Le régime iranien refuse systématiquement de respecter les droits de la personne et les libertés fondamentales du peuple iranien, y compris la liberté de religion ou de croyance. La communauté bahá’íe est constamment ciblée et harcelée par les autorités gouvernementales iraniennes. Les dirigeants du régime nourrissent régulièrement les préjugés sociaux contre la communauté bahá’íe en prononçant des discours ouvertement haineux à son égard et lui imposent des restrictions.
Parmi les exemples les plus éloquents, mentionnons l’interdiction faite aux membres de la communauté bahá’íe de fréquenter les universités iraniennes ou d’occuper un emploi au gouvernement. Le rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran a signalé qu’en août 2014, 126 membres de la communauté bahá’íe étaient détenus en Iran. Ce nombre inclut les sept Yaran emprisonnés simplement pour avoir joué un rôle de leader spirituel au sein de la communauté bahá’íe iranienne. Même les avocats qui acceptent de défendre devant la justice des membres de la communauté bahá’íe sont souvent harcelés ou emprisonnés, pour ce seul motif.
La fermeture d’entreprises bahá’íes constitue une tentative évidente de marginaliser davantage cette communauté au sein de la société iranienne.
En dépit des promesses publiques faites par certains responsables iraniens de respecter certains droits fondamentaux, le régime continue de restreindre activement les droits de la personne et les libertés de son peuple.
D’autres communautés religieuses et minorités ethniques d’Iran font également l’objet de discrimination; les utilisateurs des médias sociaux et les journalistes sont de plus en plus ciblés; les spectacles publics de chanteurs et de musiciens sont censurés; les femmes sont soumises à des restrictions accrues, tant sur le plan juridique que dans leurs activités quotidiennes.
Loin d’être un moyen d’obtenir justice, le système judiciaire iranien vient consacrer davantage les violations des droits de la personne. Même si le non-respect des procédures régulières et l’iniquité des procès sont régulièrement dénoncés, l’Iran a déjà exécuté au moins 651 personnes durant le premier semestre de 2015.
Cela représente 100 exécutions de moins que le nombre total enregistré en Iran en 2014 et une hausse inacceptable et fort inquiétante du taux d’exécutions commandées par le régime iranien.
Le Canada reste solidaire des groupes religieux persécutés en Iran, comme la communauté bahá’íe, et il continuera de réclamer avec insistance l’amélioration de la situation des droits de la personne en Iran.