Washington, D.C.
15 décembre 2014
Bon après-midi à tous.
Je suis très heureux de me trouver à Washington à l’occasion de ma troisième visite officielle aux États-Unis.
Je remercie tout particulièrement le secrétaire Moniz d’avoir organisé cette rencontre.
Ce matin, nous avons eu des entretiens francs et positifs sur la voie tracée par les dirigeants nord-américains lors de leur sommet de Toluca, au Mexique, en février.
Nous partageons l’engagement pris alors de faire de l’Amérique du Nord « la région la plus concurrentielle et la plus dynamique au monde » et nous aussi considérons que la sécurité énergétique est essentielle à notre sécurité économique et nationale.
L’Amérique du Nord est un producteur et un fournisseur d’énergie sûr, responsable et fiable. Nos entretiens d’aujourd’hui visaient à formaliser un plus haut degré de coopération dans trois domaines:
- Les données à l’échelle continentale : il s’agit d’améliorer l’information sur les échanges énergétiques en Amérique du Nord ainsi que la qualité, la rapidité de diffusion et la transparence des données énergétiques, mais aussi de produire des cartes continentales des infrastructures énergétiques;
- L’examen des réformes énergétiques au Mexique et de leurs implications pour le secteur énergétique en Amérique du Nord et l’amélioration des perspectives d’affaires associées à l’exploitation de l’énergie sur le continent.
- L’aménagement d’infrastructures énergétiques modernes et résistantes pour l’Amérique du Nord;
Les fondements nécessaires sont en grande partie présents. Le Canada et les États-Unis bénéficient déjà de la plus importante relation énergétique au monde – d’une valeur annuelle de 140 milliards de dollars.
Le secrétaire Moniz et moi nous continuons à édifier sur ces bases. Nous en sommes à notre quatrième rencontre depuis mon entrée en fonction comme ministre des Ressources naturelles du Canada au printemps 2014.
Depuis lors, nous avons considérablement élargi notre coopération en matière énergétique. En septembre, nous avons signé un protocole d’entente qui touche onze domaines de coopération. Et nous avons uni nos efforts sur la question pressante de la sécurité énergétique de l’Ukraine.
Pour ne citer qu’un exemple de la force de nos liens, les États-Unis ont choisi le Canada pour la tenue de leur première séance à l’étranger de l’examen quadriennal des questions énergétiques.
De tels efforts reflètent notre intérêt commun à pratiquer une approche robuste et intégrée sur le plan de l’énergie. Et pourquoi pas, en effet?De tels efforts reflètent notre intérêt commun à pratiquer une approche robuste et intégrée sur le plan de l’énergie. Et pourquoi pas, en effet?
Nos réseaux électriques respectifs sont à ce point interconnectés qu’il serait probablement plus juste d’en parler comme d’un seul plutôt que de deux. En ce qui concerne les pipelines, on en compte 70 qui traversent la frontière canado-américaine et qui chaque jour transportent pétrole et gaz naturel de manière sûre et fiable.
Naturellement, notre gouvernement est d’avis que ce nombre devrait passer à 71. L’oléoduc Keystone XL, en permettant des approvisionnements sûrs et fiables en provenance du Canada, du Dakota du Nord et du Montana, pourrait aider à briser la dépendance à l’égard de sources de brut peu sûres.
Les réformes entreprises au Mexique sur le plan de l’énergie ouvrent de formidables perspectives sur l’accroissement de la sécurité énergétique de l’Amérique du nord.
Il y a place pour pousser plus loin notre commerce de produits énergétiques et pour intégrer encore davantage les infrastructures énergétiques de nos trois pays.
Au nombre des domaines de coopération, il faut compter les énergies renouvelables et les écotechnologies.
Le Canada possède déjà un des bouquets d’électricité les plus propres au monde, composé à 79 % de sources à émissions nulles.
L’an dernier, le Canada s’est classé deuxième au sein du G20 pour le taux de croissance de son marché des énergies propres.
Les émissions canadiennes par habitant ont chuté à leur niveau le plus bas depuis le début du contrôle des émissions. Depuis 2005, notre pays a vu croître son économie, et décroître ses émissions de gaz à effet de serre.
Enfin, le mois dernier nous avons inauguré la première installation du monde pour le captage postcombustion de carbone dans une centrale au charbon
Nos trois pays ont des économies très intégrées, des réserves abondantes, et nous partageons des infrastructures énergétiques essentielles et des valeurs qui sous-tendent notre étroite collaboration.
Nous devons resserrer notre collaboration trilatérale dans le domaine de l’énergie, à l’appui de la sécurité énergétique de l’Amérique du Nord, des emplois et de la performance environnementale.
Je me félicite à l’idée de travailler avec le secrétaire Moniz et avec le secrétaire Coldwell en vue d’établir la sécurité et l’autonomie énergétiques sur le continent nord-américain.
Je vous remercie.