Calgary (Alberta)
Le lundi 13 octobre 2014
SEUL LE TEXTE PRONONCÉ FAIT FOI.
Bon matin.
Merci d'être venus aujourd'hui.
Le Dr Gregory Taylor, administrateur en chef de la santé publique du Canada et la Dre Judith Bossé, sous-ministre adjointe de l'Agence de la santé publique du Canada, se joignent à moi par téléconférence.
Aujourd'hui, je suis très heureuse de vous annoncer que le vaccin canadien expérimental contre la maladie à virus Ebola- le produit de l'innovation et du dur travail des Canadiens - passe à l'étape des essais cliniques sur des volontaires en santé dès aujourd'hui.
Ce vaccin expérimental a été développé au cours de la dernière décennie par des scientifiques au Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada à Winnipeg.
Le Canada est depuis longtemps un chef de file mondial dans la recherche contre Ebola.
Le gouvernement a accordé une licence à NewLink Genetics par l'entremise de sa filiale en propriété exclusive, BioProtection Systems, pour la mise au point du vaccin et la société y travaille avec la Defence Threat Reduction Agency américaine.
Dans le cadre de ce partenariat, les essais sont effectués au Walter Reed Army Institute of Research et au Centre des essais cliniques de la Direction de la médecine translationnelle à Silver Spring au Maryland.
Des années de recherche sur les animaux ont montré qu'il était très prometteur et il est maintenant temps de commencer la recherche sur les êtres humains.
Ces essais testeront le vaccin sur un petit groupe de personnes en santé afin d'évaluer s'il est sûr, d'aider à déterminer le bon dosage et de déceler tout effet secondaire.
Le Canada a généreusement accepté de fournir 20 fioles du vaccin expérimental du Laboratoire national de microbiologie de l'Agence aux fins des essais.
Les résultats des essais de Phase un devraient être disponibles en décembre.
Bien qu'il ne s'agisse que de la première étape, nous espérons que les essais seront couronnés de succès et que le vaccin se révélera sûr et efficace pour les êtres humains afin qu'il puisse être utilisé dans un avenir proche pour prévenir la propagation de cette maladie dévastatrice.
Nous avons tous assisté avec beaucoup d'inquiétude à l'épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest et notre gouvernement a pris un certain nombre de mesures pour contribuer à la lutte contre la propagation de la maladie dans cette région.
Le Canada demeure en première ligne de la lutte contre cette épidémie.
En août, j'ai annoncé le don de 800 à 1 000 doses du vaccin expérimental à l'Organisation mondiale de la santé à titre de contribution à la réponse à l'épidémie de maladie à virus Ebola.
L'Agence de la santé publique travaille encore avec l'OMS à résoudre les problèmes d'ordre éthique et logistique relatives au don et à la mise en œuvre du vaccin en Afrique, mais nous espérons qu'il sera expédié dans un avenir proche.
Notre gouvernement a consacré plus de 35 millions de dollars à offrir diverses formes d'aide qui vont de l'amélioration du traitement et de la prévention à l'aide à la satisfaction des besoins essentiels comme la nutrition.
Rien que la semaine dernière, nous avons commencé à expédier de l'équipement de protection individuelle qui est essentiel pour enrayer la propagation de la maladie.
Nous avons mis en place deux laboratoires mobiles de l'Agence de la santé publique dans la région. Une équipe de laboratoire mobile fournit une aide au diagnostic rapide pour aider les travailleurs de la santé locaux à diagnostiquer rapidement la maladie à virus Ebola.
L'autre équipe de laboratoire mobile travaille avec Médecins Sans Frontières (MSF) à surveiller l'efficacité des procédures de prévention de l'infection comme les stations pour le lavage des mains, les écrans faciaux et les sites d'élimination pour la prévention de la propagation du virus Ebola.
Le soutien de laboratoire sur place qui produit des résultats en quelques heures seulement est essentiel à une lutte efficace contre une épidémie de maladie à virus Ebola, car il permet d'isoler les cas de maladie à virus Ebola et de prodiguer des soins aux patients plus rapidement.
Le Canada continue de rechercher des moyens de participer à la lutte contre l'épidémie et de protéger les Canadiens.
L'annonce faite par le CDC américain hier du fait qu'un travailleur de la santé du Texas avait été infecté aux États-Unis après être entré en contact étroit avec un cas venu du Libéria a peut-être avivé les inquiétudes du public.
Je tiens à assurer aux Canadiens que le gouvernement a pris un certain nombre de mesures pour faire en sorte que les Canadiens soient protégés ici au pays.
La semaine dernière, à titre de précaution supplémentaire, le gouvernement du Canada a renforcé les mesures aux frontières pour mieux prévenir l'importation peu probable de la maladie à virus Ebola au Canada.
Depuis vendredi dernier, tous les voyageurs dont il est déterminé qu'ils arrivent au Canada d'un pays d'Afrique de l'Ouest touché sont maintenant dirigés vers un agent de quarantaine de l'Agence de la santé publique du Canada pour une évaluation obligatoire de leur état de santé.
Les agents de quarantaine ont la formation et l'équipement nécessaires pour procéder à cette évaluation de l'état de santé, y compris pour vérifier la présence de fièvre et déterminer si d'autres mesures de santé publique sont nécessaires.
En imposant ce dépistage, nous faisons également en sorte que les voyageurs sachent quoi faire s'ils tombent malades pour se protéger et protéger les autres.
Nos hôpitaux au Canada ont des systèmes de contrôle des infections et des procédures en place conçus pour limiter la propagation de l'infection, pour protéger les travailleurs de la santé et pour prodiguer les meilleurs soins possibles au patient.
L'Agence de la santé publique continue à fournir des lignes directrices relatives à la maladie à virus Ebola aux autorités de la santé provinciales et territoriales pour renforcer les pratiques de lutte contre l'infection dans les hôpitaux.
Je veux réitérer que le virus Ebola ne se transmet pas facilement de personne à personne, et le risque pour les Canadiens demeure très faible.
Nous espérons que le vaccin canadien expérimental pourra devenir un outil utile pour réduire la propagation de cette maladie mortelle.
Je cède maintenant la parole au Dr Taylor qui vous fera quelques commentaires.
Merci.