La Déclaration conjointe de Glasgow-Burchell doit son nom au premier échange de hauts-commissaires entre le Canada et l’Australie, en 1939. À la veille de la Deuxième Guerre mondiale, la nécessité de nouer des relations plus étroites entre les pays membres du Commonwealth se faisait plus pressante, et c’est ainsi que le Canada et l’Australie ont décidé d’établir des relations diplomatiques officielles. Le 11 septembre 1939, le Canada a annoncé la nomination de son premier haut-commissaire en Australie, et l’Australie faisait de même le lendemain. Charles Burchell devenait ainsi le premier haut-commissaire du Canada en Australie, tandis que l’honorable sir William Glasgow, major-général et ancien sénateur australien, était nommé haut-commissaire de l’Australie au Canada.
La Déclaration de Glasgow-Burchell faite par Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada et le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce vise à renforcer la coopération opérationnelle au sein de leurs réseaux diplomatiques à l’étranger, et à accroître l’efficacité de ces derniers. Le Canada et l’Australie possèdent une longue et solide expérience de la coopération dans de nombreux domaines, dont l’aide au développement, les activités consulaires et le partage de locaux dans certaines de leurs missions diplomatiques. La déclaration permettra aux deux pays d’unir leurs efforts pour cerner de nouveaux gains d’efficacité à réaliser dans leurs activités respectives. Parmi les domaines de coopération potentielle, l’on note la possibilité d’effectuer, lorsqu’il est pertinent de le faire, des exercices conjoints dans les missions respectives du Canada et de l’Australie, particulièrement celles situées dans des endroits présentant un risque moyen à élevé, de partager des locaux, lorsqu’il est dans l’intérêt des deux pays de le faire, et d’offrir une formation linguistique conjointe. De hauts fonctionnaires de chaque pays tiendront un dialogue annuel pour superviser cette coopération accrue et en suivre les progrès.
Mitacs Canada, un organisme national sans but lucratif, conçoit et met en œuvre des programmes de recherche et de formation au Canada depuis 15 ans. Les stages de recherche Globalink de Mitacs sont financés par le gouvernement du Canada (par l’intermédiaire d’Industrie Canada), les gouvernements de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan, le Fonds de recherche du Québec − Nature et technologies, ainsi que par des universités canadiennes et des partenaires internationaux. Le programme Mitacs Globalink est offert aux étudiants de premier cycle du Brésil, de la Chine, de la France, de l’Inde, du Mexique, de l’Arabie saoudite, de la Tunisie, du Vietnam et, maintenant, de l’Australie. Grâce à ce programme, les participants inscrits peuvent prendre part à des stages de recherche d’une durée de 12 semaines sous la supervision d’une université canadienne. Cet été, plus de 750 stagiaires du programme Globalink font de la recherche dans une cinquantaine de campus canadiens.
L’Accord sur la mobilité des étudiants conclu entre Mitacs Canada et Universities Australia permettra à des étudiants australiens de premier cycle de participer à un programme de stage de recherche au Canada pour la première fois. En vertu de cet accord triennal, un nombre maximal de 20 étudiants par année peuvent participer au programme Mitacs Globalink. Les universités australiennes suivantes ont accepté d’appuyer les étudiants désireux de participer au programme pilote :
- Université de Sydney
- Université Monash
- Université de technologie du Queensland
- Université James-Cook
- Université de Wollongong
- Université d’Australie occidentale
- Université Macquarie
- Université du Queensland
- Université de Tasmanie
L’accord s’inscrit dans le programme Mitacs Globalink, qui appuie la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale annoncée en janvier 2014. Élément essentiel du Plan d’action sur les marchés mondiaux, cette stratégie prévoit un financement de 20 millions de dollars sur trois ans pour le programme Mitacs Globalink.