Le gouvernement du Canada, par l'entremise de l'Agence spatiale canadienne (ASC), octroie un marché de 650 000 $ à l'Institut national d'optique pour la mise au point et la mise à l'essai d'un nouveau senseur à imagerie thermique (radiomètre à infrarouge lointain) qui ne nécessite aucun refroidissement et qui est assez compact pour être installé sur un satellite de très petite taille. Ce système, le premier en son genre, ouvrira la porte à des possibilités commerciales pour l'industrie canadienne.
L'instrument repérera les nuages de glace qui se forment à des latitudes élevées et qui contribuent aux masses d'air froid et sec qui alimentent les tempêtes hivernales aux latitudes moyennes. Les données recueillies par satellite permettront de mesurer ces nuages et d'évaluer leur effet sur le refroidissement atmosphérique. Ces renseignements amélioreront les prévisions pour les phénomènes météorologiques violents, comme les tempêtes hivernales inhabituelles.
L'appareil comprend une nouvelle technologie de détection thermique étendue. Il sera mis à l'essai lors d'expériences aéroportées dans l'Arctique canadien au printemps 2015 et lors d'expériences au sol à Eureka à l'hiver 2015-2016.
Les essais seront réalisés dans le cadre d'une collaboration entre plusieurs ministères et des scientifiques universitaires de partout au Canada, et grâce à l'appui du programme de subventions du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) pour la recherche sur les changements climatiques et l'atmosphère. Les scientifiques feront des essais et évalueront les données en guise de préparation pour des missions spatiales à venir. L'analyse des données recueillies lors des expériences aéroportées et des expériences au sol fera appel aux ressources de plusieurs grands projets de recherche universitaires appuyés par le CRSNG.
La campagne aéroportée au printemps 2015 dans l'Arctique canadien sera réalisée avec l'appui du CRSNG, d'Environnement Canada, de l'ASC et du Centre Helmholtz pour la recherche polaire et marine de l'Institut Wegener.
La démonstration de cette nouvelle technologie et les données scientifiques qui seront recueillies constituent une étape vers la création d'un instrument spatial du même type. On prévoit utiliser la technologie lors de l'une des missions de microsatellites déjà annoncées, Thin Ice Clouds in the Far InfraRed Experiment.