Sault Ste. Marie (Ontario)
17 octobre 2014
Le 17 octobre 2014, le Premier ministre Stephen Harper a participé à une séance de questions-réponses dirigée, à Sault Ste. Marie, en Ontario, où il a discuté de l'appui soutenu que donne le gouvernement aux familles canadiennes qui vivent en milieu rural, aux chasseurs et aux pêcheurs du nord de l'Ontario et de l'ensemble du pays.
Le Premier ministre a fait valoir diverses mesures que le gouvernement prend dans le cadre du Plan de conservation national (PCN), en appui aux chasseurs et aux pêcheurs, partout au Canada. Il a annoncé que la quatrième ronde de demandes dans le cadre du Programme de partenariats relatifs à la conservation des pêches récréatives (PPCPR) était maintenant ouverte et il a souligné les investissements faits par le gouvernement dans ce programme depuis sa création. Il a aussi annoncé qu'Environnement Canada accepte maintenant les demandes portant sur des projets s'inscrivant dans le cadre de la deuxième ronde de financement du Fonds national de conservation des milieux humides (FNCMH).
Le Plan de conservation national (PCN), engagement pris dans le discours du Trône 2013, est l'une des nombreuses initiatives lancées par le gouvernement pour protéger le patrimoine naturel du Canada dans l'intérêt des futures générations. Il permet de coordonner davantage les efforts de conservation à l'échelle du Canada en mettant l'accent sur la possibilité, pour les Canadiens, de préserver et de restaurer les terres et les eaux à l'intérieur et au voisinage de leur communauté, et en facilitant le contact des citoyens qui vivent en milieu urbain avec la nature. Il complète d'importants efforts, notamment en lien avec la création de nouveaux parcs, la protection des terres sensibles, la protection des espèces en péril et de leur habitat et l'amélioration de la qualité de l'eau.
Le PCN prévoit le versement d'une somme de 252 millions de dollars, s'étalant principalement sur une période de cinq ans (2014 à 2019), destinée à protéger des terres sensibles sur le plan écologique, à soutenir l'action volontaire en matière de conservation et de restauration, ainsi qu'à renforcer la conservation marine et côtière. Il prévoit aussi de nouvelles initiatives pour restaurer les terres humides et pour encourager les Canadiens à entrer en contact avec la nature près de chez eux, dans des zones protégées et des espaces verts situés en milieu urbain ou à proximité.
Le PCN multiplie les possibilités qu'ont les partenaires, notamment les municipalités, les groupes environnementalistes, les chasseurs et les pêcheurs à la ligne, les propriétaires fonciers et les groupes communautaires de prendre des mesures pratiques pour préserver les terres et les eaux qui les entourent en lien avec les trois priorités suivantes :
- Conservation des terres et des eaux du Canada : préserver et rehausser la biodiversité et les écosystèmes grâce à des mesures de conservation et d'intendance, notamment dans le cas des paysages fonctionnels sur terre et en mer.
- Restauration des écosystèmes du Canada : soutenir la restauration des écosystèmes dont l'état s'est dégradé et qui, une fois restaurés, serviront d'habitat à la vie sauvage, dont les eaux seront propres, ce qui est essentiel pour assurer la protection et le rétablissement des espèces en péril.
- Contact des Canadiens avec la nature : se servir des initiatives réussies pour aider à favoriser l'appréciation de la nature et la constitution d'une « communauté d'intendants » composée de Canadiens de tous les âges.
Le Plan tient compte des efforts d'innombrables Canadiens qui cherchent à préserver et à protéger la nature. Il favorisera l'action sur le terrain et les partenariats conduisant à des résultats concrets en matière de conservation. Le point de vue d'intervenants de toutes les régions et de tous les secteurs a aidé à façonner le Plan de conservation national, notamment celui qui a été exprimé dans trois études sur la conservation réalisées par le Comité permanent de la Chambre des communes chargé de l'environnement et du développement durable.
La progression du PCN sera mesurée en fonction d'une série de résultats en lien avec la conservation des terres et des océans, la restauration des terres et des rives, les possibilités qu'auront les Canadiens d'entrer en contact avec la nature et l'accès à de l'information améliorée au sujet de l'environnement naturel au Canada.
Dans le prolongement des mesures de conservation annoncées dans le budget de 2014, le Plan de conservation national prévoit le versement d'une somme de 252 millions de dollars, s'étalant principalement sur une période de cinq ans (2014 à 2019), pour diverses initiatives de conservation :
- 100 millions de dollars sur cinq ans pour Conservation de la nature Canada, pour protéger des terres sensibles sur le plan écologique;
- 37 millions de dollars sur cinq ans, pour renforcer la conservation marine et côtière;
- 3,2 millions de dollars sur cinq ans, pour soutenir l'élaboration d'un inventaire national complet des zones protégées au Canada;
- 50 millions de dollars sur cinq ans pour restaurer des terres humides;
- 50 millions de dollar sur cinq ans en appui à des actions volontaires de rétablissement et de protection d'espèces et de leur habitat;
- 9,2 millions de dollars sur cinq ans pour mettre en contact les Canadiens urbains avec la nature;
- 3 millions de dollars sur trois ans pour les Écohéros, pour leur permettre d'élargir leurs programmes de conservation axés sur la famille.
Au sujet du Fonds national de conservation des milieux humides
Le Fonds national de conservation des milieux humides (FNCMH), qui fait partie du Plan de conservation national, soutient des projets de restauration des terres humides dont l'état s'est dégradé ou qui ont disparu, il permet de rehausser les milieux humides dont l'état s'est dégradé, d'évaluer et de surveiller scientifiquement la santé et le fonctionnement des milieux humides et des espèces qu'ils abritent, et il favorise l'intendance et l'appréciation des milieux humides par des partenaires très divers, de manière à recueillir des appuis en vue de futures activités de conservation et de restauration des milieux humides. Le FNCMH est axé sur les paysages fonctionnels.
Le organisations non gouvernementales, les organisations et communautés autochtones, les particuliers, les universités, les autorités du domaine de la conservation, les sociétés fermées ainsi que les gouvernements provinciaux, territoriaux ou les municipalités et les sociétés d'État provinciales peuvent présenter une demande de financement. Les projets admissibles doivent être réalisés sur des terrains privés, des terres publiques ou des terres autochtones, n'importe où au Canada.
Le financement est variable et dépend du projet. Le financement accordé varie en général de 50 000 $ à 250 000 $, le maximum disponible étant de 500 000 $ par année et par projet.
Environnement Canada accepte maintenant les demandes relatives à des projets pour la deuxième ronde de financement dans le cadre du Fonds national de conservation des milieux humides, plus particulièrement pour des projets qui commenceront après le 1er avril 2015. La date-limite de présentation des demandes est le 21 novembre 2014. Pour les prochaines années, la date-limite de présentation des demandes sera affichée lors du lancement de l'appel de propositions, mais ce sera normalement au mois de novembre ou de décembre.
Le PPCPR a été créé pour soutenir des projets menés par des groupes de pêche récréative et de pêche à la ligne, ainsi que par des organisations de conservation, en vue de mieux protéger l'habitat qui sert à la pêche récréative. Le programme soutient la viabilité et la productivité soutenue de la pêche récréative au Canada en réunissant des partenaires qui partagent le même point de vue et en réunissant leurs ressources pour soutenir l'objectif de préservation et de protection des pêches récréatives au Canada, objectif qui leur est commun. Le partenariat est l'approche qui permet de profiter au maximum de la mise en commun des ressources et d'obtenir ainsi des résultats qui ne seraient pas possibles autrement.
Le PPCPR dispose d'un budget de 25 millions de dollars. Les fonds sont affectés par voie de concours. Les investissements faits dans le Programme depuis sa création atteignent presque 11 millions de dollars destinés à plus de 200 projets réalisés partout au Canada lors des deux premières rondes. Le Plan d'action économique 2014 annonçait un investissement supplémentaire de 15 millions de dollars. Les projets présentés dans le cadre de la troisième ronde en sont aux dernières étapes de l'approbation et les demandeurs seront avisés d'ici peu.
Les activités qui permettent de restaurer directement l'habitat qui sert à la pêche récréative sont admissibles à un financement dans le cadre du PPCPR.
Les lignes directrices relatives aux demandes présentées dans le cadre du programme donnent de l'information détaillée au sujet de l'admissibilité au programme, des exigences et de la manière de remplir le formulaire de demande. Les deux documents se trouvent sur le site Web du PPCPR.
Depuis 2006, le gouvernement a pris d'importantes mesures pour préserver et restaurer l'environnement naturel de notre pays, ainsi que pour mettre en contact les Canadiens avec notre riche patrimoine naturel :
- Nous avons protégé presque 4 000 km² de terres privées sensibles sur le plan écologique.
- Nous avons ajouté au réseau des zones fédérales protégées une superficie égale au double de celle de l'île de Vancouver y compris ce qui suit :
- expansion de la superficie de la Réserve de parc national Nahanni dans les Territoires du Nord-Ouest, qui a sextuplé, ce qui est considéré comme une réalisation importante en matière de conservation expansion d'un facteur de six
- la première zone protégée au monde qui s'étend du sommet des montagnes jusqu'au fond marin (Réserve d'aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas) et
- une des zones d'eau douce protégée les plus étendues du monde (Aire marine nationale de conservation du Lac‑Supérieur); trois réserves nationales de faune (Akpait, Ninginganiq et Qaqulluit) au Nunavut, qui protègent 4 554 km2 d'habitats marins, côtiers et terrestres, y compris le sanctuaire mondial des baleines boréales; et trois nouvelles zones de protection marine en vertu de la Loi sur les océans : estuaire Musquash au Nouveau-Brunswick, mont sous-marin Bowie au large de la Colombie-Britannique et Tarium Niryutait dans la mer de Beaufort.
- Nous avons investi presque 11 millions de dollars dans le Programme de partenariats relatifs à la conservation des pêches récréatives, pour soutenir plus de 200 projets de restauration de l'habitat qui sert à la pêche, à l'échelle du Canada.
- Nous avons fait avancer les travaux en vue de la création du premier parc urbain national.
- Nous avons pris des mesures pour améliorer la qualité de l'eau dans les Grands Lacs, dans le lac Simcoe et dans le lac Winnipeg, nous avons rétabli l'habitat qui sert à la pêche récréative et nous travaillons à l'assainissement des sites contaminés.
- Nous avons soutenu des partenaires en lien avec la réalisation de centaines de projets locaux pour protéger des espèces en péril et leur habitat, par exemple :
- Dans le cadre du Programme d'intendance de l'habitat, nous avons investi plus de 96 millions de dollars en appui à 1 557 projets locaux de conservation destinés à protéger l'habitat de 431 espèces en péril.
- ÉcoAction a fourni plus de 39,2 millions de dollars en appui à 1 016 projets locaux de conservation et de restauration de la biodiversité, dans des communautés de partout au Canada.
- Nous avons réussi à faire augmenter la population de tortues mouchetées dans le Parc national Kejimkujik et nous aidons au rétablissement des écosystèmes associés au chêne de Garry dans la Réserve de parc national des Îles-Gulf et au lieu historique national Fort Rodd Hill.
Dans le cadre du Fonds autochtone pour les espèces en péril, nous avons investi plus de 25 millions de dollars pour soutenir plus de 710 projets locaux de conservation aquatique ou terrestre, en vue du rétablissement de 286 espèces en péril.