Allocution de l'honorable James Carr, ministre des Ressources naturelles, au Forum des ressources naturelles de l'Ontario : Nos ressources, notre avenir

Discours

Hôtel Sheraton Centre, Toronto
6 avril 2016

Bonjour à tous et à toutes,

D’abord, je veux dire qu’il est tout à fait approprié de nous réunir sur le territoire traditionnel de la Première Nation des Mississaugas de New Credit parce que l’histoire de nos ressources naturelles commence bien avant que le Canada soit devenu une nation.

Je veux également dire que c’est en toute humilité que je me vois dans la même salle que deux des mentors les plus importants de ma vie et que je partage la scène avec eux.

L’un d’eux est Paul Martin. Sans ses encouragements, je suis certain que je ne serais pas sur cette estrade aujourd’hui car Paul Martin, plus que toutes les personnes que je connais, incarne dans son travail, dans son ADN même, la noblesse de la fonction publique. Il nous donne un enseignement sur l’importance de la fonction publique qui m’a inspiré, tout comme bien d’autres personnes. Et dans le cas de Paul Martin, c’est la fonction publique altruiste.

Après une carrière fructueuse dans les affaires, puis en politique, il consacre maintenant une partie de sa vie, productive, diversifiée et impeccable, à nous faire comprendre l’importance fondamentale du partenariat avec les Autochtones.

Mon autre mentor est Phil Fontaine. C’est en 1985, lors d’une randonnée en canot, que j’ai rencontré Phil pour la première fois. Cette rencontre a été marquante pour moi, et nous avons noué une relation riche en diversité culturelle.

Ce que Phil m’a enseigné est une sagesse qui transcende l’histoire, ainsi que la diversité et la différence, et qui touche au cœur même de ce que nous sommes en tant qu’humains dans notre relation avec la terre et l’eau. Il comprend mieux que la plupart d’entre nous que les responsabilités que nous portons sont des responsabilités que se transmettent les générations. Elles ne commencent pas maintenant.

C’est la génération précédente qui nous a donné la terre et la protection de l’eau. C’est à notre tour de protéger cette relation pour les générations à venir. C’est cette prise de conscience qui nous rassemble en tant qu’humains. À Paul Martin et à Phil Fontaine, je dis merci pour votre mentorat et votre sagesse.

Ma présence ici, à Toronto, est également appropriée parce que je suis un fier citoyen de Winnipeg. Pour moi, Winnipeg est le centre du monde, mais comment se fait-il alors que depuis mon élection j’ai passé huit jours à Toronto? Je pense que je connais la réponse. C’est parce que Toronto et l’Ontario sont d’importance capitale pour l’avenir des ressources naturelles au Canada et dans l’économie canadienne.

Ce que j’apprends de Toronto est qu’on y a une compréhension de l’ensemble du pays. C’est cette compréhension au-delà de notre géographie, de notre passé particulier, qui fait de nous les Canadiens et les Canadiennes que nous sommes, qui nous fera traverser les périodes difficiles. Je vais y venir dans une minute. Ce forum me donne aussi la chance de réfléchir un peu aux cinq mois que je viens de passer au sein de ce gouvernement.

Ce n’est vraiment qu’un clin d’œil dans l’histoire, mais il y a tant à apprendre, tant à savoir et tant à faire. Le fait de me trouver sur cette estrade avec vous à titre d’invité de l’Ontario et du gouvernement de l’Ontario devrait indiquer quelque chose de plus. Et c’est qu’il est impossible de diriger un pays comme le Canada si le gouvernement fédéral ne s’assoit pas à la même table que les premiers ministres et leurs provinces. Après une absence à cette table, nous y voilà de nouveau et nous en sommes fiers en tant que Canadiens et Canadiennes.

Quand on regarde les dernières années, il est remarquable de voir combien nous avons évolué en tant que nation dans l’ensemble de ces compétences. Depuis Louis St-Laurent, chaque premier ministre canadien avait l’habitude de se réunir avec les premiers ministres provinciaux pour parler des grandes questions nationales de l’heure. Elles n’étaient pas toutes constitutionnelles. Il ne s’agissait pas seulement de parler de subtilités constitutionnelles pour réaliser une sorte de travaux d’aiguille délicats. Il s’agissait de l’essence même de ce que cela signifie de bâtir une économie et une nation.

Nous parlions des barrières au commerce interne, nous parlions du commerce international, nous parlions des pensions, de l’éducation, des projets nationaux. Mais, depuis trop longtemps, la conversation est interrompue. Elle reprend aujourd’hui, et c’est seulement ainsi que nous progresserons en tant que Canadiens et Canadiennes.

Nous savons que nous ne pouvons pas nous dissimuler les défis que nous devons relever dans le secteur des ressources. Je suis un citoyen de l’Ouest canadien. Ces défis sont bien documentés dans les manchettes des quotidiens : la faiblesse des prix des produits de base, des changements radicaux dans la demande pour le papier et d’autres produits du bois, une diminution des investissements, des pertes d’emploi. Ces dures réalités ont fait des ravages – pas seulement dans nos secteurs clés des ressources mais également dans les industries qui les soutiennent, les économies locales qui gravitent auteur d’eux et les recettes gouvernementales qui en découlent.

Du même coup, les travailleurs et leurs familles en subissent les conséquences, et l’avenir est incertain pour certains. Mais il y a de l’espoir. Une transformation s’opère dans le monde, en Amérique du Nord et ici même en Ontario. Comme la Première ministre Wynne l’a souligné hier, il y a une volonté de voir grand et d’agir de manière responsable, d’investir dans l’infrastructure, l’innovation et la formation professionnelle qui seront à la base de l’économie à faibles émissions de carbone.

Je suis venu ici aujourd’hui pour parler des priorités et des objectifs de notre gouvernement pour le secteur des ressources. La prospérité économique et la protection environnementale font partie de la même conversation. Nous ne pouvons plus parler de croissance économique sans tenir compte de la durabilité environnementale. On peut bien essayer, mais cela ne nous mènera nulle part en tant que nation. Il faut commencer une nouvelle relation avec les Autochtones.

Le Premier ministre a dit que la relation la plus importante pour ce gouvernement est celle avec les Autochtones. Nous prenons cela au sérieux. Nous investissons dans nos engagements politiques que vous avez lus dans le budget et nous pouvons en parler pendant ces quelques minutes que nous passerons ensemble. 

Il faut aussi qu’il y ait plus de collaboration entre les hauts fonctionnaires gouvernementaux. Où commençons-nous? Je veux commencer par l’énergie parce que notre pays se trouve entre la dépendance aux combustibles et les sources d’énergie renouvelables de demain. Nous avons besoin des deux. Ce n’est pas soit les éoliennes soit les pipelines – ce sont les deux. Cette économie est en transition. Nous devons nous préparer à des changements générationnels dans la façon d’exploiter ces ressources.

Il faudra donc entreprendre de gros investissements pilotés par le secteur privé, stimulés et facilités par les pouvoirs publics pour que nous soyons à l’avant-garde. Je suis persuadé que le Canada peut l’être. Laissez-moi vous donner un petit exemple. Le Premier ministre m’a demandé de travailler avec mes collègues des États-Unis et du Mexique sur l’intégration continentale de nos secteurs de l’énergie. 

Ce travail a commencé en novembre dernier quand j’ai rencontré Ernest Moniz, secrétaire à l’Énergie aux États-Unis, et Pedro Joaquín Coldwell, secrétaire à l’Énergie au Mexique lors des pourparlers sur l’énergie à Paris. Depuis, nous nous sommes revus et nous nous sommes parlé plusieurs fois, dont une fois qui a été une véritable révélation quand je les ai invités à venir dans ma ville natale de Winnipeg au beau milieu du glacial mois de février.

Ce fut tout un choc. Le secrétaire Moniz vient du Massachusetts, vous pouvez donc comprendre qu’il a une vague connaissance du froid, mais le secrétaire Joaquin… Le pire était que Moniz est un partisan des Bruins de Boston, qui étaient en ville ce soir-là et qui nous ont battus 6 à 2. Je l’avais amené au match, il a donc porté son écharpe des Bruins de Boston pendant toute la durée de son séjour et n’a pas arrêté de parler de cette défaite.

En passant, je me joins à ceux d’entre nous dans la salle qui sont en deuil des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey parce qu’aucune équipe canadienne n’y participera. Go Blue Jays go.

Quoiqu’il en soit, nous étions là à Winnipeg, et cela a dû fonctionner, car nous avons signé un protocole d’entente nord-américain sur la collaboration, sur le changement climatique et la collaboration énergétique.

Il s’agit d’une entente ambitieuse qui attire l’attention de nos trois pays sur les problèmes les plus urgents à l’heure actuelle : intégrer les énergies renouvelables, plus propres, à nos réseaux électriques; accélérer l’innovation dans les technologies énergétiques propres; encourager les économies d’énergie par l’accroissement de l’efficacité énergétique; renforcer la compétitivité du captage, de l’utilisation et du stockage du carbone; accroître notre résilience au changement climatique et nous attaquer au méthane et aux autres émissions des hydrocarbures.

Grâce à ce protocole d’entente et aux groupes de travail qui en découlent, nous avons une vision audacieuse pour notre continent. Une vision qui place l’Amérique du Nord parmi les régions les plus dynamiques et les plus influentes au monde. Une vision qui renforce notre sécurité énergétique collective. Une vision qui nous engage à collaborer sur la gérance environnementale.

Si la meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer, nous sommes sur la bonne voie. Le mois dernier, nous avons pu le constater à la Maison-Blanche quand le Premier ministre Trudeau et le président Obama se tenaient côte à côte dans la roseraie pour annoncer leur déclaration commune sur le climat, l’énergie et le leadership dans l’Arctique.

Je veux faire une pause ici pendant une minute, parce que nous avons parlé des relations.

J’ai eu le plaisir de rencontrer le Grand Chef avant ce déjeuner aujourd’hui. Nous avons parlé de l’importance des relations de confiance qui, comme le Premier ministre Martin l’avait dit, ne commencent pas le lundi pour conclure un accord le mardi et se dire au revoir le mercredi. Ces relations se nouent de manière constructive, pas d’une manière qui est motivée par une forme de gratification immédiate pouvant être dans l’intérêt d’une partie ou d’une autre.

Si on regarde les relations passées entre les présidents américains et les premiers ministres canadiens, même celles de mon temps, cela porte à réfléchir. Pensez simplement aux relations entre John F. Kennedy et John Diefenbaker : pas très bonnes. Pensez aux relations entre le président Bill Clinton et le Premier ministre Jean Chrétien. Ils en ont parlé sur un parcours de golf, puis ils ont fait ce qu'ils ont dit. 

Pour être absolument dans l’esprit de la non-partisannerie, que dire des relations entre Brian Mulroney et Ronald Reagan au fameux Sommet des Irlandais à Québec, où ils ont chanté « When Irish Eyes Are Smiling » et signé peu après un traité sur les pluies acides? Alan Gottlieb, ancien sous-ministre des Affaires étrangères, vous répondra qu’aucune relation du Canada n’est plus importante que celle avec le président américain.

Voir le président Obama et le Premier ministre parler des mêmes choses et en venir à une entente sur des questions continentales et mondiales qui sont si importantes pour nos nations est un moment marquant pour nous. Nous en tirerons parti. J’étais à New York ces deux derniers jours pour prononcer un discours à la Conférence Bloomberg et pour rencontrer des investisseurs, des banquiers et des personnes qui s’intéressent au secteur de l’énergie du Canada.

Ils ont manifesté un vif intérêt pour notre pays, sa conjoncture politique, peut-être en raison de leur propre situation politique, et j’ai constaté que c’était cette relation qui suscitait leur intérêt. Nous devons être conscients de l’importance des messages que les hauts dirigeants transmettent à nous tous qui sommes ici pour faire du bon travail pour notre pays.

Cette entente engage le Canada et les États-Unis dans une coopération sans précédent sur bien des dossiers visés par notre protocole d’entente signé à Winnipeg et dans des domaines particulièrement importants pour l’Ontario : le renforcement de l’intégration des réseaux électriques, l’accélération des travaux sur les écotechnologies énergétiques et l’harmonisation de nos normes en matière d’efficacité énergétique.

Nous pouvons y arriver si nous travaillons ensemble dans un but commun et avec une vision claire. J’ai vu cela le mois dernier à la conférence annuelle de l’Association canadienne des prospecteurs et des entrepreneurs. Partout où je suis allé pendant la conférence, aux tables rondes et aux réunions avec mes homologues internationaux, le message était clair : le monde de l’exploitation minière compte sur le Canada pour assurer le leadership.

Le monde a trouvé son leader. Nos mineurs sont reconnus pour leur innovation, leur gérance environnementale, leur dialogue avec les Autochtones et la responsabilité sociale de leurs entreprises. Toronto étant le cœur financier de l’industrie minière mondiale, l’Ontario est particulièrement bien placé pour mettre à profit ce rôle de chef de file. Il n’est pas nécessaire d’aller chercher plus loin que le camp minier « Ring of Fire ». 

Il est extrêmement prometteur pour les collectivités locales, et notre gouvernement travaillera avec la province, les Autochtones et les partenaires éventuels pour faire progresser la mise en valeur durable des ressources dans cette région. Je suis ravi que nous ayons reconduit le crédit d’impôt de 15 p. 100 pour l’exploration minière pour une autre année. C’est une bonne nouvelle pour les plus petites sociétés minières qui ont besoin de capital de risque pour faire la prochaine grande découverte.

Notre gouvernement se penche aussi sur les questions urgentes du secteur forestier ici en Ontario et dans l’ensemble du pays. Comme vous le savez certainement, le président et le Premier ministre ont demandé aux hauts représentants commerciaux de nos deux pays d’étudier les options pour régler le dossier du bois d’œuvre résineux en cent jours. Nous sommes déterminés à résoudre ces questions commerciales et à stimuler nos exportations d'importants volumes de divers produits forestiers ayant une grande valeur. 

Nous savons aussi que le secteur forestier peut accélérer la transition du Canada vers une économie à faibles émissions de carbone. L’industrie forestière est fondamentalement différente des autres secteurs des ressources naturelles parce qu’elle contribue à l’atténuation des émissions de carbone de multiples façons, que ce soit par les produits du bois de longue durée, les bioproduits ou l'aménagement durable des forêts. Investir dans le secteur forestier se traduit par des gains environnementaux pour le Canada.

Notre premier budget fédéral tient compte de cela. Il témoigne de notre foi envers les Canadiens et les Canadiennes pour diriger le monde vers une croissance propre et pour mettre le Canada aux premières lignes de la lutte contre le changement climatique. J’ai eu le plaisir d’annoncer quelques principes provisoires qui régissent les examens environnementaux avec le ministre de l’Environnement et du Changement climatique lors d'une conférence de presse tenue à Ottawa le 27 janvier dernier.

Personne ne se rappelle la dernière fois où un ministre de l’Environnement et un ministre des Ressources naturelles se sont retrouvés sur la même scène pour parler de la même chose avec un égal enthousiasme concernant des résultats souhaités. C’est la nature même et l’essence de l’orientation que ce gouvernement entend donner au pays : un développement économique durable et la durabilité de l’environnement. 

Le budget reflète aussi notre conviction qu’en investissant dans les industries des écotechnologies, nous pouvons les aider à être plus innovatrices, à être plus concurrentielles et à avoir plus de succès. Permettez-moi de vous présenter quelques chiffres. Un ancien ministre des Finances comprendra que les chiffres ont de l’importance.

Plus de 87 millions de dollars pour actualiser les installations qui facilitent la recherche dans les domaines de la foresterie, de l’exploitation minière et minérale, des sciences de la Terre et de la cartographie et qui favorisent l’innovation dans les technologies énergétiques.

Une somme de 82,5 millions de dollars pour les technologies énergétiques propres et 62,5 millions pour des bornes de recharge pour les véhicules électriques et des stations de ravitaillement pour les véhicules alimentés au gaz naturel ou à l’hydrogène. 

Nous investissons 128,8 millions de dollars pour améliorer l’efficacité énergétique et 81 millions pour la conservation des milieux marins, ce qui est très important.

Des milliards de dollars pour le transport en commun, le transport en commun écologique et l’infrastructure et d’autres moyens de promouvoir le fonds pour l’économie à faibles émissions de carbone qui aidera les provinces à relever les défis que pose le changement climatique.

Ces investissements donneront du poids à ce qui a été convenu à Winnipeg, à Washington et lors des pourparlers à la XXIe Conférence des Parties à Paris en décembre dernier qui, à bien des égards, a été une remarquable réunion.

Le Budget de 2016 a aussi été établi à partir de notre engagement en tant qu’un des 20 pays fondateurs de Mission Innovation, un nouveau partenariat ambitieux signé par 20 chefs d’État à Paris, dont les Américains, les Français, les Britanniques, les Canadiens, les Mexicains, les Chinois, les Sud-Coréens et 12 autres nations.

Ce document de Mission Innovation oblige les 20 pays signataires à doubler leurs investissements dans les technologies énergétiques propres sur une période de cinq ans. Et nous sommes mutuellement responsables de la réalisation de cette mission. Nous ferons preuve de leadership d’autres manières : en rétablissant la confiance du public dans la manière dont les grands projets d’exploitation de ressources sont évalués et examinés; en renouvelant notre relation de nation à nation avec les Autochtones par une consultation sérieuse; en basant les décisions réglementaires sur la science et les éléments probants, lesquels comprennent le patrimoine culturel des Autochtones; et en veillant à ce que les Autochtones prennent part à toutes les conversations importantes qui auront lieu à mesure que nous progresserons ensemble.

Le Budget de 2016 prévoit aussi 16,5 millions de dollars pour la mise en œuvre de ces approches dans le cadre de notre processus de transition pour les grands projets d’exploitation de ressources déjà à l’étude. Comme je l’ai dit au début, le meilleur moyen de prévoir l’avenir est de le créer. Nous le créons ici même à cette conférence, et ce qui découle de cette conférence, ce sont les engagements entre nos gouvernements et les Autochtones.

Cette période peut être palpitante si nous profitons de ce creux dans le cycle des produits de base pour trouver un juste équilibre entre la mise en valeur des ressources et la gérance environnementale. C’est ce que nous faisons. C’est ce que font les Ontariens. C’est notre choix. C’est notre chance de créer l’avenir que nous voulons, un avenir qui sera meilleur, plus brillant et plus prospère que nous pouvons l’imaginer. 

En tant que ministre des Ressources naturelles du Canada, je suis très heureux de pouvoir vous transmettre ces messages et de dire que nous vous fournirons toute l’énergie politique, tout le leadership que nous pouvons rassembler pour travailler avec vous en Ontario et avec les Autochtones, et d’une manière qui peut mettre le Canada à l’avant-garde de la technologie propre sur la scène internationale. Merci beaucoup.


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