Le 6 novembre 2014
Ottawa
Priorité au texte prononcé
Je suis très heureux que vous ayez pu vous joindre à nous à l’occasion du lancement de la version 2.0 du Plan d’action pour un gouvernement ouvert.
Je tiens à remercier l’Université d’Ottawa de nous accueillir aujourd’hui.
En fait, nous avons tenu plus tôt cette d’année notre table ronde à Ottawa dans la salle voisine.
Ce fut l’une des nombreuses consultations publiques que nous avons organisées dans l’ensemble du pays pour recueillir directement les points de vue des Canadiens.
Donc, nous avons bouclé la boucle ce matin de bien des façons.
Je suis très fier des progrès que notre gouvernement a réalisés depuis la publication de notre premier plan d’action en avril 2012.
Grâce à un certain nombre d’initiatives audacieuses et inspirantes, nous avons favorisé l’ouverture, l’innovation et les possibilités économiques.
Nous avons aussi créé un gouvernement plus rentable, plus efficace et plus souple qui respecte les contribuables canadiens.
Et nous sommes ici ce matin pour tirer parti de ce solide bilan de réalisations.
Le Plan d’action 2.0 – La Directive
Notre nouveau Plan d’action pour un gouvernement ouvert est le fruit de plusieurs mois de consultations publiques et de participation des citoyens.
Plus de 1 400 Canadiens nous ont fourni leurs commentaires, et nous en avons tenu compte dans ce plan d’action qui constitue un élément important de notre adhésion au Partenariat pour un gouvernement transparent – une organisation internationale qui compte maintenant plus de 60 pays.
Le Plan d’action comprend 12 engagements ambitieux que nous mettrons en œuvre au cours des deux prochaines années et des suivantes.
Mentionnons notamment notre Directive sur un gouvernement ouvert, qui peut être décrite comme le fondement de notre plan d’action. La nouvelle Directive s’applique à plus de 100 institutions fédérales.
Aux termes de la Directive, elles sont tenues d’adopter une approche « ouvert par défaut » relativement à la publication des données et de l’information de valeur opérationnelle du gouvernement – à condition qu’il n’y ait pas de manquement aux mesures de protection de la vie privée, de confidentialité et de sécurité.
Ainsi, notre gouvernement donne suite à notre engagement de donner accès à la plus grande quantité possible de données et d’information ouvertes lisibles par machine. Je suis convaincu que les Canadiens et les entreprises canadiennes contribueront à en dégager sa pleine valeur.
Il ne fait aucun doute que cela représente un important changement de culture pour les institutions fédérales.
Pendant trop longtemps, un grand nombre d’entre elles ont recueilli et entreposé des données et de l’information comme s’il s’agissait de l’argenterie de votre grand-mère.
Mais les mentalités changent grâce aux mesures que nous avons prises – et que nous prendrons – pour continuer à diffuser les données et l’information de façon proactive.
J’aimerais maintenant parler de quelques-uns de nos autres engagements qui – comme dans notre premier plan d’action – sont regroupés en trois grands volets d’activité : données ouvertes, information ouverte et dialogue ouvert.
Les données ouvertes
Pour ce qui est des données ouvertes, nous sommes déterminés à continuer de tirer parti de cette nouvelle ressource naturelle du XXIe siècle.
Certains estiment que les données ouvertes du monde entier pourraient injecter une valeur de 3 000 milliards de dollars par année dans plusieurs domaines de l’économie mondiale, comme l’éducation, le transport, et le pétrol et le gaz.
Elles ont déjà entraîné la création de centaines d’entreprises dans le monde.
Les données météorologiques en sont un exemple classique; nous les obtenons auprès des stations de surveillance d’Environnement Canada et les utilisons chaque jour pour prendre des décisions sur tout : qu’il s’agisse des vêtements que nous portons ou des plantes que nous cultivons.
Le gouvernement a déjà publié une grande quantité de données publiques, notamment les données socioéconomiques de Statistique Canada, les données sur la couverture nationale à large bande d’Industrie Canada, les rapports sur la qualité de l’eau et de l’air d’Environnement Canada et bien d’autres.
Notre portail de données ouvertes, par exemple, contient quelque 200 000 ensembles de données provenant de 40 ministères.
Pourtant, nous savons qu’il ne suffit pas de publier des données.
Nous devons nous assurer que les données peuvent être facilement trouvées, consultées, utilisées ou comprises par le public.
Notre plan d’action nous aidera à y arriver de plusieurs façons.
Par exemple, nous tiendrons un second concours national à l’aide des données ouvertes – ou encore l’EDOC 2 – où les concepteurs pourront utiliser les données du gouvernement pour créer des applications pouvant être commercialisées.
La première édition de l’EDOC a connu un énorme succès. L’activité a suscité dans l’ensemble du pays un grand intérêt à l’égard de la valeur opérationnelle qu’offrent les données.
Et je suis impatient d’élargir cette activité en travaillant avec d’autres ordres de gouvernement et nos partenaires du secteur privé.
Dans la même optique, notre plan d’action engage le gouvernement à investir dans le lancement d’un nouvel institut : l’institut des données ouvertes.
L’institut favorisera la collaboration entre le secteur privé, le milieu universitaire et le gouvernement pour encourager la commercialisation des données ouvertes, l’objectif final étant de devenir autosuffisant.
Pour ce faire, l’institut établira des normes industrielles concernant les données ouvertes et créera un carrefour national au sien duquel la commercialisation des données ouvertes pourra se développer.
Il appuiera aussi une collectivité pancanadienne d’innovation en matière de données ouvertes qui favorisera l’incubation de la prochaine génération d’entreprises axées sur les données.
Dans notre plan d’action, le gouvernement s’engage aussi à continuer de collaborer avec ses partenaires pour réduire les obstacles à la réutilisation des données par les Canadiens à l’échelle du pays.
Par exemple, nous travaillerons avec nos partenaires d’autres provinces et territoires à l’instauration d’une « approche sans fausse route ».
Surnommé « Données ouvertes au Canada », cet engagement permettra aux citoyens de l’ensemble du pays d’effectuer une recherche dans les données d’un bon nombre d’administrations et d’y accéder, peu importe le portail où ils commencent leur recherche.
L’information ouverte
Grâce à notre plan d’action, nous continuerons aussi d’améliorer l’accès à l’information sur les activités du gouvernement.
Par exemple, nous continuerons de déclassifier les ressources d’information du gouvernement qui se trouvent déjà dans les fonds documentaires de Bibliothèque et Archives Canada.
Nous concevrons et lancerons aussi une bibliothèque virtuelle pour donner un accès par guichet unique aux publications et aux documents du gouvernement fédéral.
J’aimerais aussi mentionner notre engagement à l’égard de la science ouverte. Je sais que la recherche scientifique est essentielle pour l’Université d’Ottawa, qui se trouve à l’avant-garde des efforts canadiens visant à rendre accessibles gratuitement en ligne ses travaux de recherche financés par des fonds publics.
En 2009, l’Université a adopté un vaste programme d’accès qui appuie l’accès libre et sans restriction à la recherche universitaire.
Je suis heureux de dire que le gouvernement du Canada avance dans la même direction.
Notre plan d’action nous engage à donner un accès ouvert à la recherche scientifique financée par le gouvernement fédéral.
L’objectif est de collaborer davantage avec le milieu scientifique, le secteur privé et le public et d’accroître leur participation.
Le dialogue ouvert
Enfin, j’aimerais parler du travail que nous ferons pour mieux consulter et mobiliser les citoyens et les groupes de la société civile.
Nous allons lancer un nouveau portail pangouvernemental de consultation pour faire connaître les possibilités de participation publique, tenir des consultations en ligne et communiquer les conclusions des consultations terminées.
Nous comptons aussi étendre l’utilisation des médias sociaux dans l’ensemble du gouvernement pour permettre aux ministères de communiquer de façon novatrice avec les Canadiens.
De toute évidence, notre gouvernement est résolu à s’assurer que les citoyens prennent part au processus décisionnel.
En assurant la participation des citoyens, nous pourrons mieux répondre à leurs attentes et, parallèlement, concevoir de meilleurs programmes et services.
C’est particulièrement le cas dans le monde technologique d’aujourd’hui – un monde où les gouvernements peuvent communiquer plus rapidement et plus facilement qu’avant avec les citoyens.
Le nouveau portail
J’espère que vous avez maintenant un bon aperçu de notre plan d’action.
Je suis convaincu qu’il fera passer le leadership du Canada en matière de gouvernement ouvert à un autre stade.
Pour en apprendre davantage, je vous invite à visiter notre nouveau portail du gouvernement ouvert à sa nouvelle adresse ouvert.canada.ca.
Ceux qui connaissent bien l’ancien site noteront quelques changements importants.
Nombre de ces changements découlent directement des commentaires que nous avons reçus des Canadiens au cours des derniers mois.
Plus particulièrement, nous avons enrichi notre section sur les données ouvertes, qui comprend maintenant des collectivités interactives et thématiques.
Il sera désormais plus facile de chercher l’information dans votre domaine d’intérêt.
À titre d’exemple, la page de la collectivité de la santé et de la sécurité montre comment les données ouvertes sont utilisées dans les situations d’urgence. Elle présente aussi de nouvelles données, de l’information et des applications relatives à ce domaine.
J’ai également le plaisir d’annoncer de nouvelles fonctions de recherche pour l’information gouvernementale.
Comme dans le cas des données ouvertes, nous avons commencé à centraliser des documents du gouvernement, notamment les marchés de plus de 10 000 $, les dépenses publiques et les demandes d’accès à l’information.
À ce jour, près de 160 000 documents ont été regroupés sur le site ouvert.canada.ca. Et de nombreux autres sont à venir.
En résumé, nous avons restructuré notre nouveau site sur le gouvernement ouvert pour améliorer l’expérience des utilisateurs.
Ils peuvent trouver maintenant l’information gouvernementale plus rapidement et l’utiliser plus efficacement pour concevoir des applications novatrices, créer des analyses à valeur ajoutée et produire des retombées économiques et sociales.
Il me tarde de voir comment les Canadiens utilisent le nombre croissant de données et de ressources d’information qui sont continuellement publiées sur notre portail.
Et je vous encourage à continuer de nous faire part de vos points de vue. Dites-nous ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.
Conclusion
Je tiens de nouveau à vous remercier tous d’être venus ce matin pour nous aider à lancer le Plan d’action pour un gouvernement ouvert 2.0.
J’ai hâte de continuer de travailler avec nos nombreux partenaires de partout au Canada et dans le monde.
Nous avons l’occasion d’accélérer le renouvellement de la fonction publique et du gouvernement du Canada.
Nous avons l’occasion de continuer à tirer parti des nouvelles technologies qui nous permettent de communiquer plus rapidement et plus facilement avec les citoyens.
Et nous avons l’occasion de faire preuve de plus de transparence et de responsabilité, et de jouer un rôle plus actif.
Notre plan d’action a été conçu pour atteindre ces objectifs et bien d’autres.
Il tire parti des réussites antérieures. Et, en plus, il répond aux attentes des Canadiens.
Je vous remercie.