Le 19 novembre 2014
Edmonton, Alberta
Bonsoir et merci à Money Mentors de m’avoir invitée à prendre la parole aujourd’hui. Il s’agit pour moi d’une belle occasion de m’adresser à un groupe de Canadiens qui ont la passion d’enrichir leurs connaissances sur les finances, l’argent et les façons de rendre leur avenir financier plus sûr et plus prospère.
Je suis très heureuse de constater que Money Mentors joue encore une fois un rôle très actif dans le cadre du Mois de la littératie financière, qui est un moment idéal pour les Canadiens de renouveler leurs connaissances sur les questions financières. L’un des principaux messages que je souhaite transmettre ce soir, c’est que l’apprentissage et le dialogue en matière de littératie financière doivent faire participer tous les Canadiens – y compris les particuliers et les secteurs public, privé et sans but lucratif.
L’Agence de la consommation en matière financière du Canada, ou ACFC, est appelée à jouer un rôle de première importance dans le soutien qu’offre le gouvernement du Canada en matière de littératie financière.
Notre mandat consiste d’abord à superviser les institutions financières sous réglementation fédérale au Canada pour s’assurer qu’elles se conforment aux dispositions relatives à la protection des consommateurs énoncées dans les lois fédérales. L’autre partie de notre mandat consiste à promouvoir l’éducation financière et à sensibiliser les consommateurs à leurs droits et responsabilités.
En avril 2014, nous avons nommé une chef de la littératie financière pour assurer la coordination et la collaboration entre tous les secteurs de la société canadienne afin de fournir aux gens le soutien dont ils ont besoin pour acquérir des connaissances sur les questions financières qui les concernent à chaque étape de leur vie.
Comme vous le savez tous, les différentes étapes de la vie présentent des types de décisions différents. Voilà pourquoi la littératie financière nécessite un apprentissage permanent. En vérité, on n’est jamais trop jeune ni trop vieux pour accroître ses connaissances, ses compétences et sa confiance relativement aux questions d’argent et aux finances.
Aujourd’hui, je voudrais vous parler de notre responsabilité commune, qui est d’atteindre un niveau plus élevé de littératie financière en tant que pays. Cela contribuera à assurer le bienêtre financier des Canadiens ainsi que le dynamisme et la stabilité de l’ensemble de notre économie. Tout d’abord, je vous présenterai quelques-uns des enjeux actuels auxquels nous sommes confrontés et je décrirai où nous en sommes en matière de littératie financière. Ensuite, j’aborderai la collaboration et je soulignerai le fait que les fruits de nos efforts dépendront largement de la coordination et de la collaboration avec d’autres personnes et groupes qui participent à l’éducation financière. Puis, je soulignerai quelques-unes des mesures concrètes qui sont prises par le gouvernement, le secteur privé et les organisations sans but lucratif alors que nous poursuivons notre objectif commun de renforcer la littératie financière. Enfin, je discuterai de quelques conseils pratiques que vous pouvez mettre en application dans votre vie et je vous orienterai vers davantage de ressources et de soutien.
Pour commencer, je tiens à rappeler à tous d’où nous sommes partis – parce que l’importance accordée aujourd’hui à la littératie financière n’est pas apparue du jour au lendemain.
Plus que tout autre événement, c’est la crise financière de 2008 qui a fait ressortir l’importance des questions de littératie financière au Canada. Ce fut un moment décisif qui nous a montré qu’il fallait s’attaquer au manque de compréhension qu’ont les gens des produits et services financiers ainsi qu’à leurs lacunes en matière de gestion des finances personnelles, ainsi qu’à de nombreux autres problèmes.
En réaction à cette turbulence financière, le gouvernement du Canada a notamment créé, en 2009, le Groupe de travail sur la littératie financière. La même année, il a mené l’Enquête canadienne sur les capacités financières.
Cette enquête, l’ECCF, a été réalisée de nouveau plus tôt cette année pour nous permettre de voir les changements et les tendances au cours des cinq dernières années.
L’ECCF vérifie le savoir-faire financier des personnes dans cinq domaines : « Joindre les deux bouts », « Tenir une comptabilité », « Prévoir pour l’avenir », « Choisir des produits financiers » et « Se tenir au courant des produits et services offerts ».
En 2009, l’Enquête a révélé que près de la moitié des Canadiens n’avaient pas franchi la première étape de la gestion des finances personnelles, qui consiste à établir un budget pour le ménage. Plus de la moitié des Canadiens âgés de 18 à 29 ans et la majorité des personnes de plus de 70 ans n’avaient pas de budget.
Pire encore, près d’un tiers des Canadiens avaient de la difficulté à payer leurs factures et à respecter leurs obligations financières. Du nombre de Canadiens qui songeaient à acheter une maison, 48 % avaient épargné moins de 5 % du coût d’achat, et 67 % avaient épargné moins de 10 % du coût d’achat.
L’Enquête canadienne sur les capacités financières a permis de constater le manque de connaissances financières des Canadiens. Par exemple, 52 % de ceux qui avaient l’intention d’acheter une maison ne s’attendaient pas à débourser des frais autres que la mise de fonds. Seulement 40 % des Canadiens avaient une bonne idée du montant d’argent qu’ils devaient épargner pour conserver leur niveau de vie souhaité à la retraite.
Maintenant, qu’en est-il des résultats de 2014? Eh bien, il y a eu une légère amélioration dans certains domaines, mais une certaine détérioration dans d’autres. Environ trois Canadiens sur dix ont du mal à payer leurs factures et à faire leurs paiements. Plus de six adultes canadiens sur dix estiment que leurs connaissances financières sont faibles, et près de six adultes sur dix n’ont pas une bonne idée du montant d’argent qu’ils devraient épargner pour conserver leur niveau de vie souhaité à la retraite. Ces résultats indiquent qu’il existe encore un besoin pour des initiatives de littératie financière.
Le manque de connaissances est révélé aussi par les statistiques inquiétantes concernant les niveaux record d’endettement des consommateurs et les faibles taux d’épargne des ménages canadiens. Je n’entrerai pas dans les statistiques, mais je suis certaine que, dans votre entourage ou dans celui de vos amis, vous avez déjà entendu beaucoup d’histoires à propos de soucis et de problèmes d’endettement, et peut-être même de faillites personnelles.
Mon but n’est pas de choquer ou d’effrayer les gens. Malgré le nombre élevé de Canadiens qui ont déclaré avoir un faible niveau de connaissances financières, il y a néanmoins de l’espoir et des raisons d’être optimistes. De nombreux Canadiens se préoccupent de leur littératie financière – et votre présence ici aujourd’hui montre que vous avez un intérêt à vérifier votre compréhension de la gestion financière personnelle.
Il se crée actuellement un consensus et un dynamisme dans la société canadienne – des salles de classe aux bureaux du gouvernement – autour de l’idée que la littératie financière devrait être considérée comme essentielle à une bonne qualité de vie, au même titre que les compétences de base en calcul et en lecture. Nous croyons que la littératie financière, jumelée à un solide cadre de protection des consommateurs, contribuera à une économie canadienne prospère.
Cela m’amène à la section suivante de mon allocution, qui consiste à décrire les mesures prises par l’Agence de la consommation en matière financière du Canada et par d’autres intervenants pour soutenir la littératie financière au Canada.
Tout d’abord, nous travaillons actuellement à l’élaboration d’une stratégie nationale en matière de littératie financière.
Ce travail nous amène à collaborer avec des organismes et des personnes qui souhaitent faire progresser la littératie financière, et à coordonner des initiatives qui visent à renforcer la littératie financière des Canadiens.
De nombreux groupes – publics, privés et sans but lucratif – accomplissent de grandes choses dans le domaine de l’éducation financière. L’ACFC travaille avec eux pour veiller à ce que les efforts soient coordonnés, que les ressources soient largement utilisées et promues, que les outils soient mis en commun et que l’incidence des programmes soit bien comprise, mesurée et communiquée à un vaste public.
Nous avons recueilli les commentaires de nombreux Canadiens en ce qui a trait à une stratégie nationale de littératie financière, grâce à des consultations publiques en ligne et à des réunions avec les intervenants. Deux séries de consultations ont déjà eu lieu – la première portait sur les aînés et la deuxième, sur les groupes prioritaires, dont les Canadiens à faible revenu, les personnes handicapées, les nouveaux arrivants au Canada et les Canadiens autochtones. Les consultations en ligne concernant les groupes prioritaires continueront jusqu’au 10 décembre. La troisième série de consultations, sur les jeunes et les adultes, a commencé dans le cadre de notre conférence nationale sur la littératie financière au début de novembre, et se poursuivra jusqu’à la fin de décembre.
Les consultations ont déjà généré d’excellents commentaires. À la mi-octobre, nous avons publié le document Renforcer la littératie financière des aînés, qui vise le premier volet de la stratégie nationale. Lorsque nous aurons terminé les dernières consultations et que nous aurons analysé l’ensemble des résultats de l’Enquête canadienne sur les capacités financières de 2014, nous serons prêts à finaliser, à publier et à mettre en œuvre une stratégie nationale complète en 2015.
Nous avons également nommé un comité directeur national sur la littératie financière, composé de membres ayant à leur actif des réalisations remarquables en matière d’éducation financière. Ils agiront à titre de champions pour la stratégie et, dans de nombreux cas, ils lanceront ou surveilleront leurs propres initiatives visant à faire participer les Canadiens.
L’ACFC joue également un rôle direct en réalisant ses propres initiatives. D’ailleurs, j’aimerais maintenant vous présenter une courte vidéo décrivant notre dernier produit.
[FAIRE JOUER LA VIDÉO]
Je pense que tout cela montre bien le stress que certains ressentent à l’égard des questions d’argent. À l’ACFC, nous cherchons justement à réduire ce stress, notamment en offrant un guichet unique où les gens peuvent trouver tous les renseignements et les ressources nécessaires; il s’agit là d’un élément important de notre effort global. J’espère que vous irez tous sur notre site Web et que vous consulterez la base de données qui vous permettra d’accéder aux ressources et aux outils offerts à tous les Canadiens par des organisations situées partout au pays.
Par ailleurs, d’autres organismes gouvernementaux participent aussi à l’effort dans le domaine de la littératie financière. Par exemple, Service Canada a récemment mis à jour sa Calculatrice du revenu de retraite canadienne, un autre excellent outil qui contribue à notre effort à l’échelle nationale visant à permettre aux Canadiens d’acquérir les connaissances, les compétences et la confiance dont ils ont besoin pour faire face à leurs préoccupations financières. Cet outil en ligne de planification de la retraite permet de comprendre comment de petits changements en ce qui concerne l’épargne et les habitudes financières peuvent avoir de grandes incidences sur l’avenir.
Pour ce qui est des secteurs privé et sans but lucratif, dans le cadre de la Semaine canadienne de l’éducation sur le crédit (du 10 au 14 novembre) et de la Semaine de la planification financière (du 16 au 22 novembre), de nombreuses organisations se sont jointes à Money Mentors et ont organisé des activités, ou participé à des activités, pour aider les Canadiens à prendre en main leur avenir financier. Je pense entre autres à Credit Canada Debt Solutions, à Capital One, au Financial Planning Standards Council et aux grandes banques, pour ne nommer que quelques organisations.
J’espère que bon nombre d’entre vous ont participé à ces activités. Si ce n’est pas le cas, je vous conseille, encore une fois, de consulter la Base de données canadienne sur la littératie financière sur le site sinformercestpayant.gc.ca. Vous pourrez chercher dans la Base de données les ressources et les activités qui correspondent à vos besoins et à vos intérêts. Vous pourrez aussi remplir sur le site un questionnaire d’autoévaluation qui vous aidera à cerner les éléments sur lesquels vous devriez centrer vos efforts.
J’aimerais maintenant vous parler de certaines mesures concrètes que vous pouvez appliquer pour prendre en main vos finances. Un peu plus tôt, j’ai mentionné les cinq catégories évaluées dans le cadre de l’Enquête canadienne sur les capacités financières et le fait que les Canadiens, dans l’ensemble, avaient obtenu un résultat inférieur à celui espéré dans les diverses catégories.
La première catégorie, « Joindre les deux bouts », renvoie simplement à la capacité de veiller à toujours dépenser moins que ce que vous gagnez. Pour y parvenir, il est bien sûr important de tenir un budget, mais je crois que, dans ce domaine, le principal problème rencontré par les Canadiens est la gestion des dettes.
Sur le site Web de l’ACFC, on trouve à ce sujet des conseils utiles. En voici quelques exemples :
- Essayez de rembourser d’abord les dettes assujetties aux taux d’intérêt les plus élevés, comme les soldes de carte de crédit.
- Utilisez la Calculatrice de paiements de carte de crédit pour savoir s’il y a une manière de rembourser plus rapidement votre solde de carte de crédit.
- Essayez de payer votre solde de carte de crédit au complet tous les mois, ou, si ce n’est pas possible, faites toujours au moins le paiement minimal.
- Si vous avez des prêts à des taux d’intérêt élevés, envisagez de les consolider en choisissant une solution à faible taux.
- Enfin, si vous avez du mal à gérer vos dettes, cessez d’utiliser vos cartes de crédit et autres produits de crédit jusqu’à ce que vous ayez atteint votre objectif de remboursement de vos dettes.
La deuxième catégorie à laquelle il faut s’intéresser est « Tenir une comptabilité ». Comme je l’ai déjà dit, de nombreux Canadiens n’établissent pas de budget mensuel. C’est pourtant important de le faire. Dans cette optique :
- Vous pouvez vous rendre sur le site Web de l’ACFC et télécharger une grille budgétaire simple ou obtenir d’autres ressources pour l’établissement d’un budget.
- Prenez en note toutes vos dépenses, même les plus petites. Vous serez surpris de constater à quel point les petites dépenses s’accumulent vite. L’exemple le plus utilisé à ce sujet est l’achat chaque jour d’un café, dont le coût à long terme est plus élevé qu’on ne le pense.
- Enfin, une fois que vous aurez fait une liste de tout ce que vous achetez chaque mois, utilisez la liste pour déterminer les achats qui répondent à des besoins et ceux qui relèvent de désirs. Presque tout le monde arrive à trouver sur la liste des achats qui correspondent à des « désirs » et qu’on peut retirer de son budget.
La troisième catégorie, « Prévoir pour l’avenir », vise la mise en œuvre d’un plan à long terme.
Les Canadiens qui travaillent devraient toujours s’assurer de bien comprendre les dispositions qui sont en place, le cas échéant, pour que l’employeur contribue à parts égales au régime d’épargne retraite; si c’est le cas, ils devraient en tirer pleinement profit. Ils devraient aussi profiter des produits d’épargne libre d’impôt, qui sont accessibles à tous les Canadiens. À ce sujet, il y a d’importantes différences entre les régimes enregistrés d’épargne-retraite traditionnels et les comptes d’épargne libre d’impôt, par exemple, et tout le monde devrait connaître ces différences.
Pour les personnes à la retraite ou celles qui en approchent, la planification financière, y compris la planification successorale, devient encore plus importante. L’ACFC offre dans ce domaine des renseignements objectifs provenant de tiers.
Si vous décidez de recourir aux services d’un planificateur financier agréé et expérimenté, vous trouverez sur le site de l’ACFC une liste de questions à poser et des conseils sur la manière de trouver un professionnel qui réponde à vos besoins.
La quatrième catégorie renvoie à l’importance de bien choisir les produits financiers, c’est-à-dire de bien comprendre les conditions de tous les produits financiers qu’on achète.
Choisissez des produits dont les coûts et les bénéfices sont appropriés pour votre style de vie et votre niveau de revenu. Évitez les services et les produits coûteux qui n’améliorent pas votre vie ou qui pourraient vous faire perdre de l’argent. Par ailleurs, lorsque vous cherchez à vous procurer des services financiers, il est plus facile que vous ne le pensez de les comparer entre eux. Par exemple, on trouve sur le site Web de l’ACFC un outil qui permet de comparer les centaines de cartes de crédit offertes au Canada.
Enfin, il est important pour vous de demeurer informé de ce qui se passe dans le domaine, y compris de connaître les nouveaux produits et services sur le marché, de même que les nouveaux programmes ou avantages offerts par l’État qui pourraient s’appliquer à vous. Lors de vos recherches, assurez-vous de trouver de l’information objective provenant de tiers, par exemple sur des sites Web. Vous pouvez aussi vous inscrire afin de recevoir des renseignements ou des messages de vos blogues ou sites de médias sociaux préférés portant sur les finances personnelles. Enfin, sachez que nous sommes sur Facebook et que nous avons un compte Twitter (@ACFCan).\
Si vous suivez ces quelques conseils, vous serez en mesure de prendre en main votre avenir financier. Commencez par vous armer de connaissances, puis attaquez-vous à l’étape plus difficile qui consiste à changer vos habitudes. Le fait de respecter son budget et d’éviter les dépenses inutiles est un défi pour nous tous, mais c’est possible d’y arriver.
Les études montrent que, lorsque l’éducation financière est rattachée à des événements pertinents de la vie, elle aide véritablement les gens à prendre des décisions financières éclairées, par exemple en ce qui concerne la préparation à la retraite ou l’épargne pour les études d’un enfant. De plus, d’après une étude de la Commission des valeurs mobilières de la Colombie-Britannique, les enfants qui ont reçu une formation en matière de littératie financière prennent, de manière générale, de meilleures décisions.
Grâce à son dialogue avec les consommateurs, l’ACFC a découvert que, pour de nombreuses personnes, les produits financiers comme les produits d’assurance et les instruments de placement sont très compliqués. Et comme les besoins changent au fil des différentes étapes de la vie, les consommateurs doivent apprendre à évaluer et à choisir différents produits financiers. En d’autres mots, l’apprentissage continu est essentiel pour prendre les bonnes décisions financières, à chaque étape de la vie et période de transition.
Vous pouvez trouver tout le soutien et l’aide dont vous avez besoin. N’hésitez pas à utiliser la Base de données canadienne sur la littératie financière qui regroupe les ressources de l’ACFC et les centaines de ressources fournies par des organisations d’un peu partout au pays; visitez notre site Web ou adressez-vous à des organismes sans but lucratif comme Money Mentors pour obtenir des évaluations, du soutien et des conseils additionnels.
La littératie financière est le travail de toute une vie. Si vous vous engagez à améliorer vos connaissances, vos compétences et votre confiance en matière de finances, vous en récolterez les fruits tout au long de votre vie et vous serez davantage en mesure de contribuer à la stabilité et au bien-être financiers de votre famille, de votre collectivité et même de l’économie canadienne.
J’espère avoir réussi à vous transmettre un message positif en ce qui concerne la littératie financière. L’ACFC est toujours ouverte aux commentaires des consommateurs et, si jamais vous avez besoin d’information et de conseils additionnels afin d’améliorer la gestion de vos finances, vous pouvez communiquer avec le Centre des services aux consommateurs de l’ACFC, en plus de consulter notre site Web qui est riche en information.
Je vous remercie de votre attention.