Toronto (Ontario)
Le 10 juillet 2015
La version prononcée fait foi
Introduction
Je vous remercie de m’avoir invitée à me joindre à vous aujourd’hui.
Je voudrais saluer Gil et Nicolas Rémillard et tous ceux qui ont contribué à la tenue de cet événement.
Le Forum mondial de Toronto devient rapidement un événement international important qui rassemble les conférenciers et les participants de renom du monde entier dans les domaines des politiques, de l’industrie, des finances ainsi que du milieu universitaire.
Comme vous le savez tous, c’est un jour très important pour Toronto. Ce n’est qu’une question d’heures avant que les Jeux panaméricains soient lancés et, au cours du prochain mois, ils seront suivis par les Jeux parapanaméricains.
Je crois que, cette année, le Forum est tenu un peu plus tôt qu’à l’habitude en raison des Jeux.
C’est une excellente idée.
Les jeux suscitent un véritable engouement et je suis impatiente de les regarder et de me rendre au nouveau vélodrome qui est dans ma propre circonscription, ici, juste au nord-ouest d’Halton.
C’est sans compter mes deux fils qui ont hâte que les jeux débutent.
Près de 7 000 athlètes de l’Amérique latine, de l’Amérique du Sud, des Caraïbes et de l’Amérique du Nord y prendront part. Ces nombreux jeunes se sont voués corps et âme à leur sport pendant de nombreuses années pour démontrer qu’ils sont en mesure de participer à une compétition de classe mondiale.
Livrer concurrence au niveau mondial est également ce que le gouvernement Harper fait en ce qui a trait au commerce et aux transports.
C’est d’ailleurs la question que j’aimerais aborder aujourd’hui.
Le commerce et les transports au Canada
Pendant la plus grande partie de son histoire, le Canada a été et demeure un pays commerçant et, de ce fait, les transports font partie intégrante de notre croissance économique et de notre prospérité.
Aujourd’hui, plus que jamais sous le leadership du premier ministre Stephen Harper, le gouvernement s’engage à utiliser le commerce et les transports à titre d’outils afin d’aider à bâtir notre économie.
Nous pouvons récolter les avantages économiques du commerce international, mais, pour être concurrentiels, nous devons nous adapter aux changements qui émergent à l’échelle mondiale.
Cela signifie qu’il faut planifier stratégiquement notre avenir et veiller à ce que nos réseaux de transport soient sûrs et puissent répondre à la demande mondiale.
Cela signifie également qu’il faut continuer de renforcer nos relations avec les partenaires des secteurs privé et public, tant au Canada qu’au sein de divers pays des Amériques.
Ces relations peuvent aider nos pays à échanger des idées et des pratiques exemplaires en ce qui a trait aux transports.
Elles peuvent également nous mener plus loin.
En effet, elles peuvent vous aider à élaborer et à transmettre une compréhension commune du rôle important que jouent les transports au sein de nos économies.
De plus, elles peuvent nous aider à maximiser les contributions découlant de nos réseaux de transport.
J’aimerais vous donner quelques exemples de la façon dont nous atteignons ces buts.
Stratégie d’engagement du Canada dans les Amériques
Nous appelons « Stratégie d’engagement du Canada dans les Amériques » l’approche pangouvernementale préconisée par le Canada à cette fin.
Les trois buts principaux de cette stratégie consistent en ce qui suit : accroître les occasions économiques au sein du Canada et de l’hémisphère; renforcer la sûreté et les institutions; et encourager les relations durables.
L’objet de la Stratégie d’engagement du Canada dans les Amériques est d’optimiser les relations du Canada avec les pays de l’Amérique latine et des Caraïbes en harmonisant nos priorités à l’échelle gouvernementale afin de mieux aider les entreprises canadiennes ici-même chez nous.
De cette manière, nous concertons nos actions afin d’obtenir un impact maximal.
En d’autres mots, si un ministère, un organisme ou une société d’État de compétence fédérale lance un projet avec un pays des Amériques, nous voulons nous assurer que tous les partenaires du gouvernement du Canada, de même que les autres ordres de gouvernement, les intervenants du secteur privé, les sociétés civiles et le milieu universitaire au Canada sont au courant de ce travail.
Des exemples actuels de tels projets sont notamment les échanges à l’échelle continentale de données sur les transports, de faits nouveaux en matière de technologies des communications et de renseignements techniques sur l’aviation civile.
Afin de tenir tout le monde au courant, nous avons établi une base de données exhaustive et un outil de modélisation interactif appelé « Panorama ».
Panorama assure la liaison entre divers ministères et les aide à coordonner les renseignements relatifs à leurs projets, activités et initiatives qui appuient la Stratégie d’engagement du Canada dans les Amériques.
Le public peut également avoir accès à cette information grâce à Panorama, qui indique les secteurs et les modes d’engagement du gouvernement du Canada.
Protocole d’entente Canada-Brésil
Ce genre d’échange m’amène à vous parler d’une réalisation dont je suis très fière.
À de nombreux égards, le Canada est un chef de file en matière d’aviation.
Il est donc bien gratifiant de pouvoir partager ce que nous avons appris avec d’autres pays des Amériques et du reste du monde.
Un exemple probant de la capacité du Canada à partager son expérience et ses compétences en matière de transport aérien est la relation croissante avec nos partenaires du Brésil.
Au cours des dernières années, nos deux pays ont uni leurs efforts pour renforcer leur collaboration dans le domaine de l’aviation civile et cette coopération porte fruit.
Je suis heureuse d’annoncer aujourd’hui que le Canada et le Brésil ont conclu un protocole d’entente afin de promouvoir et d’élargir la coopération en matière d’aviation civile, y compris la participation du secteur privé.
Grâce à ce protocole d’entente, mon ministère et le Secrétariat de l’aviation civile du Brésil rassembleront les intervenants clés tant canadiens que brésiliens – des secteurs privé et public – pour discuter de la meilleure façon d’aborder des questions comme le développement des aéroports, la navigation aérienne et la sécurité.
Cette proposition est avantageuse pour les deux parties.
Nos deux pays pourront apprendre l’un de l’autre, approfondir leurs relations bilatérales et créer des emplois et des occasions pour les prestataires canadiens et brésiliens de services et de produits liés à l’infrastructure et à l’aérospatial.
Par exemple, le Brésil pourrait vouloir apprendre comment le Canada compose avec le développement et le soutien des petits aéroports et des aéroports régionaux au moyen du Programme d’aide aux immobilisations aéroportuaires (PAIA).
Le PAIA offre un soutien financier à ces aéroports régionaux afin qu’ils puissent améliorer la sécurité de leurs établissements. Dans le cadre de ce programme, nous avons investi plus de 680 millions de dollars dans les projets à 174 aéroports à l’échelle du Canada et créé des emplois et des opportunités à l’échelle du pays.
Je signerai ce protocole d’entente aujourd’hui en fin de matinée et j’aimerais remercier l’ambassadeur Bretas du Brésil d’être ici pour concrétiser ce projet.
Questions élargies relatives au commerce et aux transports
Ce type de dossier démontre notre engagement à l’égard du renforcement du commerce grâce aux transports et notre désir de coopérer avec les partenaires internationaux.
En fait, le commerce représente environ 60 % de notre produit intérieur brut et un emploi sur cinq au Canada est lié directement au domaine des exportations.
Le Brésil, par exemple, se classe au 13e rang en tant que principal partenaire commercial du Canada. Depuis 2009, les échanges bilatéraux entre nos deux pays ont augmenté de 35 %, s’élevant à 5,6 milliards de dollars en 2014. Le commerce est donc d’une très grande importance.
De plus, depuis 2006, le gouvernement Harper a conclu des accords commerciaux touchant 38 pays, ce qui porte à 43 le nombre de pays ayant de tels accords avec le Canada.
D’autre part, grâce au nouvel accord commercial avec l’Union européenne et l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange Canada-Corée le 1er janvier dernier, les entreprises canadiennes pourront bénéficier d’un accès préférentiel à plus de la moitié du marché mondial. Et les négociations ne s’arrêtent pas là.
Tout en jetant un regard vers l’avenir, nous nous attaquons aux enjeux déterminants auxquels sont confrontés nos collectivités et notre pays. Permettez-moi d’en souligner quelques-uns.
L’Arctique
Premièrement, il y a l’Arctique, milieu prometteur posant de nombreux défis pour le transport au Canada et, par conséquent, pour le reste du monde.
De ce fait, depuis plus de 40 ans, nous nous efforçons d’atténuer les risques auxquels les navires sont confrontés en eaux polaires.
Nous avons aidé l’Organisation maritime internationale à élaborer un Code polaire obligatoire, qui traite des aspects de transport liés à la sécurité et à la protection de l’environnement.
Lorsque le Code polaire entrera en vigueur en 2017, les mesures en matière de sécurité et d’environnement qu’il renferme ressembleront enfin à celles qui sont déjà en place pour les navires au Canada.
Coordination entre le Canada et les États-Unis
Lorsqu’il s’agit du transport entre le Canada et les États-Unis, les consommateurs et les entreprises souhaitent que les technologies de transport fonctionnent de manière harmonieuse entre les deux pays.
Sous le leadership du premier ministre Stephen Harper, le Canada a signé l’entente Par-delà la frontière avec le président Obama, qui vise aussi une collaboration avec nos partenaires des États-Unis dans le cadre du Conseil de coopération en matière de réglementation.
Cette initiative décrit des mesures concrètes visant à faciliter l’harmonisation des approches réglementaires dans une gamme de domaines du transport, notamment les normes de sécurité automobiles. C’est dans cet esprit que nous avons récemment annoncé des dispositions règlementaires pour les wagons-citernes transportant du pétrole brut qui sont alignées avec celles de nos partenaires des États-Unis. Le Conseil de coopération en matière de réglementation examine aussi les technologies nouvelles et émergentes, dont les drones, aussi appelés véhicules aériens non habités, ainsi que les occasions de collaboration règlementaire dans ces domaines.
Conclusion
Le gouvernement aura toujours un rôle à jouer sur le plan des transports puisqu’ils sont essentiels au développement du Canada. Nous continuerons de travailler avec nos partenaires canadiens des secteurs public et privé afin d’assumer ces responsabilités.
En outre, nous poursuivrons le travail avec nos partenaires des Amériques et des autres parties du globe afin d’assurer des services de transport efficaces, responsables et sécuritaires.
Je suis heureuse d’avoir été invitée à me joindre à vous aujourd’hui.
J’espère que vous aurez l’occasion d’être témoin de ce jour très important à Toronto.
Merci beaucoup.