Bonsoir à toutes et à tous!
C'est un plaisir d'être ici à Bridgewater et de passer une fin de semaine à South Shore–St. Margaret’s. J'ai eu une journée très chargée avec mon collègue Gerald Keddy pour annoncer le financement de plusieurs projets concernant les ports pour petits bateaux dans sa magnifique circonscription. C'est aussi un plaisir de conclure cette journée d'activités intenses avec vous ce soir.
La Nova Scotia Federation of Anglers and Hunters a une longue et fascinante histoire qui remonte à 1930, l'année où un groupe de sportifs soucieux des traditions a créé cette association. Les gens savaient à l'époque – tout comme vous aujourd'hui – qu'il y a une sagesse inhérente dans le fait de parler d'une seule et même voix sur les questions relatives à la faune à l'échelle fédérale et provinciale. Quatre-vingt-cinq ans plus tard, vous poursuivez fièrement cette tradition.
Comptant plus de deux millions de lacs et de rivières qui alimentent cinq grands bassins versants océaniques, le Canada abonde en ressources d'eau douce. Ensemble, ces cours d'eau représentent environ un cinquième de toute l'eau douce de la planète. Et de ces mêmes ressources d’eau douce dépend une grande partie de la pêche récréative au Canada.
Il va sans dire que cette abondance d'eau – et les stocks de poissons qu'elle contient – nécessite une gestion responsable et continue de la part de tous les Canadiens et des pouvoirs publics à tous les échelons gouvernementaux. Mon rôle, à titre de ministre des Pêches et des Océans, consiste à trouver le juste équilibre entre les utilisations commerciale, traditionnelle et récréative de ces ressources naturelles, dont bon nombre de personnes dépendent pour leur subsistance, leur culture et leur bien-être.
Historiquement, la pêche a toujours été l'un des loisirs les plus populaires au pays, tant auprès des Canadiens que des visiteurs. Chaque année, des pêcheurs à la ligne des quatre coins du globe viennent pêcher dans nos lacs, nos rivières et nos océans – et beaucoup d'entre eux viennent ici même, en Nouvelle-Écosse.
Cette pêche représente bien plus qu'une simple industrie artisanale. Selon l'enquête de 2010 sur les pêches récréatives au pays, environ 3,3 millions de pêcheurs à la ligne adultes auraient pris part à la pêche récréative cette année-là. Cette pêche a généré environ 8,3 milliards de dollars dans les économies locales de l'ensemble du Canada.
Malheureusement, plusieurs menaces planent sur les pêches récréatives, par exemple la pollution, les espèces envahissantes, et la perte et la dégradation de l'habitat. Parmi ces menaces, la perte de l'habitat est la menace la plus généralement reconnue pour les poissons d'eau douce.
Comme pour tous les problèmes complexes, la clé pour résoudre le problème réside dans la collaboration.
Au Canada, nous suivons une approche unique où nous combinons les responsabilités législatives fédérales, provinciales et territoriales avec le partenariat, la mobilisation des citoyens et la sensibilisation du public. Réunis, ces éléments aident à atteindre un équilibre entre la promotion de la pêche récréative comme activité de loisir et la conservation des espèces importantes.
Notre gouvernement est conscient du fait que les connaissances locales sur la pêche à la ligne et les groupes de conservation, tels que le vôtre, sont inestimables – en particulier, en ce qui a trait à la protection et à la conservation de l'une des plus précieuses ressources de la région des Maritimes : le saumon sauvage de l'Atlantique.
Nulle part ailleurs ces partenariats ne sont plus évidents qu'avec notre Programme de partenariats relatifs à la conservation des pêches récréatives. Depuis la création de ce programme en 2013, notre gouvernement a investi 3,9 millions de dollars dans 73 projets qui ont une incidence directe sur la conservation du saumon sauvage à l'échelle du Canada atlantique.
Plus tôt ce mois-ci, je me suis rendue à Halifax, où j'ai annoncé l'affectation de plus de 100 000 dollars à un projet « Adoptez un cours d'eau » géré par la Nova Scotia Salmon Association. J'ai aussi annoncé un financement fédéral des infrastructures allant jusqu'à 300 000 dollars pour réparer et moderniser deux passes à poissons dans la province. Des projets comme ceux-là produiront des résultats tangibles qui amélioreront l'accès à un habitat important pour un certain nombre d'espèces propres à la pêche sportive qui soutiennent les pêches locales.
Ces investissements fédéraux sont basés sur les recherches scientifiques qui se trouvent au cœur même de notre processus décisionnel. Chaque jour, les scientifiques de Pêches et Océans Canada recueillent et analysent de l'information afin de mieux comprendre les habitats, les cycles de vie, le comportement d'accouplement et la migration des poissons. Ce sont des renseignements précieux pour toutes les pêches récréatives.
Avec l'aide d'intervenants comme vous-mêmes, nos scientifiques effectuent aussi une surveillance active des populations de saumon de l'Atlantique dans des rivières indicatrices importantes dans l'ensemble de l'est du Canada. Ces recherches ont confirmé ce que les pêcheurs locaux soupçonnaient déjà depuis longtemps : les stocks de saumon sauvage de l'Atlantique sont en déclin sur la côte Est.
Notre gouvernement sait que des interventions efficaces exigent des partenariats. C'est pourquoi nous avons pris plusieurs mesures afin d'appuyer la conservation et nous investissons des sommes considérables dans des projets conçus pour contribuer à rétablir les stocks de saumon sauvage.
Pour démontrer mon engagement personnel à l'égard de cette question particulière, j'ai créé un comité consultatif ministériel sur le saumon de l'Atlantique qui examinera le déclin des montaisons de saumon dans l'est du Canada. Ce comité déterminera des mesures qui peuvent être prises pour inverser cette tendance. Plus tôt ce mois-ci, à Halifax, j'ai participé à la toute première réunion du comité, composé d'experts provenant de l'ensemble de la région des Maritimes et du Québec.
Ensemble, les membres du comité examinent les mesures de conservation et de mise en application ainsi que les enjeux liés à la prédation. Ils sont aussi en train de concevoir une stratégie visant à remédier au problème de la pêche internationale non viable et d'examiner les secteurs où des avancées scientifiques s'imposent. Je suis persuadée qu'avec l'aide des intervenants locaux, nous pourrons dresser un plan d'action responsable et efficace qui favorisera le rétablissement à long terme de cette espèce naguère abondante.
Le saumon, bien entendu, n'est pas la seule espèce qui attire les pêcheurs en Nouvelle-Écosse.
Dans les eaux intérieures, l'omble de fontaine règne sans partage. Elle demeure l'espèce la plus populaire pour la pêche sportive dans la province, tandis que le maquereau est l'espèce la plus populaire dans les eaux de marée. Parmi les autres espèces importantes pour la pêche récréative en eau de marée le long de la côte de la Nouvelle-Écosse, citons les poissons de fond, le bar rayé, l'éperlan et même le requin.
Comme je l'ai déjà dit, la clé d'une pêche récréative durable est la collaboration entre tous les secteurs. Aucun groupe ne peut résoudre ces problèmes à lui seul.
En tant qu'entité fédérale qui dirige les pêches commerciales, récréatives et autochtones, notre gouvernement s'engage à assurer la viabilité à long terme des populations de poissons vivant dans nos océans et nos voies navigables.
Notre gouvernement reste également résolu à collaborer avec les groupes comme le vôtre qui ont à cœur, eux aussi, la santé et le bien-être des poissons visés par la pêche sportive. Ensemble, nous pouvons aider à sensibiliser la population aux problèmes qui touchent les espèces de poissons de la Nouvelle-Écosse visées par la pêche récréative et à l'importance de la conservation et de l'application de la loi.
Nous avons tous un rôle à jouer en tant qu'intendants de la terre et des eaux. À mesure que les pressions qui s'exercent sur l'eau et les populations de poissons au Canada augmentent, notre résolution à protéger ces ressources naturelles doit s'intensifier également.
Encore une fois, je vous remercie de m'avoir invitée à me joindre à vous ce soir. Je vous suis reconnaissante de votre engagement continu à l'égard d'une pêche récréative en santé et gérée de manière responsable.
Merci.