Un salon professionnel virtuel offre aux acheteurs internationaux une nouvelle façon de découvrir les fruits de mer et les boissons

Hall d’entrée du salon professionnel virtuel Atlantic Canada Virtual Showcase for Seafood, Food and Beverage mettant en valeur les fruits de mer, les aliments et les boissons du Canada atlantique.

 

Plus de 40 entreprises du Canada atlantique ont récemment rencontré des personnes de trois continents différents en deux jours. Pas physiquement, mais virtuellement.

La COVID-19 a changé beaucoup de choses. La « nouvelle normalité » étant très différente de l’ancienne, les entreprises s’adaptent pour éviter de perdre des occasions d’affaires. C’est cette nécessité qui a inspiré le premier salon professionnel virtuel d’Aliments et Boissons Atlantique, qui s’est tenu les 24 et 25 juin 2020.

« Lorsque la COVID-19 a commencé à avoir des répercussions sur les affaires et que les projets de réunions d’affaires en personne avec des acheteurs du monde entier ont été annulés, nous avons très vite compris qu’il nous fallait trouver de nouvelles solutions pour continuer à faire des affaires », explique Sara Robinson, membre du conseil d’administration d’Aliments et Boissons Atlantique.

« Lorsqu’on nous a proposé de mettre sur pied un salon professionnel dans un cadre virtuel, nous avons considéré que c’était une possibilité qui valait la peine d’être envisagée », Sara dit. « L’idée de produire un format interactif et stimulant dans un cadre virtuel semblait constituer une solution intéressante ».

Doté d’une présentation virtuelle qui rappelle la plupart des salons professionnels traditionnels, l’événement a permis de mettre en relation les entreprises de fruits de mer, d’aliments et de boissons du Canada atlantique avec d’autres marchés. Les entreprises pourraient rencontrer des acheteurs et des délégués commerciaux d’Amérique du Sud, d’Amérique du Nord et d’Asie pour promouvoir leurs produits. Selon Sara, ce format virtuel a peut-être même eu un avantage par rapport au cadre traditionnel.

« L’avantage avec ce format était que nos entreprises du Canada atlantique représentaient le seul point de mire de ces acheteurs internationaux », dit-elle. « Lors d’un salon professionnel traditionnel, nos entreprises sont en concurrence avec des milliers d’autres exposants et il n’y a aucune garantie que l’acheteur qui visite le salon se rende même jusqu’à leur kiosque ».

Si la disposition virtuelle était familière pour ceux qui fréquentent les salons professionnels, elle offrait des outils qu’il serait rare d’avoir lors d’événements en personne. Un bureau d’accueil virtuel offrait un service en cinq langues différentes et guidait les participants vers les kiosques en ligne personnalisés des exposants. Les salles de réseautage ont permis aux participants de discuter entre eux, tandis qu’une fonction de traduction automatique a permis de s’assurer que les barrières linguistiques ne posaient pas de problème.

« Les réactions des entreprises participantes ont été extrêmement positives et ont suscité une grande fierté en raison des nouveaux contacts établis et de l’intérêt manifesté pour leurs produits », déclare Sara.

Les ressources étaient disponibles dans cinq langues différentes par le biais d’un bureau d’aide et d’un centre de ressources en ligne.

 

« C’est très important pour nous. »

Pour le producteur de miel de l’Île-du-Prince-Édouard Island Gold Honey, la chance de nouer ces nouvelles relations a été inestimable. Le directeur général, Todd St. Clair, affirme que la possibilité de transformer les salons professionnels dans un autre format est importante pour les entreprises qui en dépendent.

« C’est très important pour nous. En règle générale, 50 p. 100 de nos ventes de juin à septembre sont réalisées auprès des touristes qui se rendent à l’Île-du-Prince-Édouard. Les salons professionnels comme celui-ci peuvent nous permettre de nous replacer et de développer de nouveaux marchés pour nos produits », dit-il.

Dans l’ensemble, Todd a trouvé que le nouveau format en ligne fonctionnait bien pour son entreprise. Il indique qu’il a développé des pistes prometteuses à suivre grâce au salon.

« J’ai apprécié le fait que chaque kiosque avait une apparence uniforme, ce qui a permis aux petites entreprises de se mesurer aux grandes », dit-il.

Alain Bossé, mieux connu sous le nom de « Kilted Chef », anime une démonstration de cuisine utilisant des produits alimentaires du Canada atlantique, dont le miel du producteur Island Gold Honey de l’Île-du-Prince-Édouard.

 

Une « expérience totalement nouvelle »

Pour la plupart des 240 acheteurs et délégués commerciaux présents, le salon professionnel virtuel correspondait à une expérience totalement nouvelle. Beaucoup ont été incroyablement satisfaits du salon virtuel, citant la facilité de navigation et l’interface utilisateur.

« Le site Web était très convivial. Il a été facile de télécharger l’information et la traduction a été utile. La fonction de clavardage était très pratique, notamment parce que nous avons pu inviter plusieurs personnes dans le salon de discussion », explique un délégué commercial canadien en Corée. « Environ 19 acheteurs coréens se sont connectés et je crois qu’ils ont noué de bonnes relations avec nos exportateurs. »

D’autres délégués commerciaux des États-Unis et du Mexique se sont fait l’écho de ces sentiments, déclarant qu’ils appréciaient « la diversité des entreprises et les renseignements préalables sur les exposants ».

« Les commentaires reçus des acheteurs ont été positifs et ont montré à quel point l’expérience s’est déroulée sans heurts et de manière fonctionnelle », a déclaré Sara Robinson.

« Ils étaient reconnaissants pour la production virtuelle qui leur permettait de faire leur travail [...] malgré le fait qu’ils ne pouvaient pas se rendre aux salons professionnels comme ils le feraient normalement. »

Une autre « nouvelle normalité » – pour les prochains temps

Avec une première expérience positive et beaucoup d’incertitude entourant encore la COVID-19, ces salons professionnels virtuels pourraient constituer la nouvelle norme pendant un certain temps. La première tentative d’Aliments et Boissons Atlantique ayant été couronnée de succès auprès des acheteurs et des exposants, il est possible de continuer à améliorer le format. Todd St. Clair affirme que Island Gold Honey « participera certainement aux prochains événements », si l’occasion se présente.

Dans l’ensemble, Sara Robinson est optimiste. Compte tenu des réactions des acheteurs et des vendeurs, elle est satisfaite de la façon dont Aliments et Boissons Atlantique s’est adapté pour trouver de nouvelles solutions aux entreprises qui dépendent de la visibilité des salons professionnels.

« Il s’agissait d’une occasion unique », dit-elle.

 

Aliments et Boissons Atlantique organisera son prochain salon professionnel virtuel sur le thème de l’automatisation alimentaire le 26 août 2020.

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2020-07-08