Créer des liens : Chris MacDonald à la conférence et remise de prix Connection 2016 de l'Ontario Association of Broadcasters

Discours

Hôtel Marriott de l’aéroport de Toronto
Toronto (Ontario)
Le jeudi 10 novembre 2016

M. Chris MacDonald,
Conseiller, région de l’Atlantique et du Nunavut
Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes

à

Conférence et remise de prix Connection 2016
de l’Ontario Association of Broadcasters

Le discours prononcé fait foi

Je vous remercie de cette aimable présentation. Il me fait plaisir de participer à ma toute première conférence de l’Ontario Association of Broadcasters, Connection 2016,

Je crois que, dans le monde moderne, nous nous efforçons tous de suivre le rythme rapide des changements technologiques et sociaux. Les avancées technologiques ont certes changé notre monde, mais surtout, elles ont changé les attentes des Canadiens que je sers et des consommateurs que vous servez.

Lorsque j’étais adolescent au Nouveau-Brunswick à la fin des années 1990, pendant que je me demandais ce que j’avais envie d’étudier à l’université et de faire une fois grand, je n’ai pas saisi l’importance de la vague technologique qui était sur le point de tous nous submerger. Je n’ai pas réussi à reconnaître les occasions et, aussi, les défis qui en naîtraient.

En réalité, par erreur ou peut-être par naïveté, je croyais que la vague d’innovation et d’avancée technologique nous avait déjà atteints. La vie était belle. J’avais un téléphone cellulaire, quoique gros et lourd, un baladeur que j’avais payé plus cher pour qu’il ait la fonction d’empêcher les chansons de sauter, j’avais un ordinateur avec ma propre connexion par liaison commutée... Les choses pouvaient-elles aller mieux?

À l’époque ma réponse était simple : Elles ne pouvaient pas aller mieux.

Bien sûr, le téléphone pourrait rapetisser, mais il continuerait à servir uniquement à parler aux gens. Peut-être que les CD allaient un jour contenir 40 chansons au lieu de 20, et peut-être qu’à l’avenir, quand je me connecterais à l’autoroute de l’information, je n’entendrais plus ce son de modem téléphonique trop fort et agaçant. Mais rien ne changerait vraiment.

J’ai même déjà dit, à la blague, que mon but dans la vie était de trouver une carrière qui me dispenserait d’utiliser la technologie. Aujourd’hui, vu la carrière que j’ai choisie, cette idée me fait rire.

Revenons encore plus loin en arrière pour un moment.

Il y a plus de 90 ans, un jeune homme qui s’appelait Edward S. Rogers Sr a trouvé une solution à un défi technique et, ce faisant, a permis de créer l’industrie de la radiodiffusion au pays. Il a conçu un tube à vide qui fonctionnait sur le courant alternatif, ce qui a rendu possible de faire fonctionner une radio à la maison.

Cette percée technologique de l’un des pionniers de la radio au Canada a changé une industrie pour toujours.

Le thème commun à toutes ces observations est que les temps changent, que l’innovation se produit et que la technologie va de l’avant. Nous ne pouvons arrêter le changement, nous ne devrions certainement pas l’ignorer, notre seul choix est de nous y adapter.

L’industrie de la radiodiffusion en Ontario a cheminé vers le succès de façon semblable depuis l’apparition de la toute première radio résidentielle. Ne craignant ni la technologie ni le changement, vous cernez un défi, puis vous le surmontez en trouvant des façons d’appliquer et d’utiliser les technologies les plus récentes. De nos jours, l’industrie fait face à de nouveaux enjeux. Je suis convaincu que les femmes et les hommes présents ici trouveront et mettront en œuvre des solutions appropriées et adopteront l’innovation comme cela s’est fait tout au long de notre histoire.

L’essence même de la radiodiffusion implique l’utilisation de la technologie pour relier les gens. Et chaque nouvelle vague de technologies numériques ouvre la voie à de nouvelles possibilités.

Un peu plus tard aujourd’hui, Daniel Anstandig, de Futuri Media, présentera aux délégués un regard nouveau sur ces possibilités. Il croit dur comme fer que le succès nécessite de créer des liens plus solides et plus profonds avec l’auditoire. Je suis parfaitement d’accord avec lui, et je suis impatient d’écouter sa présentation.

Tirer profit de l’image de marque de la radio

Après avoir passé plus de dix ans de ma vie dans le domaine de la vente, j’en suis venu à croire qu’on ne peut pas perdre de clients quand on fait ce qui est bien pour eux. C’est le même principe pour les auditeurs.

Le succès continu du secteur de la radio montre bien l’importance de créer et d’entretenir des liens solides avec le public, ce que vous n’avez pas perdu de vue.

Au cours des ans, des critiques n’ont cessé de prédire la fin de la radio en raison de l’apparition d’une série de nouvelles technologies. Il y a des dizaines d’années, ces technologies comprenaient les disques vinyle longue durée et les rubans à huit pistes. Plus récemment, des cassettes et des CD. Aujourd’hui, il s’agit de la radio par Internet, des services de diffusion en continu et de la baladodiffusion. La radio continue néanmoins de surmonter ces difficultés en créant des liens puissants avec les auditeurs. Les revenus des stations de radio canadiennes sont restés plutôt stables ces cinq dernières années, même s’ils ont légèrement diminué entre 2014 et 2015. L’an dernier, les revenus de publicité ont dépassé le milliard et demi de dollars.

Comme vous le savez, la popularité croissante des services de diffusion en continu et de la radio par satellite auprès des Canadiens continue d’éroder les taux d’écoute. Et les voitures munies de systèmes branchés à Internet, ce que certains appellent des voitures branchées, sont là pour de bon. On s’attend à ce que 60,1 % des nouveaux véhicules du monde entier soient équipés d’un système branché à Internet d’ici 2017, comparativement à seulement 11,4 % il y a quatre ans. Aux États-Unis et en Europe de l’Ouest, ce taux pourrait dépasser 80 % dès l’an prochain. Par ailleurs, ces changements remarquables me disent qu’il serait peut-être temps que je change mon vieux Grand Cherokee…

Pour surmonter ces défis, et d’autres qui viendront, je crois que les stations de radio doivent miser sur leurs forces. Elles doivent tirer profit des avantages concurrentiels que leur procurent l’intimité qu’elles offrent aux auditeurs et les liens qu’elles forgent avec la collectivité. Les stations de radio restent des références en matière de contenu local. Les auditeurs ouvrent la radio pour entendre de la musique, mais aussi pour s’informer sur les nouvelles, la météo, la circulation routière, les sports et les activités communautaires de leur collectivité.

Les stations de radio doivent aussi tirer profit des remarquables succès des artistes canadiens. De la musique pop au rock, en passant par le jazz et le rap, les musiciens canadiens continuent de briller. Trois Canadiens, par exemple, se trouvaient parmi les cinq musiciens en lice pour le prix du meilleur artiste des Billboard Awards de 2016. En décembre dernier, des artistes canadiens détenaient sept des dix positions au sommet des palmarès du Billboard. Les radiodiffuseurs du pays aident à créer ces succès en diffusant du contenu canadien. Si ce n’était déjà évident, ce l’est maintenant. En tant que Canadiens, nous pouvons tenir notre bout et créer le meilleur contenu au monde.

Le succès de nos artistes canadiens offre à la radio l’occasion de créer une image de marque distinctive dans un monde à la recherche de nouvelle musique, et l’accès aux meilleurs talents n’est manifestement pas un problème au Canada.

Les associations nationales et régionales comme l’Ontario Association of Broadcasters jouent un rôle crucial pour représenter vos intérêts, non seulement auprès des organismes gouvernementaux comme le CRTC, mais aussi auprès des fabricants d’appareils, des fournisseurs de services sans fil et de l’industrie automobile. À cet égard, le CRTC encourage les radiodiffuseurs à faire équipe et à continuer de collaborer avec les fabricants de téléphones intelligents et les fournisseurs de services sans fil pour accroître le nombre de modèles dont la puce FM est mise en service. Nous sommes aussi favorables aux campagnes de sensibilisation et d’information à ce sujet.

Les services audio en ligne continuent toutefois de changer la donne pour les radiodiffuseurs traditionnels. Ceux-ci permettent aux utilisateurs et aux références de créer leurs propres listes de diffusion et de les partager avec leurs amis et sur les réseaux sociaux. En 2015, 20 % des Canadiens écoutaient de la musique en continu en ligne, une augmentation de 2 % en un an.

Certains fournisseurs de services sans fil tiennent compte de cette tendance. Vidéotron par exemple, au Québec, offre maintenant des forfaits de cellulaires qui comprennent l’accès à des services de musique en continu sans frais d’utilisation additionnelle des données. C’est ce qu’on appelle la tarification différentielle.

Le Conseil reconnaît que cette pratique pourrait donner un avantage indu à certains services de diffusion en continu. Au lieu de s’attaquer à la tarification différentielle au cas par cas, le CRTC donne sa préférence à une politique réglementaire claire et transparente qui offre une grande certitude aux consommateurs ainsi qu’aux fournisseurs d’applications et de services Internet et sans fil. Nous avons fait un premier pas en ce sens plus tôt ce mois-ci en tenant une audience publique à ce sujet. Ceux d’entre vous qui aiment regarder CPAC durant leurs temps libres savent probablement que je suis membre de ce comité d’audition précis, je dois donc choisir mes mots avec soin.

Néanmoins, quel que soit le résultat des démarches entreprises par le CRTC, les radiodiffuseurs doivent continuer de s’adapter aux avancées technologiques et aux nouvelles façons de faire des affaires, et d’en tirer profit. Le rôle du CRTC est de créer les conditions qui permettent aux radiodiffuseurs comme vous de produire une programmation innovatrice et de mettre en œuvre des modèles d’affaires fructueux.

La transition est déjà en cours et certains radiodiffuseurs traditionnels ont commencé à s’adapter à la nouvelle ère numérique. iHeartRadio, annoncée en octobre, en est un bon exemple. Cette application gratuite de Bell Media permet d’écouter en continu 105 stations de radio anglophones et francophones autorisées, en plus de 100 chaînes de musique en continu supplémentaires. Un autre exemple est Radioplayer, une radio numérique gratuite établie au Royaume-Uni qui prévoit lancer ses services au Canada plus tard cette année. Elle donnera aux auditeurs en ligne l’accès à près de 500 stations de quelques‑uns des plus grands radiodiffuseurs canadiens, dont Cogego, Rogers et Corus.

Je tiens à préciser que nous sommes ravis de voir certains radiodiffuseurs de l’Ontario offrir la radio HD. Bien que cette technologie n’en soit qu’à ses débuts, elle a le potentiel d’accroître la diversité des services radio offerts aux Canadiens et de créer de nouveaux liens avec les auditeurs ainsi que de nouvelles sources de revenus.

Appuyer les nouvelles locales à la télévision

La télévision, bien entendu, est confrontée aux mêmes types de défis : les auditoires – surtout la génération Y et les Canadiens plus jeunes – sont de plus en plus attirés par les options en ligne, ce qui a une incidence négative sur les revenus. Grâce à une foule d’appareils, ils ont maintenant accès à des centaines de postes de télévision et à d’innombrables options en ligne, de n’importe où et à n’importe quel moment. Le CRTC croit que l’établissement et l’entretien de relations profondes avec les auditoires sont essentiels pour assurer la réussite à long terme. La meilleure façon de s’y prendre est d’offrir une programmation canadienne attrayante et diversifiée qui soit accessible sur toutes les plateformes.

Les Canadiens nous ont dit, dans le cadre de l’initiative Parlons télé et de nos récentes consultations sur la télévision communautaire et locale, qu’ils apprécient particulièrement les nouvelles locales, car elles leur permettent de renouer avec leurs collectivités. Les nouvelles locales aident les gens à comprendre ce qui se passe au coin de la rue et aux quatre coins du monde. Elles leur permettent de participer aux activités politiques, économiques et culturelles du Canada. Et je dirais que cela donne un avantage stratégique aux stations de télévision locales, comme dans le cas des stations de radio : la capacité d’être très local grâce à leur contenu et d’avoir une relation plus étroite avec les consommateurs.

Le nouveau modèle lancé par le CRTC permettra aux diffuseurs d’exploiter plus facilement cette demande. À compter de septembre 2017, les grandes entreprises intégrées auront une plus grande flexibilité quant à la façon dont les fournisseurs de services de télévision accordent leurs contributions à l’expression locale. Un financement supplémentaire de 67 millions de dollars peut être accordé à la production de nouvelles locales pour leurs stations de télévision.

Nous lançons également un nouveau fonds pour les stations locales indépendantes. Le fonds versera près de 23 millions de dollars par année pour appuyer la création de nouvelles et d’information à l’image des collectivités locales.

Le nouveau modèle est en partie ce qui a inspiré CHCH Hamilton à annoncer le retour d’émissions de nouvelles à la télévision la fin de semaine. Il y a quelques semaines, CHCH a commencé à diffuser des émissions de nouvelles en direct de 30 minutes le samedi et le dimanche, à 18 h et à 23 h. Les émissions de nouvelles locales comme celles-ci contribuent à l’image du télédiffuseur et à l’élargissement de son auditoire.

Afin de concrétiser ces changements dans notre nouvelle politique, nous devons établir de nouvelles conditions de licence pour les télédiffuseurs. Nous tiendrons une audience sur le renouvellement des licences pour les groupes de propriété de langue française dans quelques semaines, qui sera suivie d’une audience pour les groupes de propriété de langue anglaise.

Donner aux Canadiens un plus grand choix

Le lancement de la télé à la carte le mois prochain représente une autre occasion de se rapprocher des auditoires. Durant de nombreuses années, les consommateurs se sont plaints au CRTC du choix limité et des forfaits de chaînes. J’en ai même entendu parler dans mon bureau de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse. À compter du 1er décembre, les Canadiens auront la possibilité de choisir des chaînes individuelles ou des petits forfaits après s’être abonnés à un forfait de base.

En septembre, nous avons tenu une audience publique pour discuter de la mise en œuvre de ces changements avec certains fournisseurs de services de télévision. Bon nombre de Canadiens satisfaits se sont exprimés, tandis que d’autres nous ont fait part de leurs préoccupations et de leurs frustrations à l’égard de la façon dont certains fournisseurs ont mis en œuvre le forfait de base abordable et les plus petits forfaits.

Nous avons eu des discussions, de franches discussions, avec les fournisseurs de services de télévision au cours de l’audience, que les Canadiens ont suivies étroitement par l’entremise de notre page Facebook.

Nous avons déjà constaté des changements dans l’industrie en raison de notre audience et nous continuerons de surveiller la mise en œuvre complète de la télé à la carte à compter du 1er décembre.

Boîtiers de décodage

Comme je l’ai mentionné, les téléspectateurs ont plus de choix que jamais. Les services vidéo en ligne utilisent abondamment les mégadonnées pour personnaliser leurs offres à chaque téléspectateur pour les conserver dans leur écosystème. Comme vous le savez, bon nombre des boîtiers de décodage qui sont déjà dans les foyers d’abonnés à la télévision ont la capacité de recueillir des données sur les téléspectateurs.

Durant l’initiative Parlons télé, tous les secteurs de l’industrie se sont entendus pour former un groupe de travail chargé d’élaborer un système de mesure de l’auditoire pour les boîtiers de décodage. En décembre 2015, le président m’a demandé d’assumer le rôle de champion du CRTC pour la mise au point de ce système.

Le travail effectué par le groupe de travail de l’industrie sur les boîtiers de décodage est important, car la valeur potentielle des données produites par ces boîtes est immense. Si l’industrie pouvait trouver une façon de partager ces données, tout le monde en profiterait. Le partage des données contribuerait à mieux monnayer la publicité, ce qui augmenterait les revenus pour les créateurs d’émissions. Il aiderait également les télédiffuseurs canadiens à mieux comprendre les différents besoins et intérêts des Canadiens et à faire concurrence aux plateformes en ligne au contenu riche.

Les données des boîtiers de décodage présentent toutefois leurs limites et leurs défis, bien entendu. Il existe peu de renseignements démographiques sur exactement qui regarde une émission à un moment précis. Par ailleurs, des pare-feu et des dispositifs de sécurité sont nécessaires pour respecter la Loi sur la protection des renseignements personnels.

En juin 2016, un essai de faisabilité technique a démontré que les données de boîtiers de décodage peuvent être recueillies et intégrées dans de nombreuses entreprises de distribution de radiodiffusion. Il s’agit, certes, d’un grand pas en avant, mais nous devons continuer sur cette lancée. Le groupe de travail doit accélérer le rythme de réalisation pour que le plein potentiel des données de boîtiers de décodage soit atteint.

J’aimerais souligner que le plus récent rapport d’étape du groupe de travail comprenait un calendrier et que l’échéance pour la structure du système d’agrégation est le 1er décembre. À titre de champion du CRTC pour cette initiative, j’ai l’intention de surveiller étroitement ses avancées. Je n’ai aucun doute que l’échéancier de ce groupe sera respecté et je demeure convaincu que toutes les personnes qui participent à cette initiative sauront relever le défi.

Conclusion

J’ai abordé beaucoup de sujets, mais il y a un fil conducteur dans tout ce dont j’ai parlé ce matin, soit que l’évolution de la technologie au cours des dernières années a été rapide et que les Canadiens adoptent les technologies numériques. Comme vous le savez, le ministère du Patrimoine canadien a lancé un examen officiel du contenu canadien et des lois qui régissent l’industrie de la diffusion. Compte tenu de l’évolution rapide de la technologie au cours des dernières années, je crois que l’examen est opportun.

Le CRTC, bien entendu, réagit régulièrement aux changements dans l’industrie et dans les technologies au moyen d’ajustements apportés aux politiques. Notre travail semble s’aligner sur l’examen effectué par Patrimoine canadien. Comme je l’ai mentionné précédemment, les groupes de l’industrie comme l’Ontario Association of Broadcasters peuvent jouer un rôle important dans ces processus en y participant.

L’industrie de la diffusion continue de changer, comme elle le fait depuis qu’elle existe. Comme toujours, la réussite attend ceux qui sont les plus habiles à s’adapter, ainsi qu’à exploiter et intégrer les nouvelles technologies.

Enfin, l’avenir appartient aux diffuseurs qui répondent le mieux à la demande des auditoires canadiens.

Merci.

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