Le 20 mars 2015 – La Journée internationale de la Francophonie nous donne l’occasion de célébrer la langue française et sa culture, dans toute sa richesse et sa diversité. Elle nous permet aussi de souligner les valeurs que sont la paix, la démocratie et les droits de la personne, si chères aux personnes qui vivent dans les pays de la Francophonie.
Je suis très fier du rôle du Canada au sein de la Francophonie. Cette année, l’ancienne gouverneure générale du Canada, Mme Michaëlle Jean, est devenue la secrétaire générale de la Francophonie. J’ai bon espoir que Mme Jean pourra propulser la Francophonie à l’avant-plan du XXIe siècle. Nous saluons l’importance qu’elle accorde aux jeunes et aux femmes pour parvenir à une croissance économique durable.
L’amélioration de la vie des femmes et des jeunes est l’un des objectifs convenus en novembre dernier lors du dernier Sommet de la Francophonie, tenu au Sénégal. Les Canadiens peuvent être fiers de la Déclaration de Dakar, adoptée par les chefs d’État et de gouvernement dans le cadre de ce sommet. Cette déclaration vise à mettre fin au mariage précoce et forcé, à promouvoir la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, et à élaborer une stratégie économique pour les pays de la Francophonie. Le Canada exerce une grande influence dans tous ces domaines et compte travailler en étroite collaboration avec Mme Jean et nos partenaires de la Francophonie pour mettre en œuvre les engagements pris dans la Déclaration de Dakar.
À Dakar, le premier ministre Harper a annoncé l’octroi de 500 millions de dollars à Gavi, l’Alliance du vaccin, pour contribuer à l’atteinte de l’objectif fixé pour 2016 à 2020, c’est-à-dire vacciner 300 millions d’enfants supplémentaires et sauver jusqu’à six millions de vies. Lors de l’activité de reconstitution des ressources de Gavi, j’ai réitéré le soutien du Canada et annoncé une contribution supplémentaire de 20 millions de dollars pour appuyer davantage les efforts de vaccination de Gavi dans les pays francophones de l’Afrique.
Nous savons que ces pays affichent certains des plus faibles taux de vaccination du monde. En 2012, l’UNICEF estimait que le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans était de 118 décès pour 1 000 naissances en Afrique occidentale et centrale, comparativement à 98 décès en Afrique subsaharienne. Il faut noter que les conséquences de la pneumonie et de la diarrhée sur les enfants de moins de cinq ans influent fortement sur ces statistiques. Les investissements du Canada ciblant la vaccination auront, au fil du temps, une incidence positive sur la santé des enfants qui vivent en Afrique occidentale et centrale.
L’amélioration de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants dans les pays en développement est la priorité absolue du Canada en matière de développement. À l’occasion du sommet Sauvons chaque femme, chaque enfant, organisé par le premier ministre, le Canada s’est engagé à consacrer 3,5 milliards de dollars pour mettre fin aux décès évitables de femmes et d’enfants.
Nous accordons de l’importance au renforcement des systèmes d’établissement des statistiques de l’état civil et d’enregistrement des faits d’état civil, à l’élimination de la violence fondée sur le sexe et à la recherche de moyens novateurs de financer de façon durable des initiatives en matière de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants qui mettent à profit les fonds de tous les partenaires.
Le rôle de catalyseur du Canada afin de mobiliser le monde à agir se traduit par des résultats extraordinaires pour des millions de femmes et d’enfants dans le monde, y compris dans les pays de la Francophonie.
Le Canada joue aussi un rôle clé dans la réforme institutionnelle et la modernisation de la Francophonie, en favorisant une culture de l’efficacité qui permettra d’obtenir des résultats concrets plus considérables. Nous préparons le terrain, en collaborant avec nos partenaires et en établissant de nouveaux partenariats, pour intégrer de nouvelles sources de financement public et privé afin d’atteindre nos objectifs, soit de réduire la pauvreté dans les pays de la Francophonie.
Lorsque les gouvernements collaborent avec le secteur privé pour atteindre des objectifs communs, nous tirons des leçons des expériences d’autrui, et de grandes choses se produisent. Cela permet d’améliorer la sécurité alimentaire, de sauver la vie de mères et d’enfants et de favoriser la croissance économique durable.
Nous devons trouver des solutions novatrices aux difficultés communes, particulièrement dans les pays les plus pauvres, y compris les pays francophones d’Afrique et Haïti. Lorsque nous y parvenons, nous sommes en mesure de réduire considérablement la pauvreté.
En cette Journée internationale de la Francophonie, je célèbre la langue française et sa culture, qui font partie intégrante de notre identité canadienne. Et je me réjouis des efforts déployés par le Canada et la Francophonie pour renforcer la paix et la prospérité dans le monde.
Christian Paradis
Ministre du Développement international et de la Francophonie