Niagara Falls (Ontario)
Le 17 octobre 2014
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs.
Je suis heureuse de prendre la parole devant cette éminente assemblée d’experts provenant des quatre coins de notre grand pays.
Tout d’abord, je tiens à vous remercier de la contribution que vous apportez tous et toutes au domaine en plein essor de la gérontologie. Le travail que vous accomplissez revêt une très grande importance maintenant, mais surtout pour l’avenir, puisque le profil démographique continue d’évoluer.
En 2006, le gouvernement du Canada a créé le cabinet du ministre d’État aux Aînés au sein d’Emploi et Développement social Canada.
Mon mandat comprend de collaborer avec de nombreux ministres, ministères et organismes qui participent à l’élaboration de politiques et de programmes destinés aux personnes âgées du Canada.
Emploi et Développement social Canada préside un comité interministériel qui réunit 22 ministères et organismes fédéraux et qui sert de point de convergence pour le large éventail de disciplines qui traitent des questions relatives aux aînés.
En m’appuyant sur cette analyse effectuée à l’échelle du gouvernement fédéral, mon rôle consiste à fournir au Cabinet un point de vue précis sur diverses questions se rapportant aux aînés.
La politique concernant les personnes âgées est, de par sa nature, interdisciplinaire. Les questions touchant les aînés canadiens relèvent du domaine de compétence de nombreux ministères et organismes fédéraux. Bien que j’exerce mon mandat au niveau fédéral, de nombreuses provinces et de nombreux territoires utilisent une approche similaire. Le portefeuille des aînés est presque toujours un portefeuille de second rang au Cabinet et on est appelé à travailler de concert avec d’autres ministères de plus grande taille.
Il existe une structure similaire aux États-Unis et dans d’autres administrations.
Ainsi, tous les principaux pouvoirs et les pouvoirs législatifs qui touchent les aînés – en matière de santé, de finances, de développement social, etc. – sont exercés par d’autres ministères.
Ce n’est pas une mauvaise chose. Cela s’explique par la nature du sujet. Mais il est extrêmement important d’être conscient de ce fait.
Dans l’élaboration de politiques concernant les personnes âgées, il est essentiel de rassembler le contenu de ces disciplines et de l’évaluer globalement, et ce faisant, d’harmoniser les relations complexes qui existent entre ces grands ministères et organismes à l’échelle du gouvernement.
Et laissez-moi vous dire, ce n’est pas une tâche facile.
Je tiens à répéter ceci pour en souligner l’importance : la tâche de l’élaboration de politiques concernant les aînés n’est pas facile, parce que les principaux pouvoirs décisionnels sont ailleurs.
Mais cette activité continue qui consiste à rassembler tous ces éléments et à les évaluer globalement, bien qu’elle soit difficile, n’en est pas moins essentielle.
Il y a une chose que j’aimerais que vous reteniez de mon bref propos, et c’est la nécessité de réfléchir à cet aspect de la politique concernant les aînés.
Dans l’exercice de mes fonctions, le rassemblement des divers éléments qui forment ce domaine de la politique sociale est pour moi un thème récurrent de première importance.
En tant ministre d’État aux Aînés, j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs d’entre vous et d’établir des partenariats. Et je suis également certaine que si vous regardez autour de vous, vous verrez de nombreux collègues avec lesquels vous avez travaillé de concert à des projets couronnés de succès.
Cela s’explique par le fait que la gérontologie, de par sa nature, requiert l’apport de spécialistes de nombreuses disciplines différentes.
L’une des préoccupations exprimées par les aînés d’un bout à l’autre du pays est qu’ils ont besoin d’accéder à l’information sur les programmes et les services, et de savoir à quel ordre de gouvernement ils doivent s’adresser pour obtenir de l’aide lorsqu’ils font face à divers problèmes. Or, souvent, les personnes âgées ne savent pas où trouver ces renseignements.
En réponse à ce besoin, nous avons lancé il y a deux ans le portail de l’information pour les aînés sur notre site Web aines.gc.ca.
Nous avons travaillé très fort pour rendre le site Web intuitif et facile à naviguer, et je suis fière du résultat. Nous sommes en mesure d’offrir un accès facile à des renseignements clairs sur les services et les prestations offerts aux aînés par le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que par certaines administrations municipales.
À l’aide de la même approche collaborative, j’ai lancé l’année dernière le portail qui fournit des renseignements à l’intention des aidants naturels.
Ces deux portails Web remplissent une fonction semblable à celle que j’ai mentionnée plus tôt. Ils rassemblent du contenu pertinent pour les aînés et les aidants naturels qui provient de tous les ordres de gouvernement et le présentent d’une manière qui en facilite l’accès.
Il y a à peine quelques semaines, nous avons publié une autre ressource utile intitulée « Gouvernement du Canada : Mesures destinées aux aînés ».
Ce rapport donne un aperçu des programmes et services du gouvernement du Canada pour les aînés et décrit en détail comment la politique concernant les aînés est imbriquée dans tous nos ministères. Je crois que certains de mes fonctionnaires sont présents et qu’ils ont des exemplaires du rapport pour vous, s’il vous intéresse.
Actuellement, l’isolement social chez les aînés est un point de mire de notre travail.
Notre gouvernement appuie également des approches novatrices pour répondre à des besoins économiques et sociaux pressants, et nous prenons des mesures pour établir des partenariats avec des entreprises et des organisations communautaires afin de relancer le dynamisme pour l’innovation sociale au Canada.
J’espère que dans les années à venir, ces enjeux que sont l’isolement social et l’innovation sociale continueront d’être reflétés dans le travail effectué par mon bureau, notamment dans le programme Nouveaux Horizons pour les aînés.
À mesure que la population du Canada vieillit, un de nos plus grands défis consiste à répondre aux besoins des aidants naturels.
Au cours de l’été, nous avons lancé le plan canadien de soutien des employeurs aux aidants naturels afin de discuter avec les employeurs sur la façon dont ils peuvent aider ces personnes à concilier leurs responsabilités d’aidant et leurs activités professionnelles.
J’ai demandé à un groupe comprenant des chefs d’entreprise et des experts de la prestation de soins de consulter des employeurs et de faire rapport sur des pratiques prometteuses et réussies en milieu de travail qui soutiennent la participation au marché du travail des aidants naturels et qui aident les employeurs à faire valoir le bien-fondé du soutien à leurs employés qui prennent soin d’un proche.
La poursuite de la lutte contre les mauvais traitements infligés aux aînés demeure une priorité de notre gouvernement. Nous reconnaissons la nécessité de se pencher sur les différents types de mauvais traitements dont peuvent être victimes les personnes âgées, y compris l’exploitation financière. L’un des meilleurs moyens pour lutter contre l’exploitation financière est l’information. Pas plus tard qu’hier, le ministre Sorenson, ministre d’État aux Finances, a présenté la Stratégie pour la littératie financière des aînés. Cette stratégie est le résultat d’une approche collaborative que nous avons adoptée au cours de l’été en organisant des tables rondes et en travaillant de concert pour entendre l’avis des aînés partout au Canada.
En septembre, j’ai eu l’honneur de prendre la parole lors de l’Événement mondial contre la démence à Ottawa, une conférence que nous avons organisée conjointement avec le gouvernement de la France.
Tout récemment, la ministre de la Santé a annoncé une initiative nationale pour lutter contre la démence.
Sous la direction des Instituts de recherche en santé du Canada, nous avons lancé une étude sur la façon de prévenir l’apparition de cette maladie et d’autres maladies connexes, et d’améliorer la vie des Canadiens souffrant de ces maladies ainsi que la vie de leurs proches et aidants naturels.
Le Canada est réputé à l’échelle internationale pour ses travaux en neuroscience, et c’est grâce au travail d’experts comme vous que nous pouvons espérer réaliser des progrès mesurables dans la lutte contre cette terrible maladie.
En conclusion, et au risque de me répéter, veuillez garder à l’esprit la nature interdisciplinaire de la politique concernant les aînés, dans chaque province et territoire de notre fédération, lorsque vous participez vous-mêmes à des analyses de politiques relatives aux aînés.
Je crois qu’il y a encore beaucoup de travail à faire, mais je suis persuadée, quand je regarde autour de moi dans cette salle, que nous sommes sur la bonne voie.
Je vous souhaite à tous et à toutes une conférence très réussie. Merci.
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