Bienvenue à tous. Je tiens à vous remercier de votre présence. Après avoir établi des records de chutes de neige, ici sur la côte est, je suis sûre que, comme les insulaires que nous sommes, vous attendez tous le printemps avec impatience.
Aujourd'hui, j'aimerais vous parler de l'infrastructure et de ce qu'elle représente pour le Canada, pour la province de la Nouvelle-Écosse, pour l'Institut océanographique de Bedford et, bien sûr, pour nos pêcheurs.
Notre gouvernement sait que les investissements réalisés dans les infrastructures publiques contribuent à bâtir de solides communautés. Que le financement soit accordé pour des routes, des ponts, des transports en commun, des quais ou des installations scientifiques, un investissement avisé dans les infrastructures crée des emplois et contribue à la prospérité économique du Canada à long terme.
Pêches et Océans Canada et Ressources naturelles Canada ont d'importants mandats qui englobent tout un éventail d'activités liées à la gestion des pêches, à la protection des eaux, au soutien des exportations, à la stimulation d'un commerce maritime sécuritaire, et aux travaux de géosciences marines relatifs à la masse terrestre océanographique du Canada.
En outre, les scientifiques de Pêches et Océans Canada soutiennent l'innovation par la recherche dans des domaines comme l'aquaculture et la biotechnologie. Ils contribuent également à la création d'un environnement propre et sain, à la durabilité des pêches des écosystèmes aquatiques, grâce à la protection de l'habitat, à la gestion des océans ainsi qu'à la recherche sur les écosystèmes.
Ce que de nombreuses personnes ne réalisent pas, cependant, c'est qu'il incombe également à Pêches et Océans Canada d'assurer la gestion et la maintenance continues de ses bâtiments et de ses biens.
Récemment, le gouvernement du Canada a annoncé de nouveaux investissements d'une valeur totale de 5,8 milliards de dollars pour la construction ou le renouvellement des infrastructures existantes et de biens importants à travers le pays.
Pour Pêches et Océans Canada, ainsi que pour la Garde côtière canadienne, ce financement contribuera à la modernisation et à la réparation de différents biens fédéraux, notamment la mise à niveau des installations de recherche scientifique.
Le Canada a le privilège de posséder le trait de côte le plus long du monde, mais ce privilège s'accompagne d'une grande responsabilité. Afin de bien gérer nos précieuses ressources, nous devons nous positionner de manière à recueillir les données scientifiques concernant tous les aspects de nos ressources océaniques.
Depuis sa création, en 1962, l'Institut océanographique de Bedford (connu également sous l'abréviation IOB) s'est consacré à cette tâche. Plus de cinq décennies plus tard, il est devenu l'un des plus importants centres de recherche océanique au Canada, notamment pour Pêches et Océans Canada, Ressources naturelles Canada, Environnement Canada et la Défense nationale.
Le laboratoire multiministériel accueille environ 550 chercheurs, ingénieurs, techniciens, et gestionnaires des ressources naturelles et de l'environnement, ainsi que le personnel de soutien d'un vaste éventail de disciplines dans plusieurs ministères fédéraux.
Ensemble, ils mènent des recherches océanographies de classe mondiale, offrent des conseils et un soutien concernant les enjeux relatifs à l'océan, y compris la navigation sécuritaire, l'exploitation extracôtière des ressources énergétiques, ainsi que les pêches durables et les changements climatiques. Ils se consacrent également à la protection de la biodiversité marine et aux espèces aquatiques en péril.
Les nombreux projets de recherche effectués à l’Institut fournissent à notre gouvernement des preuves et des avis scientifiques inestimables sur lesquels nous fondons nos décisions stratégiques.
Permettez-moi de vous donner quelques exemples.
Pendant de nombreuses années, les recherches scientifiques réalisées à l'IOB visaient à assurer une gestion durable des pêches commerciales au Canada.
Par exemple, depuis des décennies, les chercheurs de l'IOB ont étudié le homard. En plus de surveiller le stock, la recherche consiste à identifier des mesures permettant de conserver et de protéger cette espèce iconique de la côte est, et d'évaluer les mesures existantes pour assurer leur efficacité, tout en assurant la prospérité de l'industrie.
Pour surveiller le stock, les chercheurs mènent des évaluations sur le terrain qui permettent d'estimer l'abondance du homard. Les chercheurs étudient également le recrutement, la reproduction et la probabilité de pénétration dans un piège des homards à proximité – entre autres indicateurs.
Lorsque j'étais à l'Institut océanographique de Bedford, il y a quelques semaines, j'ai pris directement connaissance de certaines recherches en matière d'évaluation des stocks du MPO sur le homard et le pétoncle. Les chercheurs ont surveillé les sites de fixation des homards dans la baie de Fundy et le long de la côte de la Nouvelle-Écosse, depuis de nombreuses années maintenant.
Les débarquements de homards sont un indicateur important de l'abondance et on a constaté une tendance générale à la hausse au cours des dernières décennies. En fait, tout le travail que je viens de mentionner, et bien plus de tâches encore, contribue à relever les débarquements tout en assurant que nos stocks de homards sont parmi les plus durables de toutes nos pêches commerciales.
Bien sûr, les chercheurs de l'Institut ne se concentrent pas seulement sur le homard. Ils mènent également un relevé au chalut annuel qui joue un rôle déterminant dans la collecte de données sur les poissons de fond et les autres espèces. Ce relevé annuel constitue la principale source d'information visant à surveiller les tendances de la répartition, de l'abondance et de la condition biologique de l'espèce, comme le poids, la longueur et les conditions de frai.
Comme je l'ai mentionné plus tôt, ce qu'il est important de noter à propos de la recherche effectuée au sein de ces installations de classe mondiale, c'est qu'elle est largement collaborative. L'IOB est un centre d'expertise où les scientifiques de nombreux ministères du gouvernement, des universités et de l'industrie travaillent de concert à améliorer les pêches au Canada.
Par exemple, notre recherche sur les pétoncles a largement bénéficié de la collaboration d'une équipe multidisciplinaire à l'Institut. L'équipe a mis à profit l'expertise en cartographie multifaisceaux du Service hydrographique du Canada; l'interprétation géologique des données de Ressources naturelles Canada; et l'imagerie des fonds marins de la Section de la physique océanique. Ce travail a été réalisé à bord de navires appartenant à des partenaires de l'industrie des pêches.
Cette équipe a intégré les études et la modélisation des pétoncles du Secteur des sciences du MPO pour créer des cartes montrant l'emplacement des gisements de pétoncles, qui permettent à l'industrie de pêcher plus efficacement tout en minimisant les impacts environnementaux.
Un tel progrès ne serait pas possible sans la communauté scientifique de l'Institut et le soutien de l'industrie. Il s'agit d'un bel exemple de la façon dont la recherche multidisciplinaire est un travail de collaboration à l'IOB et contribue à la gestion durable de nos ressources halieutiques.
Notre gouvernement connaît l'importance de ce travail, et cela explique pourquoi, au cours des 10 dernières années, l'Institut a été la cible de nombreux investissements fédéraux importants. Ces projets comprennent la construction du Laboratoire Catherine Ellis, la rénovation de l'immeuble Van Steenburgh, le nouveau bâtiment de la Garde côtière canadienne, le prolongement de la jetée principale, ainsi que l'ajout d'un parc de bouées.
Aujourd'hui, avec mon collègue, l'honorable Greg Rickford, ministre des Ressources naturelles Canada, je suis heureuse d'annoncer que l'Institut océanographique de Bedford recevra un financement de plus de 3 millions de dollars de mon ministère, et de 500 000 dollars de Ressources naturelles Canada, pour des réparations et des mises à niveau additionnelles, ainsi que d'autres travaux de maintenance liés à ses bâtiments et ses installations.
Les fonds annoncés aujourd'hui seront utilisés pour effectuer des mises à niveau importantes de l'installation d'entreposage des carottes et des sédiments et du laboratoire de recherche de palynologie de Ressources naturelles Canada. Il s'agit d'installations de recherche importantes qui sont utilisées pour dater les roches et contribuer à la recherche pétrolière et gazière en haute mer.
Les fonds seront également utilisés pour installer un nouveau toit sur l'immeuble Vulcan, de nouvelles portes et fenêtres aux laboratoires de poissons, et pour effectuer des réparations importantes de maçonnerie sur différents bâtiments. Il permettra un certain nombre de réparations de routes et de sentiers pédestres sur le campus de l'IOB.
Ces améliorations apportées aux infrastructures de l'Institut sont essentielles à la prestation continue de ses programmes de classe mondiale. Que les membres du personnel mènent des recherches, surveillent les océans ou les stocks, recueillent des données importantes ou fournissent des avis ou des services scientifiques, il est impératif qu'ils puissent effectuer leurs tâches dans un lieu de travail moderne et efficient.
À titre de ministre de Pêches et Océans Canada, je suis fière de la recherche menée dans ces installations et de la façon dont elle soutient le mandat de notre gouvernement qui est de protéger et de conserver les écosystèmes et les espèces du Canada; cette recherche est essentielle à la durabilité de nos pêches ainsi qu'aux individus et aux collectivités qui en dépendent.
Au cours de l'année à venir, notre gouvernement continuera d'honorer son engagement à moderniser les laboratoires fédéraux et à mettre à niveau une grande variété de ses bâtiments et de ses biens. Ensemble, nous continuerons à fournir un service d'excellence aux Canadiens, non seulement pour la génération actuelle, mais pour les générations à venir.
Dans quelques minutes, Sherry Niven, directrice régionale par intérim du secteur des Sciences du MPO, vous fournira davantage d'information sur le travail de son équipe. Nous aurons ensuite l'occasion de visiter certaines parties de ces installations impressionnantes, et je suis vraiment impatiente.
Merci.