Le 6 mars 2015, l'honorable Rona Ambrose, ministre de la Santé, a annoncé aujourd'hui que le Canada contribuerait à l'essai clinique de phase 3 d'un vaccin contre le virus Ebola en Guinée. Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (AECDC) et l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) appuient collectivement – par des conseils critiques, la surveillance de l'innocuité et la formation – l'essai clinique du vaccin canadien contre la maladie à virus Ebola (VSV-EBOV) (Merck) mis au point par l'ASPC.
En vertu du partenariat canadien, géré par le CRDI, des experts canadiens surveilleront la sécurité de l'essai clinique et la validation des résultats, et fourniront des avis scientifiques à l'équipe internationale qui procède à l'essai en Guinée. Le partenariat aidera également à renforcer la capacité des chercheurs guinéens et appuiera les activités de surveillance de l'innocuité menées par les experts africains et internationaux. Dirigé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en collaboration avec le ministère de la Santé de la Guinée, Médecins sans frontières, Epicentre et l'Institut de la santé publique de la Norvège, l'essai de phase 3 a pour but d'évaluer l'efficacité potentielle et réelle du vaccin afin de prévenir la maladie à virus Ebola et sa propagation.
Les résultats de l'essai sont attendus d'ici à la fin de 2015. L'information obtenue sera communiquée à la communauté internationale dans le cadre de l'effort mondial de lutte contre la maladie à virus Ebola. Cet essai complétera d'autres essais de phase 2 et 3 prévus ou en cours au Libéria et en Sierra Leone, et tiendra compte des résultats des essais de phase 1.
Le gouvernement du Canada conserve les droits de propriété intellectuelle sur le vaccin canadien contre la maladie à virus Ebola (VSV-EBOV), dont il a cédé sous licence les droits de développement à NewLink Genetics, par l'entremise de sa filiale en propriété exclusive BioProtection Systems. NewLink a récemment conclu une entente avec Merck pour continuer le développement du vaccin en vue de son utilisation chez les humains. Les résultats d'essais antérieurs ont déjà démontré l'innocuité du vaccin chez des petits groupes de volontaires bien portants.