Varsovie (Pologne) - 9 juin 2015
Merci, Madame la Première ministre.
Bon après-midi.
Bon après-midi, mesdames et messieurs.
C’est merveilleux d’être de retour en Pologne et d’avoir l’occasion de renouveler et de réaffirmer les liens profonds et durables qui unissent nos deux pays.
Il s’agit de ma troisième visite et je peux vous dire que chaque fois, j’ai été accueilli avec la même chaleur et je peux en dire autant pour ce qui est de mes collègues qui sont ici avec moi, l’honorable Jason Kenney, ministre de la Défense nationale, le député James Bezan, le député Ted Opitz, un député canado-polonais, Wladyslaw Lizon, qui est non seulement un Canado-polonais, mais qui est né et qui a grandi ici, en Pologne.
C’est merveilleux que vous soyez tous avec moi.
Les Polonais et les Polonaises sont pour le Canada des amis sincères et des partenaires loyaux.
Et vous êtes aussi des hôtes particulièrement accueillants.
Je vous en remercie.
C’est aussi ma première rencontre avec la Première ministre Kopacz depuis qu’elle est entrée en fonction et je suis certain, Madame la Première ministre, que notre relation sera aussi fructueuse et mutuellement avantageuse que celle que j’ai eue pendant tant d’années avec votre prédécesseur, qui est maintenant à la tête de l’Europe.
Il y a presque exactement un an, j’étais ici pour souligner le 25e anniversaire de l’émergence de la Pologne à l’aube éclatante de la liberté.
Et plus tôt ce printemps, je me suis rendu aux Pays-Bas pour la commémoration de la fin de la Seconde guerre mondiale.
Ces deux luttes, les luttes successives auxquelles correspondent ces anniversaires, contre la barbarie du fascisme et la brutalité du communisme, ont été les conflits qui ont défini le siècle dernier.
Le courage et la résolution du grand peuple de Pologne ont été fondamentaux pour remporter la victoire finale contre ces deux terribles fléaux.
Aujourd’hui, bien sûr, plus d’un million de Canadiens sont d’origine polonaise et comme nos populations entretiennent des liens étroits, il n’est pas surprenant qu’après la guerre froide, nos pays soient devenus de formidables partenaires commerciaux.
L’an dernier, la valeur de nos échanges commerciaux de marchandises atteignait presque 2 milliards de dollars, faisant ainsi de la Pologne le plus important partenaire commercial du Canada en Europe de l’Est.
Depuis maintenant plusieurs années, l’économie de la Pologne est florissante, sa croissance est sans contredit la plus forte de l’Union européenne.
Ce pays est une étoile montante.
Que votre pays ait été le seul de l’UE à éviter la récession pendant la crise économique mondiale le montre bien, je pense.
Aussi, j’ai donc le plaisir de pouvoir annoncer aujourd’hui un nouveau plan d’action canadien pour le marché prioritaire qu’est la Pologne.
Ce plan d’action vise à renforcer encore davantage les liens économiques et commerciaux qui profitent tant aux gens de nos deux pays.
Plus tôt, la Première ministre et moi avons parlé de l’augmentation substantielle de ce commerce qui découlera de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne lorsque cet accord aura été mis en œuvre.
L’appui de la Pologne à l’égard de l’Accord commercial Canada-Union européenne a été clair et constant et nous lui en sommes très reconnaissants.
Nous avons également discuté de la situation préoccupante qui prévaut en Ukraine, comme la Première ministre l’a déjà mentionné, et de la campagne incessante que mène le régime Poutine pour perturber et déstabiliser ce pays.
Le Canada et la Pologne sont des partenaires en quête de prospérité, mais aussi en quête de paix.
Le Canada était le premier pays à ratifier l’entrée de la Pologne au sein de l’OTAN, comme vous l’avez rappelé, Madame la Première ministre.
Depuis, nous avons côte à côté défendu les valeurs et les intérêts de cette alliance.
Le Canada et la Pologne ont servi côte à côte en Afghanistan et nous faisons maintenant valoir ensemble la liberté et la démocratie en Ukraine.
Nos militaires travaillent activement ensemble aux mesures d’assurance de l’OTAN.
Nos pays ont par exemple en commun l’appui qu’ils donnent à la liberté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine face à l’agression russe.
Nous ne pourrons jamais accepter l’annexion illégale de la Crimée, ni les attaques du Président Poutine dans d’autres régions de l’Ukraine.
Le président Poutine s’est non seulement attaqué à un État européen souverain, il s’en est pris avec ses voyous aux principes et aux conventions qui séparent la paix et l’ordre du désordre et de l’anarchie.
L’agression russe en Ukraine est une situation intolérable qui dicte une réaction soutenue et efficace de la part de la communauté internationale, et nous sommes fiers d’avoir travaillé avec la Pologne dès le départ à cet égard.
J’aimerais également souligner, une fois de plus, que les dirigeants du G7, y compris les grands dirigeants européens, ont déclaré de manière unanime que non seulement ils maintiendraient la pression qu’ils exercent sur la Russie au moyen de sanctions, mais qu’ils sont prêts à raffermir les sanctions visant M. Poutine si les circonstances le justifient.
Le Canada... Pour ce qui est du Canada et de la Pologne, nos forces armées coopèrent déjà de diverses façons, et je suis ravi de vous dire que nous élargirons cette coopération par la signature de la Déclaration d’intention Canada-Pologne sur la coopération en matière de défense.
Grâce à ce nouveau mécanisme de coopération, nos forces armées respectives pourront notamment partager leurs meilleures pratiques dans plusieurs domaines.
Je suis également fier d’annoncer que le Canada fournira du personnel au Quartier général du Corps multinational Nord-Est de l’OTAN situé à Szczecin, en Pologne.
Nous espérons – nous deux comme vous tous ici présents, je crois – nous espérons que la Pologne d’aujourd’hui, un peuple libre qui récolte les bienfaits d’une économie dynamique, sera un jour l’Ukraine de demain.
Nous poursuivrons notre collaboration en ce sens.
Et encore une fois, merci, Madame la Première ministre, pour votre hospitalité.