Le cadre du dîner annuel du Collège des fellows de la Société géographique royale du Canada

Discours

L’honorable Jim Carr, ministre des Ressources naturelles

Discour

Musée canadien de la guerre, 1, place Vimy, Ottawa
Le 16 novembre 2016

Bonsoir à tous. J’aimerais à mon tour reconnaître le territoire sur lequel nous nous trouvons et les leçons que nous avons apprises des peuples autochtones.

Il s’agit de cette relation sacrée avec la terre, l’air et l’eau, que nous ont transmise sept générations, et de la responsabilité de laisser derrière nous une planète plus saine que celle dont nous avons hérité. À nos dignitaires et invités de marque, félicitations à vous tous méritants récipiendaires d’une médaille, dont ceux de Ressources naturelles Canada, pour votre travail impressionnant. Et, je me permets d’ajouter : bonne Semaine de l’éveil à la géographie.

Ce soir, un symbole de notre pays, la Société géographique royale du Canada, honore les nôtres en décernant la médaille d’or à la Commission géologique du Canada. On ne saurait mieux rendre hommage à cette organisation à l’aube de ses 175 ans.

Le premier ministre Mackenzie King a déjà dit : « Si certains pays ont trop d’histoire, nous, nous avons trop de géographie ». Je ne serais pas prêt à lui donner raison.

Plus âgée que le gouvernement du Canada lui‑même d’un quart de siècle complet, la Commission géologique du Canada est elle aussi empreinte d’une histoire qui remonte aux exploits des premiers explorateurs qui se sont aventurés dans des territoires méconnus. Il y a beaucoup d’éléments de cette histoire qui méritent notre attention : des inventaires novateurs de nos ressources minérales et énergétiques, des publications phares et une science de renommée mondiale.

Ce sont les données géologiques dont nous avons besoin pour assurer notre croissance économique – dont une partie forme ce que nous appelons la « géoéconomie » qui nous aidera à favoriser des technologies propres et l’innovation. Bien peu auraient pu en prédire la majeure partie, même lorsque l’incomparable William Logan a été nommé le premier directeur de la Commission. À l’époque, en 1842, la reine Victoria était une souveraine de 22 ans, Abraham Lincoln se mariait et l’effet Doppler venait à peine d’être proposé.

Aujourd’hui, cependant, la Commission est LA référence sur une panoplie de sujets, qu’il s’agisse de gisements minéraux, de l’incidence des changements climatiques, ou des tremblements de terre, de l’eau souterraine et de la météorologie de l’espace. Elle a produit la publication marquante Géologie du Canada, en plus d’être la force vive derrière notre présentation aux Nations Unies sur le plateau continental atlantique.

Bon nombre de nos plus grandes avancées géologiques sont attribuables aux hommes et aux femmes remarquables et audacieux qui ont travaillé à la Commission, dont Fred Roots, récipiendaire de la médaille Massey, malheureusement décédé le mois dernier, à 93 ans – un explorateur polaire réputé que la passion de la découverte a hissé au même rang que des figures emblématiques comme Neil Armstrong, Sir Edmund Hillary et Jane Goodall.

En tant que ministre des Ressources naturelles, j’en tire une grande fierté. Dans un ministère riche en recherche et en science de pointe, la Commission géologique du Canada demeure notre fleuron : le premier organisme scientifique de notre pays et l’une des organisations les plus anciennes de notre gouvernement.

Le fait que mon bureau se trouve dans l’édifice Sir William Logan ou que notre salle de réunion principale porte le nom du célèbre géologue canadien Charles Camsell ne m’a pas échappé non plus. Nous sommes façonnés par la géographie. Elle peut définir qui nous sommes et ce que nous devenons. C’est ce qu’incarne la Commission géologique du Canada. Elle va au cœur de notre identité, repoussant les limites et les frontières et favorisant la compréhension.

En fait, certains historiens avancent que les premières cartes de nos ressources minérales produites par la CGC ont carrément donné naissance à la Confédération, en mettant au jour les principaux gisements sur lesquels se construirait le Canada. Voici à la fois le legs et l’avenir de la Commission. Nous nous trouvons à un moment charnière, où les changements climatiques figurent parmi nos plus grands défis et où les technologies propres et l’innovation sont les nouveaux impératifs.

La Commission géologique du Canada joue un rôle crucial dans la prise en charge de ce défi, grâce à ses recherches sur le terrain et à ses avancées scientifiques, en nous aidant à mettre nos ressources naturelles en valeur d’une façon qui préserve notre environnement naturel, et en protégeant notre sécurité publique et notre souveraineté nationale.

Permettez-moi donc de remercier la Société géographique royale du Canada. Grâce aux efforts que vous déployez, y compris par la publication du magazine incomparable Canadian Geographic, vous touchez des millions de Canadiens et vous mettez en vedette la richesse impressionnante du savoir et de l’histoire géographiques de notre pays. Comme vous le savez, le Canada célèbre son 150e anniversaire l’an prochain et le gouvernement du Canada a travaillé sans relâche avec ses partenaires afin de garantir que l’année 2017 sera inoubliable.

Notre vision pour Canada 150 s’articule autour de quatre thèmes principaux, soit la diversité et l’inclusion, l’environnement, les jeunes et la réconciliation avec les peuples autochtones.

Dans un esprit de réconciliation, je suis heureux d’apprendre que la Société géographique royale du Canada collabore au projet d’atlas des Autochtones du Canada. Ce projet vise à créer des cartes physiques et numériques qui montrent les nombreuses terres autochtones traditionnelles d’un bout à l’autre du pays. Il s’agirait d’un projet sans précédent, qui s’inscrit parfaitement dans le contexte de Canada 150.

C’est ainsi que se termine mon hommage de ce soir.

Cette médaille d’or est un honneur parfaitement approprié qui arrive à point nommé, en soulignant les 175 années d’excellence scientifique de la Commission. Elle célèbre ses apports passés et laisse entrevoir son travail important à venir.

J’aimerais donc inviter Daniel Lebel, Ph. D., et Paul Ruest, Ph. D., à se joindre à moi pour cette présentation.

Vous connaissez bien M. Ruest, j’en suis sûr, comme président de la Société géographique royale du Canada. M. Lebel est directeur général de la Direction de l’Atlantique et de l’Ouest du Canada à la Commission géologique du Canada.

Merci à Paul et félicitations à Daniel. Je remercie la Société géographique royale du Canada pour ce grand honneur.

Encore une fois, merci et félicitations à tous.


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