Le 7 avril 2015 - La Journée mondiale de la santé est l'occasion de souligner les progrès considérables qui ont été réalisés en matière de santé mondiale au cours des dernières décennies et de réfléchir au travail qu'il reste à accomplir. Le Canada a fait de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants sa priorité absolue en matière de développement parce qu'il croit que la santé des femmes et des enfants est essentielle à l'atteinte d'autres objectifs de développement.
En 2010, grâce au leadership du premier ministre Stephen Harper, le Canada a dirigé l'Initiative sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants au Sommet du G8, à Muskoka. Depuis ce temps, le Canada a honoré ses engagements pris à Muskoka, ayant décaissé la totalité des 2,85 milliards de dollars qu'il avait promis pour améliorer la santé des mères et des enfants. En mai 2014, le premier ministre a une fois de plus mobilisé la communauté internationale en étant l'hôte du très réussi sommet « Sauvons chaque femme, chaque enfant : un objectif à notre portée », à Toronto. À cette occasion, le premier ministre a promis de verser une somme supplémentaire de 3,5 milliards de dollars de 2015 à 2020 pour améliorer la santé des mères et des enfants.
Grâce au leadership soutenu du Canada et au travail remarquable de nos partenaires canadiens et internationaux, nous sommes sur le point de pouvoir mettre fin aux décès évitables de femmes et d'enfants d'ici une génération. Entre autres, le soutien apporté aux campagnes de vaccination est essentiel à cette réussite. En novembre 2014, le premier ministre Harper a annoncé une aide de 500 millions de dollars versée par le Canada pour contribuer à la mise en œuvre de la stratégie 2016-2020 de l'organisme Gavi, l'Alliance du vaccin. Ces fonds viendront soutenir les efforts menés par Gavi pour faire vacciner 300 000 enfants de plus d'ici 2020. En janvier 2015, lors de la conférence sur la reconstitution des fonds de Gavi, à Berlin, le Canada a annoncé qu'il verserait 20 millions de dollars supplémentaires à Gavi pour soutenir les campagnes de vaccination dans les pays de la Francophonie. Ces sommes annoncées s'ajoutent aux fonds importants que le Canada a versés à Gavi à ce jour, de même qu'à son soutien au Mécanisme de garantie de marchés pour le vaccin antipneumococcique. Depuis ses débuts, Gavi a favorisé des progrès sans précédent dans le secteur de l'immunisation : en effet, un demi-milliard d'enfants ont pu être vaccinés.
Sur le plan de la nutrition, le Canada est fier de soutenir l'Initiative pour les micronutriments, un organisme canadien ayant pour mission de veiller à ce que les personnes les plus vulnérables dans le monde obtiennent les vitamines et les minéraux dont elles ont besoin pour survivre et se développer. Grâce au soutien de notre gouvernement, l'Initiative pour les micronutriments a permis d'offrir, chaque année, deux doses de vitamine A à plus de 180 millions d'enfants (en moyenne) de moins de cinq ans; du sel iodé à plus de 300 millions de personnes (en moyenne) afin de prévenir les carences en iode; des suppléments de fer et d'acide folique à près de 2 millions de femmes enceintes pour qu'elles vivent mieux leur grossesse; et un traitement amélioré pour les problèmes de malnutrition aiguë sévère à plus de 60 000 enfants.
Le Canada est également l'un des principaux donateurs à l'Initiative mondiale pour l'éradication de la poliomyélite (IMEP), un partenariat entre l'Organisation mondiale de la Santé, l'UNICEF, Rotary International et les Centres de lutte et de prévention contre les maladies. L'objectif de l'IMEP est d'éradiquer la poliomyélite d'ici 2018. Lors du Sommet mondial sur les vaccins qui s'est tenu à Abou Dhabi en 2013, le Canada s'est engagé à verser 250 millions de dollars au plan stratégique pour l'éradication de la poliomyélite de l'IMEP de 2013 à 2018. Depuis sa création en 1988, l'IMEP a contribué à réduire de 99 p. 100 le nombre de nouveaux cas de polio.
Le Canada est également un donateur important au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, un partenariat international novateur en matière de financement de la santé qui réunit des gouvernements et des fondations privées, ainsi que des représentants de la société civile et du secteur privé. En 2013, le premier ministre Harper s'est engagé à verser 650 millions de dollars sur trois ans au Fonds mondial, ce qui représente une hausse de plus de 20 p. 100 par rapport au dernier financement de réapprovisionnement versé par le Canada en 2010. Comptant des programmes dans plus de 140 pays, le Fonds mondial a permis de fournir un traitement antirétroviral à 7,3 millions de personnes vivant avec le VIH, de tester et de traiter 12,3 millions de personnes pour la tuberculose, et de distribuer 450 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide pour protéger les familles contre le paludisme.
L'épidémie de maladie à virus Ebola nous rappelle que nous ne devons pas sous-estimer la valeur des investissements qui vont au-delà de la question de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. Par exemple, le renforcement des systèmes de santé nationaux n'est pas seulement un investissement essentiel à l'amélioration durable de la santé des femmes et des enfants, il garantit également notre capacité d'intervenir de manière plus efficace lorsque survient une crise sanitaire nouvelle et émergente comme celle qui sévit aujourd'hui en Afrique de l'Ouest. C'est pourquoi le Canada compte parmi les principaux intervenants dans la lutte contre la maladie à virus Ebola depuis 2014. Il a fourni un appui financier et envoyé des professionnels de la santé compétents et expérimentés, de l'équipement de protection, des laboratoires mobiles rotationnels et 800 flacons de vaccin expérimental contre le virus Ebola aux fins d'essais cliniques.
À l'occasion de la Journée mondiale de la santé, les Canadiens peuvent être fiers du leadership soutenu de notre gouvernement au chapitre de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, et de l'engagement qu'il a pris de veiller à ce que cet enjeu demeure une priorité à l'échelle mondiale.
Christian Paradis
Ministre du Développement international et de la Francophonie