Au titre de l’Accord de Copenhague, les pays développés se sont engagés à fournir un financement à court et à long terme aux pays en développement pour les aider à lutter contre les changements climatiques. Le Fonds vert pour le climat (FVC) est un nouveau fonds multilatéral qui a été créé à la suite de cet engagement. Il est conçu comme une entité exploitante du mécanisme financier de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
Le FVC est destiné à apporter une contribution importante aux actions mondiales qui visent à atteindre les cibles que la communauté internationale a établies dans le but de lutter contre les changements climatiques. Il est orienté par les principes et les dispositions de la CCNUCC. Le FVC devrait devenir l’une des principales voies pour le soutien financier multilatéral destiné aux mesures d’adaptation aux changements climatiques par les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. Il devrait aussi permettre de déployer des mécanismes de financement novateurs qui serviront à mobiliser d’importants investissements du secteur privé aux fins de la lutte contre les changements climatiques.
Le FVC est régi par un conseil composé de 24 membres et de 24 membres substituts, avec une représentation égale des pays en développement et des pays développés. Les arrangements de gouvernance du FVC sont conformes aux pratiques exemplaires internationales et comprennent les mécanismes appropriés de reddition de comptes et de recours. Les normes fiduciaires ont été établies et comprennent un cadre fondé sur les résultats qui prévoit des normes élevées de reddition de comptes et de transparence. La Banque mondiale est l’administrateur provisoire du FVC et en gère les actifs financiers.
Les contributions du Canada aux initiatives de financement international pour le climat prouvent que le pays fait continuellement preuve de leadership en vue d’établir un nouvel accord international sur les changements climatiques à Paris en 2015, accord qui comprend des obligations contraignantes pour tous les principaux émetteurs.
Au cours des exercices 2010-2011 à 2012-2013, le Canada a entièrement respecté son engagement à court terme au titre de l’Accord de Copenhague, qui consiste à fournir sa juste part du financement accéléré en accordant 1,2 milliard de dollars en financement nouveau et supplémentaire à la lutte contre les changements climatiques, appuyant ainsi les actions entreprises par les pays en développement en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et de s’adapter aux changements climatiques. Ce soutien est centré sur trois domaines prioritaires : l’adaptation, l’énergie propre ainsi que les forêts et l’agriculture. Plus de 60 pays en développement de l’Afrique, de l’Asie, de l’Amérique latine et des Caraïbes profitent directement des fonds versés par les voies bilatérales du Canada et par les installations canadiennes aux institutions multilatérales, et ce nombre augmentera à mesure que ces installations continueront de prendre des engagements de projet grâce aux fonds disponibles.
Le Canada étend aussi ses actions au-delà de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques en coopérant avec d’autres pays par l’intermédiaire de forums complémentaires, dont le Conseil de l’Arctique, le Protocole de Montréal et la Coalition pour le climat et l’air pur (CCAP), le but étant d’élaborer des initiatives pratiques et concertées qui visent à réduire les émissions de GES et les polluants de courte durée de vie ayant un effet sur le climat. Le Canada est un membre fondateur et un principal bailleur de fonds de la CCAP, qui cherche à réduire les polluants de courte durée de vie ayant un effet sur le climat, comme le carbone noir, le méthane, l’ozone troposphérique et certains hydrofluorocarbones (HFC).
Le Canada, avec les États-Unis et le Mexique, dirige aussi des mesures internationales pour mettre à contribution l’expertise et les institutions du Protocole de Montréal afin d’éliminer progressivement la production et la consommation de HFC, de puissants GES. Cela soutient l’annonce récente de la ministre de l’Environnement selon laquelle le gouvernement du Canada prendra des mesures réglementaires afin d’éliminer progressivement les HFC au Canada.
Dans le cadre de sa présidence au Conseil de l’Arctique, le Canada fait évoluer l’élaboration d’une nouvelle entente sur le carbone noir et le méthane en vue d’aborder la question des polluants de courte durée ayant un effet sur le climat dans l’Arctique.
Au pays, le gouvernement du Canada prend des mesures décisives afin de réduire les émissions de GES tout en protégeant l’environnement et en soutenant la prospérité économique. Le gouvernement a déjà pris des mesures qui visent deux des plus importantes sources d’émissions de GES au Canada, soit le transport et la production d’électricité.
En conséquence de ces mesures :
- Le Canada est devenu le premier grand utilisateur de charbon à bannir la construction de centrales conventionnelles de production d’électricité au charbon.
- Au cours des 21 premières années, la réglementation régissant le charbon devrait engendrer une réduction cumulative des émissions de GES de l’ordre des 214 mégatonnes. Cette réduction équivaut à retirer de la route 2,6 millions de voitures chaque année au cours de cette période.
- Les automobiles et les véhicules utilitaires légers de l’année modèle 2025 émettront près de la moitié des émissions de GES comparativement à ceux de 2008.
- Les véhicules de l’année modèle 2025 consommeraient jusqu’à 50 % moins de carburant que ceux de 2008, ce qui se traduirait par d’importantes économies à la pompe.
- Dans le cas des véhicules utilitaires lourds, les émissions de GES des modèles 2018 diminueraient jusqu’à concurrence de 23 %.
- Les émissions de GES du Canada devraient diminuer de 128 mégatonnes en 2020 par opposition à un scénario selon lequel aucune mesure n’aurait été prise depuis 2005.
- En 2012, les émissions de GES au Canada avaient diminué de 5,1 % par rapport à 2005, et ce, malgré la croissance de l’économie de 10,6 % au cours de la même période.