Vancouver, C.-B.
Le 7 juillet 2015
La version prononcée fait foi
Introduction
Merci de m’avoir invitée à me joindre à vous aujourd’hui.
Je suis ravie d’être de retour au Vancouver Board of Trade et moins d’un an après ma dernière visite.
Lors de ma dernière visite, j’ai parlé du rôle du gouvernement fédéral dans les transports, le commerce et le soutien aux infrastructures ainsi que de l’importance de l’Initiative de la Porte et du Corridor canadiens de l’Asie-Pacifique.
Je ferai un retour sur certains de ces sujets aujourd’hui, mais je tiens d’abord à me pencher sur deux points en particulier.
Tout d’abord, celui de l’avenir des transports dans notre pays et ce que le gouvernement du Canada fait pour s’y préparer, et ensuite, dans le même ordre d’idée, la protection de notre environnement marin et les mesures que nous prenons, en ce moment, à cet égard.
Laissez-moi commencer par ce deuxième sujet.
Centre Clear Seas
Le gouvernement du Canada s’engage à utiliser le commerce et les transports comme des outils qui nous aident à bâtir notre économie.
On ne saurait trop insister sur ce point.
À mesure que la demande des ressources naturelles de notre pays continue d’augmenter, nous pouvons aussi nous attendre à ce que le trafic maritime augmente dans les années à venir.
En particulier, la Colombie-Britannique peut maintenant saisir une occasion incroyable dans le cadre de projets proposés de gaz naturel liquéfié (GNL). La création de milliers d’emplois et les dizaines de milliards de dollars d’investissements proposés en installations portuaires d’exportation de GNL transformeront l’économie de la C.-B. et assureront notre prospérité future.
Avec cette augmentation de trafic, nous devrons porter une attention particulière à la protection de nos collectivités côtières et à l’environnement marin.
Une façon d’accomplir ceci est de veiller à ce que les collectivités, l’industrie et les Canadiens disposent d’information indépendante sur les pratiques exemplaires qui pourraient être utilisées pour exporter par navire, en toute sécurité, des produits canadiens, dont des produits provenant de ressources naturelles comme le pétrole et le gaz.
Pour aider à cibler ce besoin, j’ai annoncé hier que notre gouvernement fournira près de 3,7 millions de dollars pour aider à lancer le Clear Seas -- Centre de transport maritime responsable.
Le Centre basé à Vancouver appuiera la recherche et fournira de l’information indépendante fondée sur des données probantes sur la meilleure façon de transporter les ressources canadiennes aux clients étrangers tout en protégeant l’environnement.
Le gouvernement du Canada est appuyé dans ses efforts pour soutenir cette initiative par des partenaires comme Port Metro Vancouver, la province de l’Alberta et d’autres parties concernées.
Ce Centre s’ajoute aux efforts déjà déployés dans le cadre du Système de sécurité de classe mondiale pour les navires-citernes, une initiative du gouvernement menée depuis 2012 en vue de renforcer et d’améliorer la sécurité des navires-citernes au Canada.
Les objectifs du Système de sécurité de classe mondiale sont de prévenir les déversements d’hydrocarbures provenant de navires, de les nettoyer rapidement s’ils surviennent et de veiller à ce que les pollueurs payent.
Comme nous sommes déterminés à atteindre ces objectifs, nous avons créé en 2012 le Comité d’experts sur la sécurité des navires-citernes dont le mandat était d’examiner le système canadien actuel et de proposer des mesures pour le renforcer.
Le Comité a terminé son travail et recommandait, entre autres, que le gouvernement dresse des plans de préparation et d’intervention localisés afin de répondre aux besoins de régions maritimes précises. C’est ce que nous désignons sous l’appellation « planification d’intervention localisée ». Conformément à cette recommandation, je suis heureuse d’annoncer aujourd’hui le lancement de notre projet pilote de planification d’intervention localisée.
Ce projet vise à créer des plans axés sur le risque afin de cibler les déversements d’hydrocarbures provenant de navires.
En travaillant en collaboration avec les collectivités locales, les groupes autochtones, l’industrie et tous les ordres de gouvernement, ces plans seront adaptés aux conditions dans une région géographique précise.
Nous mettons en œuvre cette initiative dans quatre régions qui ont des degrés élevés de trafic de pétroliers :
- la partie sud de la Colombie-Britannique, dont le port de Vancouver;
- Saint John et la baie de Fundy au Nouveau-Brunswick;
- Port Hawkesbury et le détroit de Canso en Nouvelle-Écosse; et
- le fleuve Saint-Laurent (de Montréal à l’Île d’Anticosti) au Québec.
Pour appuyer le projet de planification d’intervention localisée, le programme de financement de la participation communautaire de Transports Canada fournira jusqu’à 2,1 millions de dollars pour appuyer les parties concernées et les groupes autochtones qui sont admissibles à participer au projet pilote.
Ces mesures s’appuient sur plusieurs autres actions que nous avons prises dans le cadre de notre système de sécurité pour les navires-citernes.
Par exemple, nous avons déjà commencé à :
- moderniser le système de navigation maritime du Canada;
- augmenter les inspections maritimes;
- travailler avec les collectivités et les groupes autochtones pour élaborer des plans d’intervention localisée;
- donner aux premiers intervenants en cas de déversement l’accès à d’autres mesures d’intervention lorsqu’il y a un net avantage environnemental;
- établir un système de commandement en cas d’incident relevant de la responsabilité de la Garde côtière canadienne afin d’améliorer les interventions en cas d’incidents maritimes; et
- renforcer l’application du principe du « pollueur-payeur » en rehaussant la Caisse d’indemnisation des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures causée par les navires.
Pour soutenir cette initiative, nous disposons d’un régime robuste à plusieurs niveaux établi selon le principe du « pollueur-payeur ». Il comporte des partenariats solides dans toute l’industrie, à tous les ordres de gouvernement et parmi toutes les parties concernées. Avant d’entrer dans les eaux canadiennes, tout navire d’une jauge brute d’au moins 400 tonneaux et tout navire-citerne d’une jauge brute de 150 tonneaux ou plus à destination d’un port canadien doivent avoir conclu une entente avec un organisme d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures certifié par Transports Canada afin de nettoyer tout déversement. Le pollueur, plutôt que le contribuable, payera alors la note.
Notre partenaire certifié en Colombie-Britannique, la Western Canada Marine Response Corporation, dispose d’un stock important de matériel d’intervention en cas de déversement le plus perfectionné actuellement, dont 28 bâtiments d’intervention et plus de 50 remorques d’intervention. Cela comprend 12 bâtiments à 7 endroits dans le port de Vancouver, ainsi qu’un entrepôt à Burnaby et des milliers de mètres de barrages flottants. L’équipe d’intervention de la Western Canada Marine Response comprend un réseau de 500 intervenants formés. Ce sont ces hommes et ces femmes dévoués que vous voyez sur l’eau en train d’installer des barrages flottants à toute heure du jour afin de protéger nos eaux et nos plages des déversements.
Aujourd’hui, les organismes d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures certifiés qui mènent leurs activités au sud du 60e parallèle, tel que le West Coast Marine Response, doivent pouvoir intervenir en cas d’un déversement de 10 000 tonnes dans les eaux canadiennes dans un délai prescrit. Le projet de planification d’intervention localisée dont j’annonce le lancement aujourd’hui permettra d’évaluer, entre autres, s’il faut accroître cette capacité obligatoire et, le cas échéant, de combien dans chaque région, afin de mieux protéger nos côtes et de renforcer notre capacité à intervenir en cas de déversement, tout en veillant à ce que les coûts soient assumés par les expéditeurs et non les contribuables.
Une autre mesure importante prise est l’expansion de notre Programme national de surveillance aérienne des navires dans les eaux canadiennes.
En outre, un aéronef de ce programme a aidé à gérer un déversement d’hydrocarbures qui a eu lieu récemment dans la Baie English.
Ayant personnellement volé à bord de ces aéronefs, j’ai été impressionnée par les aptitudes que démontrent les équipages dans leur surveillance de nos environnements côtiers.
Ces efforts visant à continuellement renforcer notre système de sécurité pour les navires-citernes illustrent notre détermination à appuyer le transport maritime sécuritaire et efficace de nos ressources naturelles.
Et ils soulignent notre engagement à l’égard de la protection de nos précieux environnements marins, tant dans cette région qu’à l’échelle du pays.
IPCAP (Initiative de la Porte et du Corridor de l’Asie-Pacifique)
Nos actions pour protéger l’environnement vont de pair avec nos efforts pour appuyer le programme commercial international et l’infrastructure de transport dans cette région comme l’Initiative de la Porte et du Corridor canadiens de l’Asie-Pacifique.
Le gouvernement du Canada a investi plus de 1,4 milliard de dollars dans quelque 50 projets, en se joignant à titre de partenaires avec les quatre provinces de l’Ouest ainsi que les municipalités et le secteur privé.
En outre, ce matin même, je suis allée rejoindre nos partenaires à Richmond afin de souligner le progrès continu de nos deux projets qui reçoivent du financement de l’IPCAP.
Ces projets visent à élargir la route no 6 de la Wireless Way à l’autoroute 91 et aussi à élargir la route Nelson Road et l’autoroute Westminster.
Au-delà du trafic
Ces initiatives ainsi que d’autres démontrent la manière dont nous envisageons l’avenir des transports.
J’aimerais vous parler maintenant de façon plus générale de l’avenir global des transports au Canada.
J’ai réfléchi beaucoup sur ce point après avoir lu un important rapport publié par le département des Transports des États-Unis au printemps dernier.
Intitulé Beyond Traffic, c’est un document sans frontière qui jette un regard 30 ans dans l’avenir sur les transports aux États-Unis.
À presque 300 pages, le rapport constitue une vraie brique. Mais il cible plusieurs enjeux auxquels nous devons également faire face au Canada ou auxquels nous aurons à faire face de concert avec nos voisins américains, puisque nos systèmes sont si intimement liés.
Laissez-moi vous parler de certains des arguments que fait valoir le rapport.
Le premier est que la plus importante innovation dans le domaine du transport des dernières années et dans les prochaines est ce téléphone intelligent.
Il peut aider les conducteurs à choisir des routes en fonction de la circulation en mode mains libres, bien sûr.
Il peut informer les usagers du transport collectif quand les autobus ou les trains vont arriver et permettre aux voyageurs aériens d’ajuster leurs réservations de vol.
Deuxièmement, le rapport souligne que les nouvelles technologies de communication, combinées à des facteurs comme les horaires souples et les bureaux à la carte, c.-à-d. des postes de travail libres, changeront la façon dont les gens travaillent et font la navette au travail.
En outre, la catégorie de personnes qui fait la navette et qui évolue le plus rapidement est le télétravailleur.
Et troisièmement, le rapport souligne que les gens passent moins de temps à conduire qu’ils ne le faisaient il y a dix ans. C’est le cas, en particulier, des adultes plus jeunes, qui choisissent de vivre dans des endroits où ils peuvent se rendre au travail ou aux études en vélo, à pied et par transport collectif.
Notre gouvernement est en harmonie avec le projet.
Il comprend le besoin d’un système de transport collectif nouveau et amélioré.
En fait, nous proposons, dans notre Plan d’action économique de 2015, de fournir la somme de 750 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2017, et un milliard de dollars par année par la suite qu’on investira dans un fonds pour le transport collectif nouveau et spécialisé dans le but d’appuyer les projets d’importance dans le domaine du transport collectif.
Lorsqu’il s’agit de transport maritime, le rapport américain nous révèle que l’automatisation progresse à un rythme efficace à bord des navires et que nos ports seront de plus en plus automatisés.
De plus, le recours au transport plurimodal du fret à l’intérieur de conteneurs modifie les règles du jeu, permettant ainsi un mouvement de plus en plus fluide des biens entre les navires, les trains et les camions.
Nous savons également que ces règles pourraient continuer d’évoluer au cours des décennies à venir en raison des variations dans la demande, l’expédition et la fabrication des marchandises.
Par conséquent, que comprend-on de ces tendances dans le domaine maritime?
Premièrement, pour occuper une position importante dans le domaine de l’expédition et du commerce international, nous sommes mieux d’être prêts en disposant d’installations sécuritaires et efficaces.
Ensuite, nous ferions bien de former des gens qui possèdent les compétences nécessaires pour les utiliser.
C’est la raison pour laquelle j’appuie les initiatives de formation dans l’industrie maritime comme celle que réalise présentement la British Columbia Maritime Employers Association.
Ces programmes nous aident à former une main-d’œuvre maritime nouvelle et plus diversifiée en lui transmettant de nouvelles compétences dans le domaine des transports.
La technologie modifie également l’aviation de plusieurs façons. Par exemple, elle permet un contrôle plus précis du trafic aérien en plus de permettre aux avions de voler dans des espaces plus restreints, réduisant ainsi la congestion et les délais.
Application au Canada
Ces tendances dans le domaine des transports aux États-Unis nous apportent des éléments qu’on peut examiner au Canada, puisque nos pays se ressemblent passablement et parce que plusieurs de ces tendances et ces enjeux s’appliquent ici.
Les individus que je dirige à Transports Canada s’efforcent toujours d’identifier la meilleure façon de composer avec la fluidité de l’avenir.
Cependant, il y a d’autres bonnes nouvelles : les gens dans les secteurs public et privé au Canada s’attaquent déjà à certaines de ces questions. Ils vont au-delà de ce qu’est le transport et parlent de ce qu’il pourrait être.
Je trouve ceci formidable.
On dispose, à Transports Canada, de programmes précis – et de projets que nous appuyons dans le domaine de la recherche auprès des entreprises – qui concernent l’avenir du transport.
Il suffit de dire que nos collectivités et notre pays se retrouvent confrontés à plusieurs enjeux très importants.
L’Arctique
Un de ces enjeux concerne l’Arctique, un lieu prometteur et un défi pour les transports au Canada.
Les limites que présente l’infrastructure de transport dans cette région, et la difficulté que poserait leur entretien si on en venait à construire de telles installations, représente l’un des défis.
Cependant, les déplacements vers l’Arctique et à l’intérieur même de cette région demeurent une quête importante.
Le Canada a reconnu, il y a déjà longtemps, que le transport maritime en particulier joue un rôle de premier plan dans l’ouverture du potentiel considérable que recèle le Nord.
Pour cette raison, pendant plus de 40 ans, nous nous sommes attaqués aux risques que les navires doivent surmonter dans les eaux polaires.
Un exemple frappant concerne l’aide que nous avons apportée à l’Organisation maritime internationale lors de l’élaboration du Code polaire.
On y aborde des facteurs, tels que les suivants :
- la conception et la construction des navires;
- l’équipement de sauvetage et de navigation;
- les facteurs de nature opérationnelle et autres ayant trait à la formation; et
- les mesures de prévention de la pollution.
Nous devrions être fiers, au moment où le Code polaire entrera en vigueur à l’échelle internationale en 2017, puisque les mesures de sécurité et en matière d’environnement qu’il renferme ressembleront enfin à celles qui sont déjà en place pour les navires au Canada.
Coordination Canada-États-Unis
Lorsqu’on parle de transports en général, il existe cependant un défi que nous devons relever alors que les consommateurs et les entreprises d’ici souhaitent que leurs stratégies de transport fonctionnent de façon harmonieuse, et ce, que ce soit ici au Canada ou aux États-Unis.
Si vous trouviez qu’il était compliqué de convertir les kilomètres en milles, imaginez à quoi vous feriez face si votre voiture branchée de l’avenir ne fonctionnait pas de la même façon après avoir traversé la frontière canado-américaine.
C’est la raison pour laquelle nous continuons de collaborer avec nos partenaires américains dans le cadre de ce qu’on appelle le Plan d’action conjoint du Conseil de coopération en matière de réglementation.
Je devrais préciser que nos annonces récentes sur les voitures de chemin de fer témoignent des efforts que le Canada et les États-Unis déploient dans le cadre de cet arrangement.
Cette relation vient certes consolider notre sécurité et nos relations commerciales à long terme, mais elle est également assortie de mesures concrètes visant à faciliter les échanges et les déplacements, à améliorer la compétitivité sur les plans de la sécurité et de l’économie, sans compter qu’elle harmonise les approches de réglementation de nos deux pays.
Renforcer la sécurité ferroviaire
En ce qui concerne le transport ferroviaire, en plus d’annoncer l’utilisation de wagons-citernes TC-117 plus résistants, nous continuons de prendre des mesures pour améliorer la sécurité ferroviaire partout au Canada. Par exemple, nous travaillons avec le Bureau de la sécurité des transports du Canada afin de mener une étude de sécurité conjointe sur l’utilisation d’enregistreurs de conversations et d’enregistreurs vidéo à bord des les locomotives – une initiative que j’appuie fortement.
Ensemble, nous examinerons comment utiliser ces enregistreurs pour fournir des données importantes et essentielles aux enquêteurs sur les accidents et pour améliorer la sécurité.
S’adapter au changement - Examen de la Loi sur les transports au Canada (LTC)
Avant de terminer, j’aimerais souligner une autre chose que nous faisons afin d’aborder de manière proactive les changements touchant le domaine des transports dans l’avenir.
Il s’agit de l’examen indépendant de la Loi sur les transports au Canada.
La Loi sur les transports au Canada est la loi générale d’ordre économique qui régit le réseau national des transports du Canada.
Son examen se déroule sous l’égide de David Emerson, ex-ministre du Commerce international, qui bénéficie de l’appui d’une équipe solide et expérimentée de conseillers possédant une expérience diversifiée dans les secteurs privé et public.
Ce sont des gens comme vous qui connaissent le caractère indispensable du système de transport pour assurer le bien-être du Canada.
Cet examen couvre un vaste horizon du système de transport, soit de 20 à 30 ans. Il porte sur les habitudes et sur l’évolution, ainsi que sur leurs implications.
Vous pourriez dire que l’examen aura un peu l’effet de la technologie de véhicule branché que j’ai mentionné précédemment – une sorte de système de détection précoce qui aide à nous avertir des tendances et des enjeux à venir pour ainsi nous permettre de planifier ces changements et de mieux nous y adapter.
Je m’attends à ce que certains d’entre vous aient participé à l’examen et effectué des présentations. Par conséquent, je vous remercie d’avoir contribué à ce processus important.
Monsieur Emerson soumettra ses recommandations plus tard au cours de l’année et j’ai confiance que leur examen donnera lieu à des recommandations judicieuses qui nous aideront à définir la marche à suivre dans le domaine des transports au Canada.
Conclusion
Je viens de parler de plusieurs sujets. et permettez-moi de conclure en ces mots.
J’occupe le poste de ministre des Transports et mon travail comporte deux aspects.
Tout d’abord, il est très inspirant.
Au Canada, le transport est un domaine qui permet de mesurer les avancées sur les plans social et économique.
Nous devons parler de son avenir et voir grand.
Il a incité les explorateurs à voyager et à cartographier nos voies navigables.
Il a mené à l’invention de l’avion et de l’automobile.
Et il a poussé les fondateurs de la nation à imaginer un ruban d’acier qui relie le pays d’est en ouest.
Cela dit, le rôle du gouvernement dans le transport – et le mien en tant que ministre – sont lourds de responsabilités.
Ces responsabilités comprennent l’économie, l’environnement et la sécurité nationale.
C’est sans compter ma priorité première qu’est la sûreté.
Notre société est en évolution constante et le domaine des transports, riche en possibilités, en est un indicateur.
Il peut être stimulant, et même inspirant, de penser à ces possibilités et de regarder vers le ciel.
Mais pour ceux d’entre nous qui réglementent le transport au Canada, nous devons aussi garder nos pieds bien sur la terre et consulter ceux qui ressentent le plus les effets de nos décisions.
Je crois que vous avez entendu pour la plupart l’expression « c’est impossible de vous y rendre à partir d’ici ».
Mais moi, je suis ici pour vous dire : « oui, nous le pouvons ».
Tant que nous continuons d’anticiper les choses et d’unir nos efforts.
Je vous remercie beaucoup.