La réserve de parc national dans le Sud de l'Okanagan-Similkameen va de l'avant 

Communiqué de presse
























Le 2 juillet 2019              

Nation sməlqmix/suknaʔkinx/Okanagan, région nxʷəlxʷəltantət/Sud de l’Okanagan – Similkameen, Colombie-Britannique      

La région du Sud de l’Okanagan et de Similkameen constitue un trésor écologique. Il s’agit d’un écosystème rare qui s'étend des collines verdoyantes aux déserts semi-arides. Depuis des millénaires, la Nation Syilx/Okanagan a fait de cette région son foyer et a été la gardienne de la terre, de l'eau, des plantes et des animaux qui rendent cet endroit si spécial. Elle abrite 11 % des espèces en péril du Canada, dont le blaireau d'Amérique, le petit-duc nain, la paruline polyglotte, la couleuvre nocturne du désert et le crotale de l’Ouest. Alors que nous faisons face à la crise mondiale de la biodiversité, nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre pour protéger la nature pour nos enfants et nos petits-enfants, surtout dans des endroits aussi uniques que la région du Sud de l'Okanagan-Similkameen.

Aujourd’hui, les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique et la Nation Syilx/Okanagan ont signé un protocole d’entente afin de travailler officiellement à établir une réserve de parc national dans la région Sud de l’Okanagan et de Similkameen. Il s'agit d'une étape importante vers la création d'une réserve de parc national dans le Sud de l'Okanagan-Similkameen.

Le iʔ sc̓ax̌ʷtət / protocole d’entente – qui confirme les limites géographiques de la réserve de parc national proposée, précise les prochaines étapes et fournit un cadre de travail naqscn/knʔxtwix / collaboration alors que les négociations commencent pour conclure l'entente – a été signé par Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de Parcs Canada, l’honorable George Heyman, ministre de l’Environnement et de la Stratégie de changement climatique de la Colombie-Britannique, le chef Clarence Louie de la bande indienne d’Osoyoos et le chef Keith Crow de la bande indienne de Lower Similkameen. En collaboration, les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique et la Nation Syilx/Okanagan prennent des mesures pour protéger ce paysage naturel et culturel emblématique pour les générations futures.

Les partenaires ont également annoncé les limites géographiques de la réserve de parc national proposée. Il s'agit de 273 kilomètres carrés de paysages naturels et culturels dans les zones tx̌asqn (mont Kobau), kɬlilxʷ (Spotted Lake) et nk̓lpulaxʷ (Kilpoola) de la zone iʔ nxʷəlxʷəltantət (Okanagan Sud - Similkameen), y compris la zone protégée des prairies d'Okanagan-Sud des parcs de la Colombie-Britannique.

Une récente étude mondiale menée par les Nations Unies, à laquelle ont participé 145 experts de 50 pays et à laquelle se sont joints les connaissances autochtones et locales, a révélé que la disparition d'espèces est plus rapide que jamais dans l'histoire de l'humanité et que près d'un million d'espèces sont menacées d'extinction en raison de la disparition des milieux sauvages et des impacts humains sur la planète. Étant l'un des cinq pays qui abritent encore les derniers grands espaces sauvages du monde, le Canada et ses partenaires provinciaux, territoriaux et autochtones prennent des mesures pour protéger notre nature, dans le but de doubler l'espace protégé sur nos terres et nos océans. Ces espaces abritent les plantes et les animaux que nous aimons tous.

Les lieux de Parcs Canada offrent le plus haut niveau de protection de la nature selon les normes internationales. Parcs Canada travaille en étroite collaboration avec ses partenaires autochtones et les collectivités locales pour préserver ces espaces naturels emblématiques - des montagnes recouvertes de glaciers aux lacs cristallins, en passant par les immenses forêts et les plages sauvages - et partager ces trésors nationaux avec les Canadiens et les Canadiennes. La protection de notre nature préserve une source fondamentale de connaissances, de prospérité et de souvenirs de toute une vie pour tous les Canadiens et les Canadiennes - aujourd'hui et pour les générations à venir.

Parcs Canada et ses partenaires tiennent résolument à poursuivre le travail entrepris avec les intervenants et les résidents pour profiter des occasions offertes et trouver des solutions aux préoccupations soulevées lors des consultations publiques.

Pour obtenir des renseignements plus précis sur le projet de réserve de parc national dans la région Sud de l’Okanagan et de Similkameen, visitez la Foire aux questions sur le site Web de Parcs Canada.

Multimédia supplémentaire

Citations

« Depuis des générations, les gens ont vécu, fait de l’élevage, travaillé et fait des randonnées, du vélo et du camping dans la région Sud de l’Okanagan et de Simiklameen – et les peuples autochtones ont vécu sur cette terre et en sont les gardiens depuis des temps immémoriaux. J’aimerais remercier tout spécialement la bande indienne de Lower Similkameen et la bande indienne d’Osoyoos, le gouvernement de la Colombie-Britannique et la communauté au moment où nous entreprenons, ensemble, les démarches pour établir cette réserve de parc national. Cette région est une merveille écologique, un refuge pour la faune et les espèces en péril, et un héritage naturel que nous pouvons protéger pour nos enfants et nos petits-enfants, pour qu’ils puissent, eux aussi, connaître la joie des moments passés dans la nature. »

L’honorable Catherine McKenna
Ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de Parcs Canada

« Nos parcs rassemblent les familles et les communautés. Nos parcs jouent également un rôle essentiel de protection des espèces et des écosystèmes uniques au monde. Le protocole d'entente marque une étape importante vers la protection à long terme des valeurs particulièrement uniques de la biodiversité du Sud de l’Okanagan et Similkameen, qu’on ne trouve nulle part ailleurs au Canada. Il souligne également le solide partenariat établi entre le gouvernement fédéral et la Nation Syilx/Okanagan et offre une occasion précieuse de favoriser la réconciliation avec les peuples autochtones. »

George Heyman
Ministre de l’Environnement et de la Stratégie du changement climatique de la Colombie-Britannique

« Je tiens à remercier (lim limt) chaleureusement l'équipe de négociation, composée de représentants de la bande indienne d'Osoyoos, de la bande indienne de Lower Similkameen et des gouvernements provincial et fédéral, qui ont tenu de nombreuses réunions et passé des centaines d'heures à élaborer un protocole d'entente novateur, lequel établit le cadre des négociations futures sur un projet de réserve de parc national Okanagan Sud-Similkameen. Le travail de l'équipe défend notre langue et nos lois pour défendre, protéger et faire progresser le titre et les droits ancestraux des peuples autochtones sməlqmix (Similkameen) et suknaʔkinx (Okanagan). »

Chef Clarance Louie
Bande indienne d’Osoyoos


« Le peuple Smelqmix a toujours protégé cette terre. Nous considérons ce processus comme un moyen de travailler avec nos partenaires pour mettre en œuvre des pratiques de gestion culturellement éclairées. Nous sommes impatients de travailler en étroite collaboration avec tous nos voisins. »

Chef Keith Crow
Bande indienne de Lower Similkameen 

« Il est fortuit qu'au moment où le Canada envisage la DNUDPA et le projet de loi C-262, nous avons collectivement, dans l'Okanagan, créé une réalisation vitale et démontrable du potentiel de la DNUDPA et de la véritable réconciliation. La Nation Okanagan se réjouit de l'engagement pris par la province dans le présent protocole d'entente de prendre au sérieux la mise en œuvre de la DNUDPA, en particulier l'article 29, et la reconnaissance des priorités de conservation de l'Okanagan. »

Grand chef Stewart Phillip
Okanagan Nation Alliance

Faits en bref

  •  En octobre 2017, les gouvernements du Canada, de la Colombie-Britannique et la Nation Syilx/Okanagan ont annoncé une relation renouvelée pour envisager l’établissement d’une nouvelle réserve de parc national dans la région du Sud de l’Okanagan et de Similkameen. Ce projet de réserve de parc national enrichira le réseau d’aires protégées et de conservation tout en favorisant la réconciliation avec les peuples autochtones.

  •  Parcs Canada a entrepris des consultations vastes et approfondies auprès des résidents locaux, des intervenants et des Canadiens et Canadiennes pour connaître leurs points de vue sur les limites proposées pour la réserve de parc national dans la région d'Okanagan Sud-Similkameen et les principaux aspects à considérer dans sa gestion. Au cours des consultations publiques, Parcs Canada a rencontré 39 groupes d'intervenants représentant divers intérêts et a reçu les commentaires de près de 3 000 répondants.

  • Comme prochaine étape, les parties amorceront des négociations en vue de conclure une entente d'établissement pour la réserve de parc national, qui pourrait comprendre des ententes de transfert de terres entre les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique et la Nation Syilx/Okanagan.

  • La région du Sud de l’Okanagan et de Similkameen représente une aire d’une grande importance écologique, géographique et culturelle permettant une vaste gamme d’activités récréatives et touristiques comme la randonnée, le camping, l’observation des oiseaux et le vélo de montagne.

  • La région du Sud de l’Okanagan et de Similkameen est l’une des régions écologiques les plus diversifiées du Canada. On y trouve plus de 200 espèces d’oiseaux, 14 espèces de chauves-souris, plus de 700 espèces de fleurs sauvages et 200 espèces d’herbes.

  • La protection de cette région favorisera le rétablissement de plus de 30 espèces en péril inscrites sur la liste fédérale et plus de 60 espèces inscrites sur la liste provinciale, notamment le blaireau d’Amérique, le petit-duc nain, la paruline polyglotte, la couleuvre nocturne du désert et le crotale de l’Ouest.

  • La protection de la nature est un élément important du plan climatique du Canada. Les solutions naturelles peuvent fournir jusqu'à 30 % des solutions climatiques mondiales. En protégeant la nature, nous protégeons d'importants puits de carbone et nous nous assurons que le carbone stocké naturellement reste dans le sol.

  • En mai 2019, les Nations Unies ont publié leur rapport intitulé Nature’s Dangerous Decline ‘Unprecedented’; Species Extinction Rates ‘Accelerating’. Ce Rapport estime  que près d’un million d'espèces sont menacées d'extinction et indique clairement que les gouvernements doivent prendre des mesures pour protéger la nature si nous voulons préserver la biodiversité.

Liens connexes

Personnes-ressources

Sabrina Kim
Cabinet de la ministre de l'Environnement et du Changement climatique
819-938-9413
sabrina.kim2@canada.ca

Relations avec les médias
Agence Parcs Canada 
855-862-1812
pc.medias-media.pc@canada.ca

Relations avec les médias
Ministre de l'Environnement et de la Stratégie du changement climatique de la Colombie-Britannique
250-953-3834

Chef Clarence Louie
Bande indienne d’Osoyoos
250-498-3444

Chef Keith Crow
Bande indienne de Lower Similkameen
250-499-9333


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