Le 13 mai 2015
« J’ai été déçu de voir les récents reportages diffusés dans les médias concernant les mesures que nous adoptons afin de résoudre le problème des comportements sexuels inappropriés dans les Forces armées canadiennes. Nous reconnaissons clairement la gravité de ce problème, et nous nous engageons à le régler. C’est pourquoi j’ai ordonné la tenue d’un examen interne de nos politiques et de nos procédures au printemps dernier, et c’est la raison pour laquelle j’ai demandé à Madame Deschamps d’entreprendre un examen externe.
«Avant même la présentation de son rapport final, nous avons adopté une mesure proactive afin de mettre sur pied une équipe spéciale, dirigée par le major‑général Chris Whitecross, afin d’examiner le rapport final et d’élaborer un plan d’action à cette fin. La directive que j’ai publiée à cet égard comprenait des hypothèses de planification, fournies au mgén Whitecross pour guider ses travaux. Ces hypothèses de planification ne devraient aucunement être perçues comme des contraintes qui lui sont imposées ou des ordres lui imposant d’ignorer les recommandations contenues dans le rapport final. Une telle supposition est tout simplement fausse.
«Ce qui est fondamental de retenir, ce ne sont pas les considérations qui ont mené à la mise sur pied de notre équipe d’intervention, c’est plutôt le plan d’action que les membres de l’équipe ont élaboré afin de régler ce problème. Le plan d’action, approuvé par nos hauts dirigeants et rendu public, accepte manifestement toutes les recommandations formulées par Madame Deschamps, totalement ou en principe. Le major-général Chris Whitecross et les membres de son équipe examinent maintenant activement diverses options afin de déterminer quelle est la meilleure façon de mettre en œuvre chacune de ces recommandations.
«De nombreuses discussions ont eu lieu concernant la recommandation de Madame Deschamps d’établir un « Centre de responsabilité » indépendamment de la chaîne de commandement. Son rapport suggère que nous examinions des modèles à cet égard, tout comme ceux utilisés par les armées de l’Australie, de la France ou des États-Unis.
«Je tiens à préciser que nous avons accepté cette recommandation en principe, et que le major-général Whitecross examine activement ces modèles afin de formuler des recommandations concernant la meilleure façon de procéder au Canada. Il pourrait s’agir par exemple d’un élément inspiré du modèle australien, qui donne du pouvoir aux victimes, mais qui renforce également la capacité de la chaîne de commandement à diriger et à se soucier du bien-être de ses militaires, et à rendre compte régulièrement à leur Chef de la Force de défense par l’intermédiaire du comité des chefs de service. Nous examinons également le système américain, qui est géré par un général deux étoiles qui relève d’un secrétaire adjoint de la Défense.
«Bien que nous ne soyons pas certains du meilleur modèle à adopter au Canada, et par conséquent, de la façon dont nous mettrons en œuvre cette recommandation, nous sommes très conscients de la nécessité de mettre sur pied un centre libre de toute influence de la part de la chaîne de commandement.
«Notre réponse concernant ce problème est claire, et nous sommes résolus à maintenir notre engagement visant à le résoudre. Les comportements sexuels inappropriés n’ont pas leur place dans les Forces armées canadiennes d’aujourd’hui, et nous prendrons des mesures solides afin de susciter des changements positifs. »
Général Tom Lawson
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Bureau de la prévention de l'agression sexuelle du Département de la Défense des États-Unis: http://www.sapr.mil/index.php (en anglais seulement)
Bureau de la prévention de l'agression sexuelle du Département australien de la Défense: http://www.defence.gov.au/sempro/Default.asp (en anglais seulement)
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