Donna Hurlburt
Madame Hurlburt est une écologiste et une biologiste en conservation de Lequille, en Nouvelle-Écosse. Micmaque, elle fait partie de la Première Nation d’Acadia, mais elle habite à l’extérieur de la réserve, sur les terres ancestrales traditionnelles. Elle est titulaire d’un doctorat en biologie environnementale et en écologie de l’Université de l’Alberta. Après son doctorat, elle a obtenu une bourse en recherche industrielle du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada avec la société Bowater Mersey Paper Company. Elle détient également un baccalauréat en agriculture de l’Université Dalhousie et une maîtrise en biologie de l’Université Acadia. Elle a déjà été professeure de biologie invitée à l’Université Acadia, et elle y travaille actuellement à temps partiel en tant que conseillère auprès des étudiants autochtones.
Madame Hurlburt possède et dirige une petite firme d’experts-conseils spécialisée dans l’intégration des connaissances traditionnelles autochtones et des connaissances scientifiques aux prises de décision sur le plan de l’environnement, la participation des citoyens à l’élaboration des politiques et des activités strictement scientifiques qui ont trait à la surveillance et au rétablissement des espèces en péril. Elle fait aussi partie du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et elle copréside leur sous-comité sur les connaissances traditionnelles autochtones.
Kathy Hodgson-Smith
Kathy L. Hodgson-Smith est une avocate de Saskatoon qui pratique le droit criminel et le droit autochtone, et qui agit également au nom de la Métis Legal Research and Education Foundation. Elle a plaidé à tous les échelons du système judiciaire, y compris à la Cour provinciale et à la Cour du Banc de la Reine en Saskatchewan, aux cours d’appel de la Saskatchewan et de l’Alberta, à la Cour d’appel fédérale et, à titre d’avocate adjointe, à la Cour suprême du Canada.
Sur le plan international, elle représente le Ralliement national des Métis au sein du comité intergouvernemental sur les savoirs traditionnels et les ressources génétiques de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle des Nations Unies, et elle fait partie des groupes de travail et de la délégation canadienne qui prennent part à la Convention sur la diversité biologique.
Madame Hodgson-Smith a une maîtrise en éducation dans le domaine de la pédagogie autochtone. Elle a fait de la recherche sur le droit métis et les connaissances traditionnelles, recherche qu’elle a présentée lors de forums régionaux, provinciaux, nationaux et internationaux. Elle a également dirigé des travaux de recherche dans le cadre de la Commission royale sur les peuples autochtones, ainsi que pour l’Association canadienne d’éducation et le Conseil canadien sur l’apprentissage.
Leah Muckpah
Leah Manik Muckpah est une fière résidente d’Arviat, au Nunavut. C’est là qu’elle nourrit sa passion pour la gestion des espèces sauvages et de l’environnement. Lors de son passage à la direction de l’organisation de chasseurs et de trappeurs d’Arviat, madame Muckpah a pu acquérir des connaissances traditionnelles inuites (le Inuit Qauyimayatuqangit) sur la population d’ours blancs de l’ouest de la baie d’Hudson. Elle a assuré la gestion d’autres projets indépendants, procédant à la collecte d’échantillons sur des espèces sauvages et à l’examen des permis de recherche sur les espèces sauvages. Dans le cadre de ces activités, elle a eu à interagir avec ses partenaires de gestion, et elle a dû répondre aux questions, aux commentaires et aux préoccupations des membres de sa communauté.
En tant que coordonnatrice régionale actuelle du conseil de gestion de la faune de Kivalliq, madame Muckpah travaille avec les sept organismes de chasseurs et de trappeurs de la région de Kivalliq, et elle doit interagir directement avec les ministères coresponsables de la gestion des espèces sauvages et de l’environnement, divers ordres de gouvernement, d’autres organismes sans but lucratif ainsi que des universités. Sa fonction première est de représenter les bénéficiaires du Nunavut et de veiller à ce que le Inuit Qauyimayatuqangit soit appliqué aux plans de gestion des espèces sauvages et de l’environnement au Nunavut, conformément aux termes de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut. Madame Muckpah est heureuse que sa passion pour la protection des droits qu’ont les Inuits pour exploiter les espèces sauvages de façon durable et la protection de ces dernières soit au cœur même de son travail.
Melissa Hotain
Madame Hotain a une formation en études environnementales et en gestion des terres et, pendant 10 ans, elle a fait de l’analyse stratégique pour l’Assemblée des chefs du Manitoba dans les dossiers propres aux Premières Nations qui portent sur l’environnement et les lois. Lors de ce passage au service de l’Assemblée, elle a été chargée de la recherche, de la planification, de l’analyse des politiques et du développement stratégique qui ont trait à une foule de sujets liés à l’environnement et aux Premières Nations. Elle a participé à divers comités régionaux, nationaux et internationaux qui se sont penchés sur les questions relatives aux terres, à l’eau et à l’environnement.
Madame Hotain a de fortes convictions et elle prodigue des enseignements sur les liens qui existent entre la santé, le bien-être du peuple et la Terre mère. Elle a eu l’honneur de travailler en collaboration avec les peuples des Premières Nations dans la poursuite d’un but commun : la protection de la Terre mère. En ce qui concerne les Premières Nations, l’objectif de madame Hotain est de revitaliser les connaissances et les traditions premières, et de les appliquer à l’élaboration de plans environnementaux durables pour l’avenir. Elle soutient que la planification et les prises de décision doivent se fonder sur le concept des sept générations (Dakota Seven Generations concept), qui montre le bien-fondé d’évaluer nos gestes et nos décisions en fonction de la santé et du bien-être des générations futures.
Norman Sterriah
Norman Sterriah occupe actuellement le poste de coordonnateur des connaissances traditionnelles au Conseil Dena de Ross River. Il est donc chargé de coordonner la consignation, la gestion et la diffusion des connaissances traditionnelles et de fournir des conseils sur les questions relatives aux terres et au patrimoine. À titre de coordonnateur de programme, monsieur Sterriah a supervisé l’élaboration du plan d’aménagement du territoire des Dénés, d’une étude ethnobotanique, d’une étude sur le poisson, d’une étude sur l’habitat clé du caribou et de la documentation des lois traditionnelles des Dénés. Monsieur Sterriah a aussi participé à la réforme des mines et à la planification de la gestion des forêts sur le territoire traditionnel de Ross River.
Monsieur Sterriah apporte le point de vue des Dénés sur la fonction et la résilience des écosystèmes, ce qui comprend une perspective holistique et à long terme des changements écologiques. Cette façon de voir caractéristique des Dénés fournit aussi des bases pour comprendre la biodiversité, l’utilisation durable des espèces végétales et animales et de l’eau, ainsi que les conséquences des changements climatiques. Monsieur Sterriah possède également une expérience utile sur la façon de conjuguer les connaissances traditionnelles et la science pour obtenir une évaluation exhaustive de la fonction de l’environnement et de sa transformation.