Ottawa (Ontario) - 27 février 2015
Merci beaucoup.
Bon après-midi.
Votre Excellence, Madame la Greffière, distingués invités, mesdames et messieurs.
Aujourd’hui, nous rendons hommage à un fonctionnaire remarquable et ce faisant, comme le Gouverneur général vient de le dire, nous rendons aussi hommage au travail de la fonction publique du Canada de manière plus générale.
Tout d’abord, je tiens à remercier les membres du comité de sélection, Peter MacKinnon, l’honorable Larry Smith, Kay Stanley, Barbara Stymiest et bien sûr le président du comité Denis Desautels.
Réduire la liste des candidats à un candidat exceptionnel a dû être un problème de taille.
Parce que le Canada a vraiment la chance d’avoir une fonction publique de grande qualité, professionnelle, qui chaque année nous fournit de nombreux exemples d’accomplissements.
Pour ceux et celles qui en fond l’offre de leur vie, ce n’est pas juste un emploi ni même une simple carrière, c’est une vocation.
Servir le public, servir l’intérêt commun, ne pas chercher les projecteurs tout en essayant de faire du Canada un pays meilleur.
Je suis toujours fier de dire que le Canada est le meilleur pays du monde et le fait que nous ayons de tels hommes et femmes qui forment une fonction publique professionnelle, impartiale et digne de confiance est en grande partie ce qui me permet de faire une telle affirmation.
Notre fonction publique possède ces qualités à un niveau bien supérieur comparativement à pratiquement n’importe quel autre pays du monde.
Les Canadiens y sont habitués; ils n’apprécient pas à quel point elle est véritablement unique.
Maintenant, je voudrais remercier tous ces hommes et femmes, ces Canadiens et Canadiennes qui ont choisi de faire carrière pour servir leur pays.
Ces gens sont profondément engagés envers les principes sur lesquels repose la fonction publique du Canada – intégrité, dévouement et excellence.
C’est donc aujourd’hui un réel plaisir que d’honorer un fonctionnaire qui incarne tous ces principes.
Ian Burney a bien servi notre pays, loyalement, pendant presque trente ans.
Je ne sais pas comment il se fait qu’il n’ait pas l’air plus vieux.
En tant que gestionnaire et dirigeant, en tant que diplomate, Ian Burney a joué un rôle déterminant dans le programme commercial le plus ambitieux de l’histoire de notre pays.
L’objet et le résultat de ces efforts ont été en tout temps un Canada meilleur et plus prospère.
Ian est sous-ministre adjoint, Accords commerciaux et négociations, au ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement.
Son titre est long parce que c’est beaucoup de travail.
Au cours de la dernière décennie, il y a eu de nombreux changements au sein du ministère du Commerce international du Canada et une révolution quant à l’engagement du Canada dans le monde.
À l’époque où Ian a pris la responsabilité des négociations commerciales du Canada, l’agenda était axé sur les pourparlers multilatéraux de l’Organisation mondiale du commerce qui, pour être franc, piétinaient.
D’autres pays avaient, depuis de nombreuses années et partout dans le monde, signé de nombreux accords bilatéraux de libre-échange, champ d’action que le gouvernement du Canada, avec seulement trois petits accords en treize ans, semblait avoir largement abandonné.
C’était étrange pour notre pays, principal initiateur de l’un des premiers accords commerciaux véritablement transformateurs à la fin de la Guerre froide, l’accord original de libre-échange entre le Canada et les États-Unis, suivi bien sûr de l’Accord de libre-échange nord-américain, au sujet duquel pourrait dire beaucoup le père d’Ian, Derek, qui a reçu ce même prix en 1992.
La diplomatie, le commerce et le service public, il faut les avoir dans le sang.
Je sais que Derek et la mère d’Ian, Joan, sont tous les deux ici, pour vivre ce moment de fierté, ce qui est sans précédent, un père et un fils, qui reçoivent ce prix, c’est sans précédent dans une même famille.
Sont aussi présents, l’épouse d’Ian, Sylvie, elle-même fonctionnaire, qui travaille à notre agenda commercial, leurs enfants, Andrew, Laura, Chloe et Sophie.
Ainsi que les frères d’Ian, Derek, Alex et Jeff; Derek et Alex sont venus de loin, respectivement de Seattle et de Denver.
Je suis persuadé que toute personne qui réussit est appuyée par une famille aimante, qui l’inspire; alors je vous remercie tous de soutenir Ian dans le travail vital qu’il fait pour notre pays.
Maintenant, comme je le disais, notre gouvernement a compris très tôt que les accords commerciaux bilatéraux et régionaux étaient la clé de l’avenir et grâce aux efforts d’Ian et de son équipe, cet avenir est devenu notre présent.
Sous la supervision d’Ian, l’équipe dont nous avions besoin pour atteindre nos objectifs a été constituée et par conséquent, notre gouvernement a été en mesure d’étendre de manière exponentielle le réseau commercial du Canada.
Pour Ian, il ne suffit pas d’être l’un des meilleurs négociateurs dans le processus, il faut pouvoir dépister les talents et être un mentor aussi.
De toute évidence, il excelle à cet égard tout comme il excelle à la table des négociations.
Et il a mis sur pied une équipe qui lui est farouchement fidèle, comme il est fidèle à son équipe.
Avec cette équipe, il a supervisé les derniers pourparlers et le processus de mise en œuvre des accords de libre-échange avec le Pérou, la Colombie, le Honduras, le Panama et la Jordanie.
Avec l’Association européenne de libre-échange, la Norvège, la Suisse, l’Islande et le Liechtenstein.
Il a soutenu les négociations qui ont abouti à notre accord avec l’Union européenne, avec ses vingt-huit membres, l’accord commercial le plus vaste de notre histoire ou, comme l’a dit un intervenant, le Wayne Gretzky des accords commerciaux.
À titre de haut dirigeant ministériel, Ian joue aussi un rôle important dans les négociations du Partenariat transpacifique.
Et bien sûr, Ian a été le négociateur en chef du Canada pour l’Accord de libre-échange Canada-Corée qui est entré en vigueur cette année.
Il y a passé dix ans, sans jamais renoncer, même pendant les discussions difficiles, même quand les négociations étaient complètement rompues, ou presque complètement.
On m’a dit que l’accord avec la Corée est la réalisation au service de la fonction publique dont Ian est le plus fier.
C’est une fierté bien méritée, qui témoigne de son sens du devoir, de sa détermination et de son engagement envers l’excellence et l’obtention de résultats.
Un autre aspect dont je suis toujours fier de parler au sujet du Canada, et Ian et son équipe y joue manifestement un grand rôle, c’est la synthèse de tout ce travail, qui abouti à une transformation.
En moins d’une décennie, le Canada, qui avait des accords de libre-échange commercial avec seulement cinq pays dans le monde, l’un des plus faibles nombres parmi les grands pays commerçants, en a maintenant conclu avec 43 pays, ce qui correspond à plus de la moitié de l’économie mondiale.
Et naturellement, nous avons aussi, pendant cette période … Allez-y, applaudissez-le.
Ce sont des travaux qui attirent beaucoup l’attention.
Mais nous avons aussi, pendant cette période, conclu de plus en plus d’accord économiques ou en matière d’investissement avec des douzaines d’autres pays.
Ian, cette transformation témoigne de façon éloquente de votre performance et de votre leadership.
Pour cela, vous méritez aussi notre gratitude parce que tous ces accords économiques et commerciaux ne visent en fait qu’un objectif : la prospérité durable des familles canadiennes.
Ces accords économiques et commerciaux signifient des emplois, des possibilités à long terme pour nos familles.
Ils signifient stabilité et sécurité financière pendant des générations.
Et ils contribuent beaucoup à garantir que le Canada reste, comme je l’ai dit plus tôt, le meilleur pays du monde pour vivre, travailler et élever une famille.
Au nom du gouvernement du Canada, au nom des Canadiens de partout, encore une fois, Ian, merci pour les années que vous avez consacrées à servir notre pays.
Avec ce prix, remis depuis des générations à des dirigeants du secteur public de premier ordre, vous faites maintenant partie des meilleurs.
Merci beaucoup et félicitations.