« Nous célébrerons demain l’anniversaire de l’abolition de l’esclavage en 1834 dans la plupart des colonies britanniques, y compris l’Amérique du Nord britannique. La Slavery Abolition Act (loi abolissant l’esclavage) a contribué à faire du Canada une destination sûre pour les Noirs en quête de liberté et de justice.
Pendant bien des années, une multitude de groupes et de particuliers au Canada se sont voués à la lutte contre l’esclavage et ont offert des services d’établissement à ceux et celles qui s’étaient rendus au pays dans l’espoir d’y vivre librement.
Dès 1793, le Haut-Canada – aujourd’hui l’Ontario – faisait partie des premières colonies britanniques à avoir entrepris d’abolir l’esclavage lorsque le premier lieutenant‑gouverneur John Graves Simcoe a adopté une loi antiesclavagiste.
Puis, en 1819, le procureur général John Beverley Robinson a déclaré que les tribunaux canadiens allaient protéger les Noirs qui avaient réussi à échapper à l’esclavage et à se rendre au Canada, se portant à la défense des libertés de tous ceux et celles qui avaient été réduits à l’esclavage.
En 1851, la Société antiesclavagiste du Canada a été fondée. Elle comptait parmi ses membres et associés l’honorable George Brown, rédacteur en chef du Globe qui allait devenir plus tard l’un des pères de la Confédération, ainsi qu’Harriet Tubman, l’une des "conductrices" les plus célèbres du "Chemin de fer clandestin".
J’encourage tous les Canadiens à en apprendre davantage au sujet de ce moment historique et du rôle que nos valeurs fondamentales, à savoir la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit, ont joué dans l’essor de notre pays. Réaffirmons ensemble notre engagement envers ces valeurs. »