Mettre fin aux mariages d’enfants, précoces et forcés (MEPF) constitue une priorité de la politique étrangère et de développement du Canada. Les conséquences des MEPF sont graves et profondes partout dans le monde.
À l’échelle internationale, le gouvernement du Canada a joué un grand rôle pour attirer l’attention du public et encourager la prise de mesures en vue de mettre fin à cette pratique néfaste. Par exemple, en 2011, il a aidé à établir la Journée internationale de la fille, qui, dans sa première année, avait pour thème les MEPF. Le gouvernement du Canada collabore étroitement avec les pays où les MEPF sont répandus, afin de formuler des résolutions qui seront présentées à l’Assemblée générale des Nations Unies et au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, dans le but de lutter contre les MEPF.
Le Canada intensifie ses efforts dans les programmes pour mettre fin aux MEPF. Depuis 2013, le Canada a annoncé des sommes totalisant près de 69 millions de dollars pour de nouveaux programmes ciblant les causes et les conséquences des MEPF, y compris un soutien aux partenaires de la société civile canadienne et internationale, à l’UNICEF et maintenant à l’UNFPA. De surcroît, plusieurs programmes canadiens d’aide au développement international traitent des MEPF en étant axés, entre autres, sur les questions de santé, de réduction de la pauvreté et d’éducation.
Le travail du Canada contre les MEPF rejoint la priorité phare du gouvernement fédéral en matière de développement : la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. Dans les pays en développement, les complications liées à la grossesse et à l’accouchement constituent la principale cause de décès des filles de 15 à 19 ans, et 90 p. 100 de ces filles sont mariées. En outre, il y a 50 p. 100 plus de bébés mort-nés et de décès de nouveau-nés chez les mères âgées de moins de 20 ans, qui sont aussi plus susceptibles de donner naissance à des bébés affichant un faible poids à la naissance.