir les exercer.
Comme il se devrait, le Canada peut être perçu comme une lueur d’espoir pour les femmes et les filles du monde entier. Parce que nous sommes un exemple parfait de ce qu’il est possible de faire lorsque tous les citoyens bénéficient de chances égales.
Dans un trop grand nombre de pays, les filles et les femmes sont victimes de formes multiples et combinées de discrimination et de violence, qui les empêchent de jouir pleinement de leurs droits. Ces mêmes droits que, en tant que Canadiens, nous tenons parfois pour acquis.
Dans certains pays en développement, les femmes et les filles se heurtent couramment à des obstacles juridiques, culturels et sociaux qui les empêchent de réaliser leur plein potentiel et de jouer un rôle à part entière dans leur collectivité et dans leur pays.
Nous devons travailler ensemble pour changer la situation.
Le Canada est reconnu comme un chef de file mondial en matière de santé des femmes et des enfants.
Nous sommes conscients que pour parvenir à l’égalité entre les sexes, les femmes doivent avoir accès à des services de santé de qualité afin qu’elles puissent choisir le nombre d’enfants qu’elles auront et l’âge qui les séparera et bénéficier de toute la gamme des soins.
Nous devons également veiller à ce que les enfants reçoivent les soins voulus et une saine alimentation dès leur naissance afin qu’ils réalisent leur plein potentiel.
Sous la direction du premier ministre Stephen Harper, pas plus tard qu’en mai dernier, le Canada a réaffirmé l’importance qu’il attache à la santé des mères et des enfants en annonçant l’octroi d’une aide de 3,5 milliards de dollars, échelonnée sur une période de cinq ans, en faveur des efforts réalisés à l’échelon mondial pour réduire la mortalité des mères et des enfants, à compter de 2015.
Et, le mois dernier, à l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York, le premier ministre a annoncé que, sur ce montant, 200 millions de dollars serviront à créer le Mécanisme de financement mondial à l’appui de l’initiative « Chaque femme, chaque enfant ».
L’éducation constitue un autre domaine d’action important.
C’est pourquoi, en plus de veiller à ce que les femmes et les enfants restent en santé, nous nous employons également à assurer leur avenir.
Et que nous nous concentrons sur l’importance que les filles aient accès à une éducation de qualité dans un milieu propice à l’apprentissage, exempt de violence, d’exploitation et d’abus.
Les bienfaits d’une bonne éducation sont considérables, et peut être encore plus dans le monde en développement. Même en fréquentant l’école quelques années de plus seulement, les filles bénéficient de meilleures perspectives économiques, et elles sont plus enclines à s’assurer que leurs enfants fréquentent aussi l’école.
Selon la Banque mondiale, pour chaque année d’études supplémentaires, les filles et les femmes voient leurs revenus augmenter de 10 à 20 p. 100.
De même, les enfants de femmes scolarisées ont plus de chance de survivre au-delà de leur cinquième anniversaire, d’être en santé et de rester plus longtemps à l’école.
Aujourd’hui, je suis heureuse d’annoncer que le Canada apporte son soutien à un projet qui améliorera l’accès à un enseignement primaire et préscolaire sain et sûr au Mali.
Grâce à Plan International Canada et à ce projet, plus de 58 000 filles et garçons issus de différentes régions du Mali bénéficieront d’une meilleure éducation.
Les enfants, en particulier les filles et les enfants handicapés, auront plus facilement accès aux centres de développement de la petite enfance et aux écoles primaires.
L’une des principales activités réalisées dans le cadre de ce projet consiste à construire des puits, des latrines séparées pour les filles et les garçons ainsi que des cantines scolaires qui amélioreront la nutrition et la santé.
De plus, les enseignants, le personnel des écoles et des membres de la communauté recevront une formation qui améliorera la gestion scolaire et les pratiques alimentaires.
Cette initiative vise à répondre aux besoins de plus de 50 000 élèves du primaire, y compris près de 25 000 filles.
Je suis également heureuse d’annoncer que le Canada apporte son soutien à un projet similaire en Afghanistan.
En coordination avec le gouvernement afghan, 4 000 classes sont en train d’être mises en place dans différentes communautés.
Ce projet a commencé en 2012. D’ici son achèvement, en 2016, quelque 120 000 élèves — dont 80 p. 100 de filles — auront bénéficié de nouvelles possibilités d’accès à l’éducation.
Outre son action en faveur de la santé et de l’éducation, le Canada est également déterminé à mettre fin au mariage des enfants, au mariage précoce et au mariage forcé.
Ces mariages nuisent à la santé des filles et des femmes, les empêchent de poursuivre leurs études, compromettent leur avenir et les condamnent à vivre dans la pauvreté.
Je suis fière que le gouvernement du Canada ait joué un rôle de premier plan dans la sensibilisation et l'action internationales visant à mettre fin à cette pratique néfaste qui compromet la vie et l'avenir de 14 millions de filles chaque année.
Nos mesures dans tous ces domaines — l’amélioration de l'accès aux soins de santé et à l'éducation, les efforts pour mettre fin au mariage des enfants ainsi qu’aux mariages précoces et forcés — peuvent faire toute la différence pour les filles et les jeunes femmes.
Pour aider à leur épanouissement.
Et pour leur donner la possibilité de participer à la vie politique, économique et sociale de leur communauté et de leur pays.
Les femmes et les filles ont beaucoup contribué à la longue évolution du Canada.
Et nous sommes convaincus qu’il peut en être ainsi au Mali, en Afghanistan et dans le reste du monde.
C’est pourquoi nous soutenons l’autonomisation des filles ainsi que les efforts pour assurer leur santé, leur accès à l’éducation et leur sécurité.
Et c’est pourquoi nous continuerons à accorder une place centrale aux femmes et aux enfants dans notre aide au développement.
Le Programme pour les opportunités mondiales, ou « Go », fournit une occasion remarquable d’explorer de véritables possibilités et enjeux internationaux.
Vous sortez ainsi du « cadre scolaire » traditionnel et trouvez des façons novatrices d’apprendre et d’apporter une contribution utile.
Je suis fière de vous représenter en tant que députée et je vous encourage à ne jamais abandonner et à continuer d’œuvrer au changement, pas seulement ici, au Canada, mais dans le monde entier.
Merci.