Les stations de ski en exploitation dans les parcs des montagnes, à savoir les stations de ski Lake Louise, Sunshine Village et Norquay dans le parc national Banff ainsi que la station de ski Marmot Basin dans le parc national Jasper, sont les plus grands titulaires de domaine à bail des parcs des montagnes. Par une gestion prudente de l’aménagement et de l’utilisation de leur territoire, les stations de ski peuvent assurer leur viabilité, créer des expériences de qualité pour les visiteurs et préserver l’intégrité écologique.
Les Lignes directrices pour la gestion des stations de ski de 2006 représentent le principal outil stratégique dont Parcs Canada se sert pour orienter l’élaboration des plans d’aménagement des quatre stations de ski dans les parcs des montagnes. Ces lignes directrices présentent une démarche claire et prévisible qui permet à Parcs Canada d’élaborer des lignes directrices particulières pour chaque station de ski et aux stations de ski de dresser des plans à long terme. Cette démarche offre également au public l’occasion de participer au processus de planification. Les Lignes directrices pour la gestion des stations de ski sont conformes aux plans directeurs des parcs nationaux Banff et Jasper, et elles en appuient la mise en œuvre.
L’objectif premier de Parcs Canada pour la gestion des stations de ski consiste à obtenir des garanties à long terme en matière d’utilisation du territoire, afin :
- de contribuer à offrir des activités éducatives et des expériences mémorables aux visiteurs des parcs nationaux;
- de fournir aux exploitants des stations de ski des paramètres clairs leur permettant de planifier leurs activités de manière à ce que leur entreprise demeure rentable;
- d’assurer le maintien ou le rétablissement de l’intégrité écologique.
Voici les principes qui régissent le processus de planification des stations de ski :
- La démarche adoptée pour gérer la croissance et l’aménagement dans les stations de ski doit être semblable à celle des collectivités et des établissements d’hébergement commercial périphériques.
- À l’intérieur du secteur déjà aménagé1, la station de ski peut envisager de nouveaux projets d’aménagement lorsqu’il y a moyen d’atténuer les incidences écologiques.
- À l’extérieur du secteur déjà aménagé, la station de ski peut envisager de nouveaux projets d’aménagement lorsqu’il est possible de réaliser un gain écologique substantiel2 à l’intérieur ou à proximité du domaine à bail.
1 Le secteur aménagé correspond au secteur ayant été modifié aux fins du ski ou à d’autres fins par la construction d’ouvrages ou par le défrichement ou l’enlèvement d’arbres ou d’autre végétation, l’aménagement paysager, la modification du terrain ou d’autres activités liées à l’exploitation d’une station de ski. Cela comprend les pistes de ski, le tracé des remonte-pentes, les aires de stationnement, les immeubles commerciaux, les immeubles d’exploitation et les secteurs boisés séparant les pistes de ski. Cela ne comprend pas les secteurs non aménagés, les secteurs qui ne sont assortis d’aucun service ou les secteurs non fréquentés par les skieurs.
2 Un gain écologique substantiel consiste en un changement positif des principales conditions écologiques (corridors et habitat fauniques, mortalité des animaux sauvages, espèces sensibles, zones fragiles et écosystèmes aquatiques) qui entraîne la restauration de l’intégrité écologique ou la garantie de sa préservation à long terme. Un projet visant à reconfigurer le domaine à bail ou à en réduire la superficie afin de mieux protéger un secteur écosensible serait un exemple de gain écologique substantiel.
Les stations de ski doivent contribuer à une expérience exceptionnelle et mémorable dans un parc national.
- Les stations de ski doivent aider les visiteurs à mieux comprendre et apprécier les valeurs patrimoniales du parc et du site du patrimoine mondial ainsi que les initiatives de conservation locales.
- Les stations de ski doivent être des chefs de file de la gestion, de l’intendance et de l’application de pratiques exemplaires dans le domaine de l’environnement.
Les lignes directrices sont assujetties à une évaluation environnementale stratégique. Les plans à long terme font l’objet d’une analyse d’impact détaillée conformément à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale de 2012. Les deux documents doivent faire l’objet de consultations publiques avant d’être soumis à l’approbation du gouvernement du Canada.
Les lignes directrices doivent porter à la fois sur les opérations hivernales et sur les propositions d’activités estivales. Cette mesure permet de veiller à ce que les initiatives possibles soient examinées dans une perspective globale, afin de bien tenir compte des effets écologiques cumulatifs et de procurer une garantie à long terme aux exploitants de la station de ski.
Les Lignes directrices pour la gestion des stations de ski permettent aux stations de ski de proposer des changements aux activités estivales. Dans cette optique, elles :
- exposent les exigences précises que doivent respecter toutes les propositions au chapitre de la protection de l’environnement et de l’expérience du visiteur;
- exigent que des paramètres supplémentaires soient énoncés dans les lignes directrices particulières de la station de ski afin de permettre le règlement de problèmes précis;
- exigent que les propositions visant des activités estivales soient intégrées à un plan à long terme.
Parcs Canada est résolu à travailler de concert avec les stations de ski pour rédiger des lignes directrices qui leur sont propres, afin de répondre à leurs besoins, d’assurer l’intégrité écologique et de créer des expériences de qualité dans les parcs nationaux. D’ici à ce que les lignes directrices particulières des stations de ski soient élaborées, les Lignes directrices pour la gestion des stations de ski limitent les projets d’aménagement autorisés dans les stations de ski, par exemple l’aménagement de nouveaux remonte-pentes ou de nouvelles surfaces commerciales. Une fois leurs lignes directrices approuvées, les stations de ski peuvent élaborer un ou plusieurs plans à long terme qui renferment une gamme de propositions d’aménagement pour un horizon de planification précis (de 5 à 15 ans).
Renseignements : www.parcscanada.gc.ca/lakelouise2015