Le 10 octobre 2014 - Toronto (Ontario)
Sous réserve de modifications
Je tiens tout d'abord à vous souhaiter à tous la plus cordiale des bienvenues. Je suis ravi d'être de retour à Toronto si peu de temps après la tenue de l'historique sommet Canada-Union européenne.
Aujourd'hui, je souhaite poursuivre sur notre lancée en matière de commerce. Je veux vous présenter la vision de notre gouvernement sur la façon dont nous pouvons appuyer les entreprises canadiennes — en particulier les petites et moyennes entreprises [PME] — tandis qu'elles tirent parti des nouveaux débouchés commerciaux afin de soutenir la prospérité économique de tous les Canadiens.
Nous savons que le Canada est l'une des plus grandes nations commerçantes du monde. Pour être en mesure de soutenir la 11e économie du monde avec une population qui ne se classe qu'au 36e rang mondial, il faut commercer.
Dans le passé, le commerce a alimenté l'économie et la prospérité du Canada et il stimulera notre croissance économique et notre développement futur.
Après tout, un emploi sur cinq au Canada est tributaire des exportations, et le commerce représente 60 p. 100 de notre économie.
C'est pour cette raison que notre gouvernement attache une si grande importance à la mise en œuvre d'une stratégie commerciale ambitieuse pour soutenir les entreprises qui créent des emplois au Canada.
Par-dessus tout, nous voulons être le partenaire fiable sur lequel les PME peuvent compter pour exporter avec succès.
En analysant la performance du Canada en matière de commerce international, je vois un potentiel indéniable, mais aussi un problème qu'il faut régler.
Avant de vous décrire ce problème et de vous exposer notre plan pour y remédier, il est important de faire le point sur ce que nous avons accompli depuis l'entrée en fonction du gouvernement Harper en 2006.
Comme je l'ai indiqué, le premier ministre Stephen Harper a récemment accueilli ses homologues européens pour célébrer le début d'une nouvelle ère dans les relations canado-européennes. Grâce à la conclusion des négociations commerciales avec l'UE, les entreprises canadiennes profiteront d'un avantage concurrentiel inégalé sur ce marché. Le Canada deviendra sous peu le seul grand pays industrialisé à jouir d'un accès préférentiel aux deux plus importants marchés du monde : l'Union européenne et les États-Unis, qui combinent 800 millions de consommateurs.
Le Canada vient aussi tout juste de signer son premier accord de libre-échange avec un pays de l'Asie, soit la Corée du Sud. Les entreprises canadiennes pourront donc désormais se servir de la Corée du Sud comme tremplin pour accéder à la dynamique région de l'Asie et profiter des chaînes de valeur mondiales de ce pays.
De plus, l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange Canada-Honduras, le mois dernier, a porté à sept le nombre d'accords commerciaux du Canada en Amérique latine. Nous avons aussi annoncé, le 1er octobre, l'entrée en vigueur de notre accord sur la protection des investissements avec la Chine, ce qui porte à 28 le nombre de tels accords conclus par le Canada à l'échelle mondiale.
Chers amis, prenons un instant pour réfléchir à la signification de ces réalisations…
Les exportateurs canadiens jouissent ou jouiront d'ici peu d'un accès préférentiel à d'importants marchés de l'Europe, de l'Asie et des Amériques.
Certains avaient prédit que nous ne parviendrions pas à concrétiser notre vision du commerce.
À vrai dire, nous nous sommes fixés des objectifs ambitieux dès l'entrée en fonction de notre gouvernement, en 2006.
Dès le tout premier jour, nous nous sommes engagés envers les Canadiens à fournir un accès aux marchés, des outils ainsi que des mesures de protection aux entreprises et aux investisseurs du pays.
Au cours des huit courtes années au pouvoir de notre gouvernement, nous avons conclu avec succès la négociation d'accords de libre-échange avec pas moins de 38 pays, pour un total de 43 accords.
Par conséquent, le Canada bénéficie maintenant d'accords commerciaux avec plus de la moitié du marché mondial. Ces accords témoignent de l'engagement de notre gouvernement à créer des emplois et des débouchés et à stimuler la prospérité pour les Canadiens.
Malgré ce bilan positif, certains pessimistes doutent toujours de notre capacité à réussir. Et pourtant, les ententes sont conclues, les accords seront bientôt en vigueur, et nous sommes maintenant prêts à aider les entrepreneurs et les gens d'affaires canadiens à tirer pleinement profit des possibilités immenses qui les attendent sur la scène mondiale.
Vous vous demandez peut-être comment nous y arriverons?
En novembre dernier, j'ai annoncé le lancement du Plan d'action sur les marchés mondiaux, le plan directeur du Canada pour créer des emplois et assurer la croissance économique grâce au commerce et à l'investissement. Ce plan détermine les marchés prioritaires du Canada ainsi que les secteurs prioritaires pour notre économie. Il intègre aussi la notion de diplomatie économique en tant qu'objectif fondamental de la politique étrangère générale du Canada.
La diplomatie économique signifie que nous sommes déterminés à mobiliser toutes nos ressources diplomatiques à l'étranger pour promouvoir les intérêts économiques du Canada.
Les missions commerciales sont l'un des outils que nous offrons. Elles constituent l'une des nombreuses façons dont le gouvernement soutient les entreprises canadiennes, surtout les petites et moyennes entreprises, afin qu'elles puissent chercher des débouchés, ouvrir de nouvelles portes et réussir sur les marchés étrangers.
Plus tard ce soir, je partirai pour l'Inde afin d'y diriger ma troisième mission commerciale dans ce pays.
Pour aider les entreprises canadiennes à tirer pleinement profit des avantages découlant de l'Accord de libre-échange Canada-Corée, je vous invite tous à songer à une éventuelle participation à la mission commerciale multisectorielle que je dirigerai en Corée du Sud, en février.
Par ailleurs, nous nous sommes aussi concentrés sur la prestation d'une aide sur le terrain afin de soutenir la réussite des entreprises canadiennes. Voilà pourquoi nous avons récemment annoncé l'ouverture prochaine de quatre nouveaux bureaux commerciaux en Chine, qui viendront compléter le réseau existant, portant à 15 le nombre de points de services et à 100 le nombre de délégués commerciaux dans ce pays. Par ailleurs, Exportation et développement Canada est à ouvrir de nouveaux bureaux en Amérique latine, en Afrique du Sud et en Inde.
Toutefois, afin de connaître du succès à l'étranger, nous avons du travail à effectuer ici, au Canada.
Au cours des trois dernières années, j'ai eu l'occasion de discuter avec des gens d'affaires de tous les secteurs économiques et de toutes les régions du Canada, ainsi qu'avec les membres de mon Conseil consultatif sur les PME. Ils m'ont indiqué avoir besoin d'outils et de programmes concrets pour saisir les nouvelles occasions que nos accords en matière de commerce et d'investissement leur ouvrent sur le marché mondial.
Depuis les provinces maritimes jusqu'à la Colombie-Britannique et partout ailleurs au pays, le problème est le même : le gouvernement devrait être plus accessible, et il devrait être plus facile de collaborer avec lui. Après tout, les entrepreneurs sont occupés à assurer l'expansion de leurs affaires, à trouver de nouveaux clients et à générer des revenus pour payer les salaires. Nous voulons que nos entrepreneurs continuent d'être les meilleurs plutôt que d'être forcés de devenir des experts en bureaucratie gouvernementale.
De toute évidence, le gouvernement a un problème à régler. La solution consiste à mieux informer les entreprises canadiennes sur les nombreux outils qu'offre le Plan d'action sur les marchés mondiaux et sur la façon d'accéder à ces outils.
Les entreprises demandent au gouvernement qu'il assure la coordination et l'harmonisation de leurs activités, et qu'il maintienne un dialogue avec elles. Il faut aussi que le gouvernement sache prévoir leurs besoins et y répondre.
Autant les accords commerciaux que nous avons conclus sont historiques, autant doivent l'être nos efforts pour promouvoir le commerce. Ces accords n'ont jamais été conclus pour qu'ils restent ensuite lettre morte. Nous devons leur donner vie pour en retirer tous les avantages.
C'est pourquoi, au cours de la prochaine année, nous nous concentrerons sur l'aide à apporter aux PME pour qu'elles puissent saisir les nouvelles occasions, accroître leurs exportations et réaliser leur plein potentiel.
Notre gouvernement entend travailler main dans la main avec les PME. Ce sont elles qui, en définitive, constituent le pilier de l'économie canadienne, et ce sont elles qui créent des emplois. Voilà pourquoi notre gouvernement déploie tant d'efforts pour les informer des possibilités qui s'offrent à elles et leur procurer les outils et le soutien nécessaires pour réussir tant sur le marché intérieur qu'à l'étranger.
Comment nous y prenons-nous?
J'ai d'abord donné instruction à tous les organismes gouvernementaux qui s'occupent d'exportation d'harmoniser et de coordonner leurs activités, de faciliter l'aiguillage et de partager l'information commerciale. Notre objectif est clair : nous voulons fournir une assistance technique aux PME pour les aider à exporter ou à se préparer en vue d'exporter.
Nous devons faire en sorte que nos délégués commerciaux et que tous nos organismes axés sur l'exportation fassent preuve de souplesse et soient réceptifs aux besoins des PME.
Des agences et des organismes comme Exportation et développement Canada, la Corporation commerciale canadienne, la Banque de développement du Canada et le Service des délégués commerciaux du Canada travailleront de concert pour offrir aux PME les outils et les services dont elles ont besoin.
Le programme des Accélérateurs technologiques canadiens est l'exemple parfait de l'étroite collaboration qui existe et continuera d'exister entre nos sociétés d'État. Cette initiative, qui est le fruit d'un partenariat entre notre Service des délégués commerciaux et la Banque de développement du Canada, donne aux entreprises canadiennes novatrices un accès à un environnement unique où elles sont mises en présence de sources de capitaux et d'autres innovateurs comme elles. Nous comptons 11 de ces accélérateurs technologiques à l'échelle mondiale. Je veux que les PME soient conscientes de leur existence et qu'elles y aient recours.
Cela illustre exactement le genre de partenariat et de coordination que notre gouvernement souhaite réaliser.
Par ailleurs, en vue d'améliorer les services aux entreprises canadiennes, j'ai annoncé récemment que plus de 25 de nos meilleurs délégués commerciaux étaient détachés auprès d'associations sectorielles et commerciales partout au pays. Ainsi, nos délégués commerciaux comprendront mieux les besoins en matière d'exportation des différents secteurs et veilleront à ce que nos services de promotion commerciale et d'aiguillage correspondent à ces besoins particuliers. Nos délégués assureront aussi la liaison entre les entreprises créatrices d'emplois et le gouvernement, de sorte que ce dernier réponde concrètement à leurs besoins.
Le travail des délégués commerciaux ne consiste pas à attendre passivement que le téléphone sonne. Nous demandons à nos délégués commerciaux d'être proactifs sur le terrain, pour aider à fournir aux entreprises canadiennes les données les plus à jour sur la réglementation, le cadre juridique et la conjoncture commerciale des marchés où elles désirent s'implanter.
Notre gouvernement se félicite des mesures prises par le secteur privé pour promouvoir les possibilités qu'offrent nos accords commerciaux. Le mois dernier, nous avons accueilli avec satisfaction le lancement de la Coalition pour le commerce entre le Canada et l'Union européenne, dont le but est d'assurer la promotion et la défense de l'accord commercial récemment conclu entre le Canada et l'Union européenne.
Nous avons également annoncé, il y a peu de temps, la mise en place du Réseau canadien d'entreprises, une initiative menée par Manufacturiers et Exportateurs du Canada en partenariat avec mon ministère. Ce service en ligne donne aux PME un accès à quelque 30 000 offres d'occasions d'affaires grâce au Réseau entreprise Europe de la Commission européenne.
Au cours des prochains mois, en partenariat avec nos organismes d'exportation, je dirigerai partout au Canada des ateliers visant à promouvoir le commerce de sorte que nous soyons partie prenante du succès de nos PME sur les marchés d'exportation. Ces ateliers seront offerts aux entreprises canadiennes directement dans leur milieu, et ce, partout au pays. Elles auront ainsi accès à de l'information pratique sur tous les outils mis à leur disposition pour les aider à exporter. C'est précisément ce que les PME nous ont demandé et c'est ce que nous nous emploierons à leur offrir.
Nous cherchons à éliminer les cloisonnements entre nos organismes et nous adoptons une stratégie pangouvernementale à l'égard du commerce de manière à ce qu'Ottawa soit là où les gens font des affaires.
Notre plan de stimulation du commerce, qui s'inscrit dans le Plan d'action sur les marchés mondiaux, nous permettra d'intensifier nos efforts pour faire en sorte que les entreprises canadiennes puissent tirer profit des occasions inédites que nous leur offrons en négociant un meilleur accès aux marchés mondiaux. Après tout, les accords historiques de libre-échange que nous avons conclus doivent être assortis d'efforts tout aussi exceptionnels en matière de promotion et de soutien du commerce.
Vous vous demandez peut-être pourquoi nous accordons tant d'importance à l'établissement d'un dialogue accru avec les PME?
C'est que notre gouvernement a compris depuis longtemps que les PME constituent les principaux moteurs économiques du Canada et que leur réussite sur les marchés étrangers s'avère cruciale pour favoriser et maintenir la création d'emplois et la prospérité économique.
La majorité des entreprises au Canada sont des PME. Ces dernières emploient plus de 7,5 millions de Canadiens, soit environ 70 p.100 de la main-d'œuvre totale du secteur privé.
Au Canada, on dénombre actuellement environ 1 million de PME. Ce chiffre peut vous sembler étonnant. Malheureusement, très peu de ces PME, quelque 40 000 seulement, sont exportatrices. Celles qui exportent à l'extérieur de l'Amérique du Nord sont encore moins nombreuses, 10 000 tout au plus. Il faut donc inciter nos PME à envisager d'autres marchés que celui des États-Unis et à explorer toutes les possibilités qui s'offrent à elles. C'est pourquoi nous souhaitons devenir leur partenaire et les guider sur la voie du succès en matière d'exportation.
C'est là l'un de nos défis, et nous sommes déterminés à le surmonter.
Nous savons qu'en règle générale, les PME n'ont pas les ressources nécessaires pour explorer les marchés mondiaux et les occasions d'affaires à l'étranger. Et c'est justement en cela que nous pouvons les aider. J'espère que les grandes entreprises canadiennes sauront orienter leurs PME partenaires vers des débouchés à l'étranger et vers les services que nous offrons. Après tout, les grandes entreprises d'aujourd'hui ont déjà été elles-mêmes des PME.
Nous devons nous assurer de joindre toutes les PME.
Notre gouvernement a toujours cherché à favoriser la création d'emplois de grande qualité et la croissance économique dans l'intérêt des travailleurs canadiens grâce au renforcement des échanges commerciaux et des investissements.
Nous avons tenu promesse en faisant du Canada l'un des meilleurs endroits au monde où faire des affaires, et en garantissant aux entreprises canadiennes un accès préférentiel aux plus importants marchés du monde.
Nous avons réduit les impôts des Canadiens et des entreprises qui les emploient. De plus, nous avons instauré un crédit d'impôt pour les petites entreprises.
Le mois dernier, le ministre des Finances, Joe Oliver, a annoncé un nouveau crédit pour l'emploi visant les petites entreprises qui réduira de 15 p. 100 leurs cotisations d'assurance-emploi au titre d'impôt sur la masse salariale. Cette mesure permettra aux petites entreprises d'économiser plus de 550 millions de dollars au cours des deux prochaines années.
En outre, nous avons harmonisé la réglementation et diminué les formalités administratives. Nous voulons veiller à ce que le Canada demeure l'un des pays du G-7 où les coûts d'exploitation d'une entreprise sont les plus faibles.
Nous avons repris le contrôle des dépenses du secteur public. En fait, le Canada est en voie de devenir le premier pays du G-7 qui atteindra l'équilibre budgétaire l'an prochain, ce qui nous permettra d'offrir de nouvelles réductions fiscales aux Canadiens.
Notre vision nous a permis de créer des emplois — plus de 1 million de nouveaux emplois nets depuis le creux de la crise économique — et nous nous sommes attiré les éloges des organisations économiques et financières les plus respectées du monde.
Le gouvernement Harper a mis l'accent sur l'économie et le commerce, et les résultats parlent d'eux-mêmes.
Nous avons élaboré un plan et nous l'avons mis en œuvre.
Lorsque nous sommes arrivés au pouvoir, le Canada n'avait pour ainsi dire pas voix au chapitre en matière de négociations commerciales, ce qui faisait courir à nos travailleurs et à nos entreprises le risque énorme d'accuser du retard en cette époque de mondialisation des marchés.
On trouve toujours au Canada des militants qui s'opposent idéologiquement au commerce, malgré toutes les preuves démontrant que les échanges commerciaux créent des emplois et favorisent la croissance économique et la sécurité économique au bénéfice des travailleurs canadiens et de leurs familles.
Toutefois, notre gouvernement sait que nous pouvons être fiers de notre tradition en tant que nation commerçante. Nous savons pertinemment que le commerce est crucial pour notre avenir.
Dans la perspective des célébrations du 150e anniversaire de notre pays, en 2017, nous aurons l'occasion de réfléchir à nos réalisations passées et à celles que nous envisageons pour l'avenir.
Chers amis, ce que j'ai mentionné ici illustre bien l'importance qu'accorde notre gouvernement à la libéralisation des échanges et à la promotion des investissements.
Mais il reste encore beaucoup à faire, notamment dans le domaine de la promotion du commerce. Parallèlement à nos efforts pour ouvrir des portes et créer des débouchés partout dans le monde, nous encourageons les entreprises canadiennes à recourir aux outils d'aide à l'exportation de plus en plus nombreux que nous mettons à leur disposition.
Je vous remercie.