La déclaration suivante est émise en réaction aux récents reportages dans les médias au sujet de possibles victimes civiles résultant d’une frappe aérienne menée par les Forces armées canadiennes (FAC) dans un territoire tenu par l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) en Irak, le 21 janvier 2015.
Peu après la frappe aérienne, des renseignements ont été transmis aux Forces armées canadiennes (FAC) par l’entremise du quartier général de la Coalition selon lesquels il pourrait y avoir des victimes civiles résultant d’une action entreprise par la Coalition qui incluait une frappe aérienne canadienne. La source de cette allégation a elle-même entendu parler de ces victimes potentielles par un récit de seconde main et, d’après ce que nous avons compris, il n’y a aucun témoin oculaire ni renseignement crédible liés à des victimes civiles résultant d’une action menée par le Canada le 21 janvier.
La cible était un complexe occupé par l’EIIL qui avait été identifié comme étant une cible militaire légitime et a été frappé le 21 janvier 2015. Une analyse indiquait qu’il n’y avait aucun civils dans ce secteur depuis plusieurs jours, alors la cible a été validée et attaquée.
Le secteur était sous surveillance parce qu’il est situé sur les lignes de front où il y a constamment des combats entre l’EIIL et les forces de sécurité kurdes d’Irak depuis une longue période. L’EIIL utilisait ce complexe comme position de combat pour tirer sur les forces de sécurité kurdes d’Irak. Le 21 janvier, un tireur ambusqué tirait sur des soldats kurdes d’Irak et nos avions ont été guidés vers la cible par des observateurs de la Coalition. La cible a été confirmée comme une cible militaire valide et libre de présence de civils avant la frappe.
Le quartier général de la Coalition a procédé à un examen de l’ensemble des photos, vidéos et renseignements disponibles. Parallèlement, un examen des FAC, y compris un historique complet du site depuis le 2 janvier, a également permis de conclure qu’il n’y a aucun motif de croire que des civils ont été tués ou même qu’il y avait présence de civils sur le site. De plus, subséquemment aux allégations, aucun renseignement émanant des forces de sécurité kurdes d’Irak ne suggère qu’il y aurait pu avoir des victimes civiles.
Étant donné que les premiers examens ont permis d’éliminer les actions du Canada comme ayant possiblement causé des victimes civiles non confirmées, il n’y a aucun motif valable de lancer une enquête et, par conséquent, il n’y a aucune raison de signaler aux Canadiens autre chose que les mises à jour habituelles sur les frappes.
Les FAC demeurent convaincues qu’il n’y a pas de victimes civiles résultant de la frappe aérienne du 21 janvier. S’il devait y avoir une allégation crédible de victimes civiles résultant d’une frappe aérienne menée par un CF-18 dans le cadre de l’opération IMPACT, les FAC mèneraient une enquête exhaustive avec leurs partenaires de la Coalition et fourniraient autant de renseignements que possible aux Canadiens sans compromettre la sécurité et la protection de nos opérations et de notre personnel.
Pour être clair, tout organisme détenant des renseignements selon lesquels il y aurait potentiellement des victimes civiles, ou qui aideraient à clarifier les allégations existantes, est encouragé à fournir ces renseignements aux FAC afin que celles-ci puissent approfondir la question avec la Coalition.
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