Le 25 novembre 2014
Ottawa, Ontario
Bonjour à tous. Je vous remercie de m’avoir invitée aujourd’hui à participer à cette discussion.
Comme l’a noté le ministre Sorenson, l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) est au cœur même des efforts déployés à l’échelle nationale pour améliorer la littératie financière des Canadiens.
L’ACFC a un double mandat. Premièrement — s’assurer que les institutions financières au Canada se conforment aux dispositions relatives à la protection des consommateurs prévues par la loi; et, deuxièmement — promouvoir l’éducation financière et la sensibilisation des consommateurs à l’égard de leurs droits et de leurs responsabilités lorsqu’ils traitent avec des institutions financières.
Et, dans l’exécution de ce mandat, nous devons comprendre les besoins des consommateurs et leur manque de connaissances quant aux questions financières.
En effet, comme nous en discutons aujourd’hui, les entrepreneurs canadiens ont parfois de la difficulté à atteindre leurs objectifs en raison d’un manque de compétences en littératie financière.
Nos recherches révèlent l’ampleur des problèmes que nous soulevons. En 2009, et au début de 2014, l’ACFC a mené l’Enquête canadienne sur les capacités financières ou l’ECCF.
L’enquête porte sur la perspicacité financière des participants dans cinq domaines de base et, en menant cette enquête tous les deux ans, nous serons ainsi en mesure de suivre les changements.
En 2009, l’ECCF a constaté que près de la moitié des Canadiens n’avaient pas fait le premier pas dans la gestion de leurs finances personnelles, soit : faire un budget familial. Plus de la moitié des Canadiens âgés de 18 à 29 ans, ainsi que la majorité des gens de plus de 70 ans, n’avaient pas de budget.
Pire encore, près d’un tiers des Canadiens avaient du mal à payer leurs factures et à respecter leurs engagements financiers. Parmi les Canadiens qui prévoyaient acheter une maison, 48 % avaient épargné moins de 5 % du coût, et 67 % avaient épargné moins de 10 % du coût.
L’enquête a prouvé que les Canadiens présentaient des lacunes en matière de connaissances financières. Par exemple, 52 % des Canadiens qui prévoyaient acheter une maison ne s’attendaient pas à avoir des frais à payer autres que le versement initial − et − seulement 40 % des Canadiens avaient une bonne idée de combien d’argent ils doivent épargner pour maintenir leur niveau de vie désiré à la retraite.
Qu’en est-il donc de l’enquête menée en 2014? Eh bien, il y a eu une légère amélioration dans certains domaines, mais nous avons pris du recul dans d’autres.
Environ 3 Canadiens sur 10 ont du mal à payer leurs factures et à faire leurs paiements. Plus de 6 Canadiens adultes sur 10 estimaient que leurs connaissances financières étaient faibles, et près de 6 adultes sur 10 n’avaient pas une bonne idée du montant d’argent qu’ils devaient épargner pour maintenir le niveau de vie désiré à la retraite. Cela indique bien qu’il existe encore un besoin permanent d’initiatives visant à accroître la littératie financière.
Ce manque de connaissances se reflète dans les statistiques inquiétantes concernant les niveaux record d’endettement des consommateurs et les faibles taux d’épargne des ménages canadiens.
Mon but ici aujourd’hui n’est pas d’effrayer les gens. Car même si de nombreux Canadiens ont déclaré avoir de faibles connaissances en matière financière, il y a quand même de l’espoir.
Une dynamique s’est installée au sein de la société canadienne et le consensus qui en émerge est que la littératie financière devrait être considérée comme étant tout aussi essentielle à une bonne qualité de vie que les notions de calcul et l’alphabétisation de base.
Nous croyons que la littératie financière accompagnée d’un solide cadre de protection des consommateurs contribuera à l’édification d’une économie canadienne prospère.
Ainsi, quelles mesures avons-nous prises, à l’Agence de la consommation en matière financière du Canada, pour appuyer la littératie financière au Canada?
Comme l’a mentionné le ministre Sorenson, nous réalisons d’importants progrès dans l’élaboration d’une stratégie nationale pour la littératie financière qui comprendra les Canadiens de tous âges et de toutes origines.
En octobre, après une série de consultations publiques, nous avons publié la première composante de la stratégie nationale, intitulée Renforcer la littératie financière des aînés. Nous travaillons maintenant à sa mise en œuvre avec la collaboration de partenaires comme l’Association des banquiers canadiens et la Centrale des caisses de crédit du Canada, qui lancent actuellement de nouveaux programmes.
Maintenant que la composante sur les aînés a été réalisée, nous cherchons à savoir comment nous pouvons répondre aux besoins des groupes prioritaires et nous assurer que l'apprentissage en matière financière commence dès la petite enfance et se poursuit tout au long de l’âge adulte.
Les consultations publiques auprès des groupes prioritaires prendront donc fin le 10 décembre, et celles qui sont axées sur les jeunes et les adultes se termineront à la fin de décembre.
Cette année, le Mois de la littératie financière a été plus grandiose et plus réussi que jamais. Lors de notre récente conférence nationale sur la littératie financière, nous avons lancé la Base de données canadienne sur la littératie financière ainsi qu’un outil d'auto-évaluation qui aide les Canadiens à cerner leurs lacunes dans leurs connaissances financières.
Enfin, je m’en voudrais de ne pas mentionner notre concours « Ma littératie financière en autophoto », qui invite les Canadiens à soumettre leur œuvre accompagnée d’une description de la façon dont ils sont responsables sur le plan financier.
Si vous souhaitez participer, dépêchez-vous car le concours se termine à la fin du mois. Le premier prix est un MacBook! Il ne faut que quelques secondes pour prendre une photo, et vous pourriez gagner un très beau prix!
Alors dépêchez-vous! Il vous reste encore quelques jours pour passer le mot et encourager votre entourage à participer au mouvement de la littératie financière en ce mois de novembre.
Je vous remercie.