Bienvenue à tous.
C'est un réel plaisir d'être de retour dans votre magnifique province de la Colombie-Britannique. J'aimerais commencer par remercier mes collègues Randy Kamp, député de Pitt Meadows - Maple Ridge - Mission, qui est mon secrétaire parlementaire depuis que je suis ministre, et John Weston, député de Vancouver Ouest, Sunshine Coast et Sea-to-Sky Country.
Je peux attester ce qu’a dit Randy. John travaille dur à Ottawa en votre nom. Il travaille toujours très dur lorsqu’il discute avec moi des questions liées aux pêches et de ses idées.
C'est toujours un plaisir et un honneur de travailler avec vous pour promouvoir les intérêts des Britanno-Colombiens, et c'est un plaisir plus grand encore de pouvoir me joindre à vous dans la province que vous représentez pour annoncer nos engagements permanents et concertés en Colombie-Britannique.
Mon annonce d'aujourd'hui porte sur plusieurs points, mais tous ont deux choses en commun : ils résultent tous directement des efforts déployés par MM. Kamp et Weston et nos membres du caucus ici en Colombie-Britannique. Et chacun de ces aspects vise à améliorer la science et la conservation, dans cette province comme dans tout le reste du pays.
J’ai plusieurs annonces à faire mais permettez-moi de commencer par les infrastructures.
Aujourd'hui, je suis heureuse d'annoncer que les installations de recherche suivantes vont recevoir des fonds du gouvernement fédéral pour améliorer divers aspects de l'infrastructure de leurs bâtiments :
- L'Institut des sciences de la mer, à Sidney, sur l'île de Vancouver, recevra jusqu'à 13 millions de dollars pour des mises à niveau.
- La Station biologique du Pacifique, à Nanaimo, recevra jusqu'à 2,9 millions de dollars pour des mises à niveau.
- Ici même, le Centre de recherche sur l'aquaculture et l'environnement, qui nous accueille aujourd'hui, recevra jusqu'à 2,2 millions de dollars pour des mises à niveau.
C'est un total de plus de 18 millions de dollars qui va être consacré à divers projets à chacun de ces sites. Voici quelques exemples des types de travaux qui seront réalisés :
- Amélioration des systèmes de sécurité-incendie et de l'accessibilité
- Mise à niveau des systèmes de chaudières
- Amélioration importante du système de santé et sécurité
- Mise à niveau des systèmes de chauffage et de refroidissement
- Amélioration des routes et des stationnements
De plus, les quais commerciaux seront mis à niveau à l'Institut des sciences de la mer et ici même, sur ce même quai où nous nous tenons.
Ces deux installations mènent d'importantes recherches aquatiques. Ici, au Centre de recherche sur l'aquaculture et l'environnement, les scientifiques de Pêches et Océans Canada et de l'Université de Colombie-Britannique étudient la biotechnologie et la génomique, les enjeux liés à l'habitat côtier, la nutrition des animaux aquatiques et enfin la physiologie et l'écologie des salmonidés.
Les activités scientifiques réalisées ici et dans les autres installations de recherche fédérales sont à la fois novatrices et reconnues à l'échelle internationale. Mais surtout, elles fournissent à Pêches et Océans Canada de solides preuves scientifiques sur lesquelles nous nous fondons pour prendre un certain nombre de nos décisions.
Je me réjouis également de préciser que des discussions sont en cours avec des partenaires de longue date qui sont avec nous aujourd'hui, la Fondation du saumon du Pacifique et l'Aquarium de Vancouver. Nous nous embarquons dans de nouveaux partenariats en vue d’optimiser les bénéfices qui peuvent être tirés de nos ressources et de notre expertise.
Nous savons que nous avons ici une installation scientifique de classe mondiale dotée de l'équipement le plus moderne. Nos partenaires, représentés aujourd'hui par John Nightingale, Ph. D, président et directeur général de l'Aquarium de Vancouver, et Brian Riddell, Ph. D, président et directeur général de la Fondation du saumon du Pacifique, possèdent une expertise précieuse en matière de recherche, de questions relatives aux pêches et d’engagement communautaire, et beaucoup d’autres talents qu’ils mettent à profit pour nous. Les détails concernant ce partenariat seront officialisés dans les prochains mois. C’est une situation gagnant-gagnant.
Permettez-moi maintenant de passer à un autre aspect qui, je le sais, tient vraiment à cœur des habitants de Vancouver et de la Colombie-Britannique.
Incontestablement, la science appuie une saine gestion des pêches et constitue le fondement d'un secteur maritime économiquement prospère.
En vertu de la Loi sur les océans, le MPO est le principal gardien responsable de la conservation des écosystèmes aquatiques, des océans et des ressources marines du Canada. C'est une responsabilité que nous prenons très au sérieux et c'est pourquoi nous collaborons étroitement avec les provinces et les territoires pour mettre en place des zones de protection marine et faire appliquer d'importantes mesures de conservation.
Les zones de protection marine contribuent à l'amélioration de la santé, de l'intégrité et de la productivité de nos écosystèmes marins. Elles sont établies selon une approche systématique et collaborative.
Aujourd'hui, le Canada a déjà désigné huit zones de protection marine : cinq sur la côte Est, deux sur la côte Ouest et une dans l'Arctique.
Comme vous le savez, le premier ministre, Stephen Harper, a annoncé un Plan de conservation national qui nous aide à conserver les terres sensibles sur le plan écologique, à restaurer les écosystèmes et à rapprocher les Canadiens de la nature.
Un montant de 37 millions de dollars a été attribué à Pêches et Océans Canada et à Environnement Canada pour renforcer la conservation des zones marines et côtières.
Je suis heureuse de pouvoir vous donner davantage de précisions aujourd'hui sur cet investissement. Ce financement nous permettra de créer quatre nouvelles zones de protection marine et d'en déterminer trois autres à protéger, ainsi que de poursuivre la mise en place d'un réseau de zones de protection marine fédérales et provinciales. Il nous fournira aussi les ressources nécessaires pour travailler avec les Canadiens afin de surveiller les zones de protection marine, existantes et nouvelles. Le financement servira à élaborer les cadres de gestion nécessaires pour les zones de protection marine et nous fournira les ressources dont nous aurons besoin pour faire appliquer ces cadres.
Il nous permettra en outre de financer les travaux de nos intervenants qui ne demandent pas mieux que de participer davantage à la protection de notre milieu marin. Par exemple, nous pourrions attribuer des contrats pour effectuer la collecte des données ou assurer la surveillance d’une zone de protection marine.
Les récifs d'éponges siliceuses du détroit d’Hécate / détroit de la Reine-Charlotte sont l'une des zones que l'on étudie avec intérêt en vue de lui accorder une totale protection marine.
On a découvert quatre grands récifs d'éponges siliceuses dans le détroit d’Hécate en 1987. On a pu déterminer qu'ils sont vieux de plus de 9 000 ans et qu'ils couvrent une zone d'environ 1 000 kilomètres carrés. Il s'agit d'une découverte remarquable puisque l'on pensait alors que ces animaux marins délicats et vulnérables avaient disparu.
Ces éponges, qui peuvent vivre jusqu'à 200 ans, sont incroyablement fragiles. En 2002, avec la coopération de la communauté de la conservation et de l’industrie de la pêche commerciale, les quatre récifs ont été fermés à la pêche au chalut. D'autres protections ont été mises en place en 2006. Cependant, pour protéger entièrement ce trésor national, d'autres mesures sont nécessaires.
Ici, en Colombie-Britannique, la désignation des récifs d'éponges siliceuses du détroit d’Hécate et du détroit de la Reine-Charlotte demeure une priorité et je peux vous assurer que notre ministère travaille d'arrache-pied pour voir cette désignation se concrétiser.
En tant qu'entité fédérale qui dirige les pêches commerciales, récréatives et autochtones, notre gouvernement s'engage à assurer la viabilité à long terme des populations de poissons vivant dans nos océans et nos voies navigables.
Nous en trouvons une autre preuve dans la somme de 2 millions de dollars accordée dans le Plan d’action économique de 2015 à la Fondation du saumon du Pacifique pour appuyer le projet Salish Sea Marine Survival. C’est quelque chose que le Dr Brian Riddell a apporté à notre attention, avec l’aide du député Weston.
Les membres de ce groupe vont étudier les facteurs qui influencent la survie des saumons et des truites arc-en-ciel juvéniles dans la mer des Salish, au large de la Colombie-Britannique. Les recherches consacrées au milieu marin de la mer des Salish porteront sur les algues, les écloseries, la migration des saumons et les effets que les mammifères marins peuvent avoir sur les saumons. Elles feront appel aux techniques de recherche les plus récentes et s'appuieront sur l'expertise des universitaires et des bénévoles qui participent à ce projet.
La Fondation du saumon du Pacifique est déterminée à découvrir l'origine de ce problème et à trouver ce que l'on peut faire pour inverser le déclin des montaisons. Elle coordonne, aux côtés de Long Live the Kings (leur homologue américain) les efforts de plus de 40 organisations qui travaillent à cet important enjeu transfrontalier.
Permettez-moi de profiter de cette occasion pour dire quelques mots au sujet de la pollution causée par le vraquier Marathassa dans la Baie English. Cette situation a été très éprouvante pour les résidents de Vancouver, et en réalité pour tous les Britanno-Colombiens, qui chérissent leurs eaux cristallines. Et si vous regardez derrière moi, vous pouvez comprendre pourquoi. En tant que résidente d’une collectivité côtière, je partage pleinement la frustration qui a été ressentie lors de ce regrettable incident.
Je comprends et je partage la frustration que l'on ressent lorsqu'un navire étranger entre dans un port canadien et déverse des hydrocarbures dans nos eaux. Je veux remercier ici les citoyens de Vancouver et des municipalités avoisinantes de leur mobilisation active, leurs innombrables manifestations d'inquiétude et leur immense disponibilité pour participer aux efforts de nettoyage.
Aujourd'hui, je tiens à assurer aux habitants de la Colombie-Britannique que la Garde côtière canadienne mène un examen strict de cet incident et que le cadre de référence a été examiné par plusieurs partenaires qui veulent être inclus dans cette évaluation.
Nous sommes tous d'accord pour dire que l'objectif premier de cet examen est, en tant que collectif, d'intervenir rapidement et efficacement pour réagir aux événements qui se produisent dans les eaux canadiennes.
Aujourd'hui, mon engagement envers les habitants de la Colombie-Britannique est très clair : il s'agira d'un examen exhaustif, et la Garde côtière canadienne le présentera aux Canadiens dans les deux langues officielles d’ici la fin du mois de juillet.
Merci à tous de vous être joints à nous aujourd'hui. Merci à mes collègues du caucus, à M. Nightingale, à M. Riddell,, aux scientifiques qui représentent le MPO et d'autres organisations comme Port Metro Vancouver, l'Université de Colombie-Britannique et l'Université Simon Fraser. Merci à tous de votre soutien et de votre coopération indéfectibles.
Merci.