Le 8 novembre 2014 – Il y a un an, la plus puissante tempête à jamais avoir touché terre a frappé de plein fouet les Philippines. Le typhon Haiyan n’est pas arrivé par surprise. Le monde savait depuis plusieurs jours qu’il balayait le Pacifique et qu’à moins d’un changement de trajectoire imprévu, il se dirigeait tout droit sur les Philippines.
Bien que nous ayons pu prévoir le coup et nous y préparer, plus de 6 000 personnes ont perdu la vie, et des millions d’autres ont été touchées.
Compte tenu du grand nombre de blessés et de l’ampleur indescriptible des dommages causés aux propriétés et aux infrastructures, les Philippines avaient besoin de mesures humanitaires d’urgence. Le Canada a été au premier plan de l’intervention internationale.
Moins de 24 heures après le passage de la tempête, le Canada s’est engagé à fournir un appui financier à ses partenaires humanitaires sur le terrain, leur permettant ainsi d’apporter une aide immédiate aux sinistrés. Le gouvernement a créé le Fonds de contrepartie pour le typhon Haiyan afin que les Canadiens désireux d’aider les Philippines aient la certitude que leur gouvernement verserait une somme égale à leurs contributions. Le financement total a atteint 85 millions de dollars, faisant du Canada le troisième donateur en importance parmi ceux qui ont répondu aux efforts mondiaux.
Notre gouvernement a également envoyé des fournitures d’urgence, y compris des tentes, des couvertures, des pastilles pour purifier l’eau, des abris d’urgence, ainsi que d’autres articles essentiels provenant des stocks d’urgence d’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada. Nous avons également déployé l’équipe d’intervention en cas de catastrophe des Forces armées canadiennes afin de répondre aux besoins critiques d’eau, d’installations sanitaires et d’infrastructure, et pour aider à nettoyer les décombres. Le Canada a aussi contribué à l’établissement d’un hôpital de campagne de la Croix-Rouge canadienne. Après un mois à peine, le personnel médical de cette installation improvisée était parvenu à soigner plus de 1 200 patients, à faire naître 418 bébés et à effectuer 114 interventions chirurgicales.
Rapidement, la générosité des Canadiens a permis de répondre aux besoins humanitaires et aux besoins de rétablissement rapide. On a donc pu acheminer des aliments à trois millions de personnes, fournir des abris à 500 000 familles et restaurer les moyens de subsistance d’environ 2,6 millions de personnes travaillant dans le domaine de l’agriculture ou des pêches.
Le Canada et les Canadiens ont versé ces contributions en raison de leur longue tradition de générosité : ils tendent toujours la main aux plus vulnérables, aux plus démunis. Les mesures d’aide prises par le Canada témoignent avec éloquence des valeurs de ses citoyens, désireux de venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin.
Ce qui s’est produit aux Philippines n’a rien d’inhabituel dans les pays en développement. Malgré les préavis, de nombreux pays demeurent incapables de se préparer de façon adéquate à une catastrophe éventuelle. Voilà pourquoi le Canada doit toujours se tenir prêt à apporter une aide humanitaire là où c’est nécessaire.
En juin 2014, le gouvernement du Canada a fait des Philippines l’un des pays ciblés au titre du développement international. Ce programme de développement à long terme continuera à soutenir les Philippins dans leurs interventions et par la suite.
Le Canada formule cet engagement afin de témoigner des valeurs auxquelles tiennent ses citoyens, mais aussi parce que c’est la bonne chose à faire.
À l’occasion du premier anniversaire du passage du typhon Haiyan aux Philippines, j’invite tous les Canadiens à honorer la mémoire de ceux que la tempête a emportés. Il est important de réfléchir au rôle crucial que le Canada et tous les Canadiens peuvent, et doivent, jouer afin d’aider ceux qui n’ont pas les moyens nécessaires pour surmonter les obstacles qui se dressent devant eux.
Christian Paradis
Ministre du Développement international et de la Francophonie