L’honorable Greg Rickford
Ministre des Ressources naturelles et ministre de l’Initiative fédérale du développement économique dans le Nord de l’Ontario
Discours‑programme au Sommet national sur l’innovation forestière
Hôtel et centre de congrès Lakeside Inn
Kenora (Ontario)
Le 9 juillet 2015
Bonjour à tous. Je suis très heureux d’être ici avec vous.
Comme je l’ai dit plus tôt ce matin, je pense bien franchement qu’il nous a fallu attendre très longtemps pour réunir autant de monde qu’aujourd’hui, et je me demande en fait, si c’est déjà arrivé.
Le reste de la journée et demain, lorsque nous serons à Thunder Bay, nous célébrerons les possibilités dans le secteur forestier. Nous continuerons bien entendu de discuter des défis, mais je pense qu’il est très clair, comme des entraîneurs de football et de hockey l’ont dit, que c’est une question d’attitude. Les enjeux dans le secteur forestier, si nous les comprenons, finissent tôt ou tard par devenir des possibilités.
En ma qualité de ministre des Ressources naturelles du Canada, je dirais d’entrée de jeu que je saisis toutes les possibilités qui se présentent lors de mes déplacements partout dans le monde pour discuter du secteur forestier, plutôt que de consacrer tout mon temps à participer à des réunions sur le secteur pétrolier et gazier. Mes hauts fonctionnaires confirmeront que lorsque nous nous rendons dans une autre région du monde, nous mettons toujours le secteur forestier à l’ordre du jour, que ce soit dans le cadre de rencontres avec les mêmes ministres de l’un et l’autre domaine, de nos homologues ou d’autres intervenants. Le secteur forestier est une priorité absolue pour Ressources naturelles Canada et le gouvernement.
Je pense qu’il est particulièrement approprié que nous tenions une rencontre dans le Nord‑Ouest de l’Ontario, une région qui reflète la riche histoire du secteur forestier et qui montre comment elle nous définit en tant que communautés. La région est un bon reflet des défis associés au secteur forestier et, plus récemment, des possibilités qu’il offre. Il en va ainsi dans toute la région, voire dans l’ensemble du pays.
On nous a rappelé encore aujourd’hui le rôle central que le secteur forestier peut jouer et le rôle central qu’il veut jouer pour créer des emplois et façonner l’avenir des habitants de communautés comme celle‑ci et de partout au pays.
Parlons de l’importance du secteur forestier. Comme vous le savez fort bien, le secteur forestier du Canada est un élément essentiel de notre économie. Il contribue au PIB du Canada à hauteur de près de 21 milliards de dollars et emploie directement plus de 200 000 Canadiennes et Canadiens, dont plus de 47 000 en Ontario. En 2013, les exportations de produits forestiers canadiens ont augmenté de plus de 13 % par rapport à l’année précédente et ont dépassé les 28 milliards de dollars. Le Canada est le quatrième exportateur de produits forestiers en importance dans le monde. Et nous pouvons faire mieux.
Au cours des dernières années, nous avons connu une transformation remarquable qui a permis de maintenir des emplois pour les Canadiens et de redonner espoir aux populations locales. En effet, selon l’Association des produits forestiers du Canada, 60 000 Canadiens pourraient, si nous nous y prenons correctement, être recrutés pour travailler dans le secteur forestier d’ici la fin de la décennie.
Donc, ce Sommet national sur l’innovation forestière est important pour plusieurs raisons. Nous reconnaissons qu’il reste encore du travail à faire. En nous réunissant tous ici dans notre magnifique ville de Kenora pour le Sommet national sur l’innovation forestière et les rencontres du Conseil canadien des ministres des forêts qui se poursuivront demain dans la ville tout aussi magnifique de Thunder Bay, nous sommes en train, mesdames et messieurs, de tracer la voie à suivre pour la prochaine étape, celle de la croissance économique dans le secteur forestier.
Dans le cadre de ce sommet, nous ne devrions pas nous interroger sur ce qui a été fructueux dans le passé et sur la façon de le reproduire. Nous devrions plutôt déterminer ce dont nous avons besoin pour l’avenir et comment nous pouvons le créer collectivement.
Pour répondre à cette question, de nombreux intervenants à l’expertise et à l’expérience incroyablement variées — gouvernements, conseils subventionnaires, intervenants de l’industrie et du milieu universitaire, organismes non gouvernementaux, et dirigeants des provinces, des territoires et des municipalités — se sont mobilisés pour faire front commun dans cette cause. Vous êtes tous ici parce que vous comprenez l’importance du secteur forestier au pays et souhaitez trouver les meilleures façons de le faire progresser. Je vous remercie donc tous de votre présence ici aujourd’hui.
Je voudrais, si vous me le permettez, vous expliquer comment le gouvernement fédéral fait sa part. Je suis fier du rôle que le gouvernement joue dans le secteur forestier : il travaille avec nos partenaires, dont vous, ici présents dans la salle, pour stimuler l’innovation et créer et protéger des emplois.
Cependant, comme Richard Garneau l’a souligné, si l’on pose la question au Groupe d’experts sur l’innovation, on se fait répondre que ce qui favorise l’innovation au final, c’est la volonté des entreprises et des actionnaires de faire des investissements. En matière d’innovation, ils doivent avoir la certitude que des investissements seront effectués pour donner suite à des projets qui sont axés sur l’innovation, appuyés par des intervenants du milieu universitaire et concrétisés grâce au travail important qu’ils font pour créer des emplois pour nos usines locales et nos villes.
Donc, même si nous avons investi la somme sans précédent de 1,8 milliard de dollars pour appuyer la transformation et le renouvellement en cours dans le secteur forestier au Canada, nous comprenons et reconnaissons certains des besoins. Maintenant que nous nous apprêtons à aborder la dimension ministérielle de ce sommet à Thunder Bay, nous continuerons de nous concentrer sur les enjeux et les possibilités sur lesquels nous devons nous pencher.
En ce qui concerne le rôle du gouvernement, ces investissements permettent de réaliser des progrès dans cinq secteurs clés : réduire l’empreinte écologique des usines de pâtes et papiers; faire progresser les nouvelles technologies qui offrent de réelles applications et créent des emplois nouveau genre dans nos communautés; commercialiser ces nouveaux produits; assumer des risques sur le plan scientifique et vouloir qu’une idée se traduise en un produit qui crée des emplois et favorise la croissance et la prospérité économique dans nos communautés; diversifier les marchés pour les produits forestiers canadiens et, bien entendu, travailler à intégrer davantage les communautés des Premières nations dans le secteur forestier.
Permettez‑moi d’aborder brièvement un de ces secteurs. Notre Programme d’écologisation des pâtes et papiers de 1 milliard de dollars a amélioré la performance environnementale, réduit l’empreinte écologique et consolidé la position de l’industrie sur le marché mondial, ce qui a permis de préparer le terrain pour que les usines et les collectivités qui en dépendent en retirent des gains à long terme.
Monsieur le Maire Nuttal, je ne pense pas qu’il soit exagéré de dire que ce programme est l’une des principales raisons pour lesquelles nous avons bon espoir que l’usine de Dryden continuera d’être un moteur économique important pour la ville et notre région. Le fait que l’usine peut se débrancher du réseau électrique ou ne pas dépendre complètement du réseau pour s’alimenter en énergie a non seulement réduit l’empreinte écologique et montré que nous pouvons commercialiser la technologie dans le but d’en tirer des avantages pour l’environnement, mais a également permis d’offrir un rendement aux actionnaires pour qu’ils aient confiance en l’innovation et aux projets qui ont des applications dans leurs usines. Ce sont là quelques‑uns des avantages associés à la mise en œuvre de ce programme.
C’est sans équivoque un partenariat historique entre le gouvernement et l’industrie qui a démontré ce que nous pouvons accomplir lorsque nous collaborons.
Parlons des moyens de faire progresser les nouvelles technologies. Pour ce faire, nous avons mis en œuvre FPInnovations. C’est l’organisme national de recherche dirigé par l’industrie. Grâce à des fonds supplémentaires de 20 millions de dollars annoncés pour cette année, FPInnovations pourra favoriser le développement de technologies de pointe, la création d’emplois et la croissance dans les communautés de partout au pays.
Au nombre de ses succès, citons notamment que l’initiative a joué un rôle crucial pour aider les petites et moyennes entreprises de fabrication du bois à adopter les technologies et à réaliser de plus grandes économies dans leurs processus de fabrication.
Passons maintenant à la commercialisation de nouveaux produits. En tant qu’ancien ministre des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation, j’ai quelques repères. Dans le secteur forestier, pour mettre les produits en marché, nous avons lancé le programme ITIF, Investissements dans la transformation de l’industrie forestière. Aujourd’hui, je suis fier de rendre public notre premier rapport sur le rendement pour les quatre premières années du programme ITIF. Il décrit comment le programme réduit les impacts sur l’environnement, ce qui permet de créer des produits de grande valeur et d’améliorer la viabilité commerciale de technologies novatrices. Avec un budget de 100 millions de dollars, ce programme a déjà attiré des investissements additionnels de 260 millions des secteurs public et privé et contribuera à générer 66 millions de dollars par année en nouveaux revenus pour les entreprises. Par ailleurs, mesdames et messieurs, le programme réduira les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie d’environ 60 kilotonnes par année.
Quelque 14 projets ont déjà reçu des fonds, dont huit ont été qualifiés de premières mondiales.
En fait, le programme ITIF a remporté un tel succès que l’an dernier, nous avons annoncé 90 millions de dollars supplémentaires pour quatre autres années, soit jusqu’en 2018.
Je suis ravi de voir certains de nos partenaires du programme ITIF ici aujourd’hui. Il y a l’usine Miller Western Forest Products de l’Alberta, qui produit de l’énergie à partir de la biomasse. Nous avons aussi l’entreprise Kruger Incorporé, de Trois‑Rivières, au Québec, la première usine de pâtes dans le monde à produire des filaments de cellulose. Il y a aussi Domtar, de Dryden, qui est en train d’élaborer des classes de première qualité de pâte kraft blanchie de résineux de l’hémisphère Nord.
En tant que ministre responsable du développement économique de la région, je tiens à souligner l’excellent travail que FedNord, Diversification de l’économie de l’Ouest et l’APECA accomplissent. Hier, j’ai plaisanté avec nos amis du Nouveau‑Brunswick— à vrai dire, ce sont eux qui ont plaisanté avec moi — sur le fait que nous avons approuvé ces importants investissements qui finissent entre les mains des ministres responsables de ces organismes de développement économique régional. Ressources naturelles Canada ne reçoit pas toujours les crédits dont il a besoin ou qu’il estime mériter pour ces programmes, mais ces investissements sont versés aux organismes de développement économique régional et à des programmes comme FedNord pour une raison très importante : ils comprennent ce dont la région a besoin et ce qu’elle veut et juge qu’elle devrait avoir, compte tenu de ses particularités. Le Canada doit, en tant que gouvernement fédéral, comprendre cela, en raison de l’immensité de son territoire.
Permettez‑moi d’aborder brièvement l’idée d’ouvrir de nouveaux marchés. Bien entendu, même les meilleures entreprises que ne disposent pas des procédés les plus avant‑gardistes ne peuvent réussir s’il n’y a pas de marchés pour leurs produits. C’est la raison pour laquelle, en tant que gouvernement fédéral, nous avons travaillé si fort pour ouvrir des marchés, tant au pays qu’à l’étranger, au moyen de notre Programme de développement des marchés. Dans le cadre de notre réseau mondial, nous avons investi près de 2 millions de dollars pour mettre sur pied un bureau de développement des marchés à Mumbai, en Inde. Nous avons affiché un poste d’agent de promotion commerciale à temps plein à Abu Dhabi pour stimuler les exportations de bois du Canada vers le Moyen‑Orient. Pour compléter le volet nord‑américain du programme, nous avons fait la promotion de l’utilisation du bois dans les nouvelles structures au moyen de notre Initiative de structures en bois de grande hauteur.
Notre budget fédéral, annoncé au printemps, contribue au maintien de cette initiative en investissant 86 millions supplémentaires au cours des deux prochaines années pour élargir le Programme d’innovation forestière et le Programme de développement des marchés.
Passons maintenant aux travaux scientifiques de pointe. Le gouvernement appuie également l’innovation au moyen de recherches scientifiques menées par le Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada, que vous connaissez tous très bien, qui travaille avec les gestionnaires des terres, les universités, les collèges et les chercheurs de l’industrie de partout au Canada. De concert avec leurs partenaires, les scientifiques fédéraux mettent au point des dispositifs de télédétection par satellite pour contribuer à améliorer l’aménagement des forêts et étudient l’application de la génomique, que ce soit dans la lutte contre les maladies ou l’amélioration des essences forestières. Nous avons en outre investi dans l’infrastructure du Service canadien des forêts, dans de nouveaux espaces importants pour lutter contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette au Québec et au Nouveau‑Brunswick.
Je suis allé récemment à Saint John et à Fredericton, où j’ai souligné la nécessité d’avoir plus d’espace pour les jeunes chercheurs dans le secteur forestier afin qu’ils puissent accomplir leur travail important, et plus particulièrement dans cette région.
Pour terminer, je voudrais vous parler des communautés des Premières nations. Parallèlement à tous ces efforts en vue de transformer le secteur, nous devons faire participer les collectivités des Premières nations. Dans les discussions d’hier avec les groupes d’experts de l’Ontario, nous avons clairement constaté les nouvelles possibilités intéressantes qu’ils reconnaissent, le consensus général qui semble se dégager et leur position selon laquelle des organismes comme Greenpeace ne s’expriment pas en leur nom. Les Premières nations veulent les mêmes choses que nous : un aménagement durable des forêts et des possibilités économiques qui créent des emplois et favorisent la croissance et la prospérité pour leurs collectivités. Je crois bien l’avoir déjà mentionné aujourd’hui, n’est‑ce pas?
Mesdames et Messieurs, le secteur forestier du Canada est l’un des employeurs les plus importants pour les membres des Premières nations. Il emploie plus de 9 000 travailleurs des Premières nations. Avec tous les ordres de gouvernement, nous devons continuer de miser sur un vaste éventail de possibilités de développement commercial, que ce soit le renforcement des capacités, la formation et l’emploi, pour permettre aux collectivités des Premières nations de participer pleinement dans le secteur forestier et d’en bénéficier.
Depuis 2011, notre Initiative de foresterie autochtone a investi plus de 10 millions de dollars dans 50 projets, et ce, dans plus de 103 collectivités. Ces investissements ont permis de créer des entreprises, de former des travailleurs et d’offrir de nouvelles possibilités aux entrepreneurs autochtones. Dans bien des cas, mes homologues provinciaux — dont un grand nombre sont ici aujourd’hui — ont des possibilités intéressantes axées sur les mêmes objectifs.
Nos efforts portent fruit. Nous offrons un appui important à l’initiative de transformation à tous les niveaux : performance environnementale, nouvelles technologies, commercialisation, diversification des marchés et participation des collectivités autochtones. Ces efforts portent fruit, mais il reste encore du travail à faire. Grâce à notre engagement commun à l’égard de la durabilité environnementale, par exemple, les données révèlent que l’industrie canadienne des produits forestiers a la meilleure réputation dans le monde.
Les efforts que nous déployons en vue d’ouvrir de nouveaux marchés ont fait augmenter la valeur des exportations des produits du bois vers la Chine de plus de — tenez‑vous bien — 1 000 % depuis 2007. Environ le quart du bois d’œuvre est maintenant vendu à la Chine, ce qui aurait été impensable il y a à peine une décennie. Au Japon, les bâtiments à ossature de bois représentent environ 14 % du marché de l’immobilier, ce qui n’était tout simplement pas le cas avant que le Canada commence à promouvoir les constructions en bois là‑bas.
Il reste des défis à relever. Nous venons tout juste d’entamer la transformation du secteur forestier du Canada. Comme ce sommet l’indique clairement, nous sommes toujours confrontés à de véritables défis que nous devons transformer en possibilités. Nous avons déjà discuté aujourd’hui de la nécessité d’élaborer de nouveaux produits, d’explorer de nouveaux modèles commerciaux et de pénétrer de nouveaux marchés. Nous avons surtout entendu parler de la nécessité d’innover au sein et au‑delà du secteur, mais aussi à l’échelle de ce grand pays.
Voilà qui nous amène sur le sujet de la Déclaration de Kenora sur l’innovation forestière. C’est un document important qui nous permettra à tous d’aller de l’avant. Ce message a non seulement été entendu, mais il se trouve dans la déclaration du sommet d’aujourd’hui. Les dirigeants du secteur forestier qui sont ici aujourd’hui, que ce soit des dirigeants des gouvernements, de l’industrie ou des organismes de recherche, ont reconnu les efforts collectifs exceptionnels qui nous ont fait traverser des périodes difficiles tout en soulignant le travail que nous aurons à effectuer.
Cette déclaration conjointe met en évidence l’importance de l’innovation dans les secteurs d’activités, les produits, les marchés, les partenariats et, bien entendu, les politiques gouvernementales. L’innovation est essentielle au progrès.
La Déclaration est un pas important vers l’avant et servira de guide pour les mesures à prendre ultérieurement.
Parlons maintenant de l’aménagement durable des forêts, qui nous préoccupe depuis le début de l’été. Avant de terminer mes remarques, je tiens à aborder le bilan du Canada pour ce qui est d’aménager ses forêts de façon durable.
Je suis en train de prêcher à des convertis, mais il y a aussi des journalistes avec nous aujourd’hui, et ils doivent savoir plus que jamais comment nous avons uni nos efforts pour faire la promotion des forêts aménagées de manière durable au Canada, et nous en vanter. Comme vous le savez, il existe de nombreux mythes, qui pourraient inciter les acheteurs à se tourner vers d’autres sources pour se procurer leurs produits du bois, ce qui ferait perdre des emplois et des possibilités au Canada.
Lorsque je parle du secteur pétrolier et gazier, mais plus particulièrement du secteur forestier, j’aime dire aux gens que certains de nos opposants les plus farouches sont en position de force. Dans bien des cas, la position de ces détracteurs n’est fondée sur aucun fait. Chers amis, il est temps de défendre notre réputation en matière d’environnement et de nous attribuer le mérite des progrès que nous avons réalisés. Les faits constituent le meilleur moyen de dissiper les mythes.
Voici donc les faits. Le Canada compte plus de 160 millions d’hectares de forêts qui sont aménagées conformément aux règles strictes des systèmes de certification localement reconnus. C’est plus de 43 % de toutes les forêts certifiées sur la planète, de loin la plus vaste étendue de forêts certifiées dans le monde. Selon les Nations Unies, notre taux de déforestation est à peu près nul, et ce depuis pratiquement plus de deux décennies. C’est tout un exploit. Nous protégeons environ 24 millions d’hectares de forêts pour préserver l’habitat faunique.
Mesdames et Messieurs, nous disposons des outils suivants : l’intelligence, l’unité et, surtout, des faits. Il est temps de commencer à nous dresser contre ceux qui veulent nuire aux possibilités économiques et à l’excellente réputation mondiale du Canada en tant que pays qui privilégie l’aménagement durable des forêts. Nous méritons des louanges.
J’exhorte tout le monde ici présent à répéter ce message encore et encore, car c’est efficace. Je vais un moment délaisser mes notes pour vous expliquer ce qui fonctionne.
De toute évidence, les pipelines ont fait l’objet de nombreuses discussions. Depuis un certain temps, je participe à un exercice pour discuter également du bilan en matière de sécurité des pipelines au Canada. Les quelque 72 000 kilomètres de pipelines sous réglementation fédérale sont sécuritaires à 99,999 %. Lors d’une conversation avec une personne qui s’opposait farouchement au développement de l’infrastructure énergétique, je lui ai simplement dit ceci : « Nous avons toujours eu des discussions justes, mais je ne suis pas certain de vous avoir demandé un cadre de référence quant au bilan du Canada en matière de sécurité des pipelines. » Après un soupir, elle a répondu ceci : « Greg, écoutez, je sais que les pipelines sont sécuritaires à 99,999 %, mais […]. »
Ce qui était important pour moi, c’est qu’elle ait compris que nous avons adopté un cadre rigoureux et l’avons appliqué à maintes reprises. Donc, dans le cadre de nos conférences organisationnelles, de nos conférences intergouvernementales et de nos consortiums avec le milieu universitaire, nous devons non seulement faire valoir notre message, mais le répéter encore et encore.
Mesdames et Messieurs, pour les Canadiens, il est peut‑être inhabituel de se vanter, mais nous devons laisser tomber ces idées traditionnelles et véhiculer notre message au monde entier et aux gens dans notre propre pays qui portent atteinte ou nuisent à l’important travail que nous accomplissons pour aménager nos forêts de façon durable et protéger l’environnement. À vrai dire, nous savons –- et il faut rendre à César ce qui appartient à César –-, qu’un certain nombre de provinces ont fait preuve d’initiative dans ce dossier car elles ont compétence sur les forêts. Tout le mérite leur revient. Je vous exhorte tous à vous joindre à moi dans mes démarches, bien au courant des faits, des données scientifiques, animés d’une passion et conscients de ce que nous pouvons atteindre sur les plans environnemental et économique pour les forêts.
Je vais m’arrêter ici, mesdames et messieurs, car un repas vous attend. Je tiens à vous remercier de vos importantes contributions, non seulement dans le cadre du sommet et de nos importantes discussions que nous tiendrons demain au Conseil canadien des ministres des forêts, mais dans le travail que vous faites jour après jour pour faire connaître tous les aspects du secteur forestier. Nous collaborons, faisons participer d’autres personnes à nos efforts et mobilisons nos talents et les technologies. Plus que jamais, je suis convaincu que le meilleur est à venir pour l’industrie forestière canadienne.
Je vous remercie donc, mesdames et messieurs. Je m’appelle Greg Rickford, député de la merveilleuse circonscription de Kenora. C’est un privilège et un honneur de servir mes électeurs et, en ma qualité de ministre des Ressources naturelles du Canada, de vous servir vous aussi.
Merci beaucoup.