Depuis que le rover Curiosity a atterri sur Mars en 2012, le spectromètre d'analyse à particules alpha et à rayons X (APXS) construit au Canada étudie les roches et le sol de cette planète, et il a apporté une contribution importante à de nombreuses grandes percées scientifiques de la mission, y compris la découverte du fait que, dans son passé lointain, la planète Mars pourrait avoir eu une composition chimique propice à la vie microbienne.
Par l'entremise de l'Agence spatiale canadienne (ASC), le gouvernement du Canada investira jusqu'à 1,9 million de dollars au cours des deux prochaines années pour appuyer l'exploitation de cet instrument scientifique canadien installé à bord du rover Curiosity et son équipe scientifique. Ce dernier investissement comprend un contrat pouvant valoir jusqu'à 1,7 million de dollars accordé à l'Université de Guelph, qui dirige l'équipe scientifique de l'APXS. De ce montant, un maximum de 325 000 $ sera versé en sous-traitance à l'Université du Nouveau-Brunswick (Fredericton). Cette université recevra également une subvention distincte de l'ASC d'une valeur de 150 000 $ sur deux ans pour appuyer les opérations et permettre l'analyse des données.
La collaboration du Canada avec la National Aeronautics and Space Administration (NASA) dans le cadre de la mission Mars Science Laboratory (MSL) respecte les principes du Cadre de la politique spatiale du Canada : elle renforce les relations stratégiques avec les partenaires internationaux dans l'intérêt de la science et de la technologie, elle positionne notre industrie spatiale nationale aux avant-postes des activités spatiales de pointe et elle inspire les Canadiens, particulièrement nos jeunes, à faire carrière dans les sciences, la technologie, le génie et les mathématiques.