Rapport sur les résultats ministériels de l'Agence de la santé publique du Canada 2018-2019 : Renseignements ministériels

Renseignements ministériels

Raison d'être mandat et rôle : composition et responsabilités

Raison d'être

La santé publique sous-tend les efforts organisés de la société qui visent à maintenir les personnes en santé et à éviter les blessures, les maladies et les décès prématurés. L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a instauré des programmes, des services et des politiques dans le but de protéger et de promouvoir la santé de tous les Canadiens et les Canadiennes ainsi que les résidents du Canada. Au Canada, la santé publique est une responsabilité que se partagent les trois ordres de gouvernement, en collaboration avec le secteur privé, les organisations non gouvernementales, les professionnels de la santé et le public.

En septembre 2004, l'ASPC a été créée au sein du portefeuille de la Santé fédéral pour respecter une promesse du gouvernement du Canada, soit de mettre davantage l'accent sur la santé publique afin de protéger et d'améliorer la santé et la sécurité de tous les Canadiens et Canadiennes, et de favoriser le renforcement des capacités en santé publique dans l'ensemble du pays.

Mandat et rôle

Les responsabilités suivantes incombent à l'ASPC :

Pour plus de renseignements sur les engagements organisationnels formulés dans la lettre de mandat du Ministère, consulter la lettre de mandat du ministre.

Contexte opérationnel et principaux risques

Contexte opérationnel

L'ASPC opère dans un environnement complexe, interconnecté et en évolution où des moteurs tels que les déterminants sociaux de la santé, le changement climatique et les progrès technologiques ont des répercussions sur la santé des Canadiens. Par exemple, les chaînes d'approvisionnement mondiales et les systèmes de transport international rapides transportent des biens et des gens au-delà des frontières. Ces déplacements présentent donc le risque qu'une menace pour la santé provenant d'un autre endroit dans le monde ne surgisse rapidement le Canada sans qu'elle ne soit détectée immédiatement. De manière semblable, les changements climatiques posent divers risques, allant d'une mauvaise qualité de l'air à la propagation de maladies à transmission vectorielle, comme la maladie de Lyme. En outre, la quantité de renseignements erronés en ligne, notamment dans les médias sociaux, est un facteur qui contribue directement à accroître les inquiétudes suscitées par les vaccins, au Canada et à l'étranger, ce qui pourrait mener à des taux plus élevés de maladies évitables par la vaccination chez les Canadiens.

Bien que le Canada soit l'un des pays les plus sains au monde, des inégalités demeurent en matière de santé. Bien que l'espérance de vie à la naissance pour les hommes et les femmes du Canada soit supérieure à la norme internationale (79,9 ans pour les hommes et 84 ans pour les femmes), les citoyens ne jouissent pas tous du même statut dans le domaine de la santé. Certaines populations, comme les communautés nordiques, rurales et éloignées, les familles à faible revenu, les enfants vivant dans des conditions de risque, les peuples autochtones, les adultes sous-employés ou sans emploi, les adultes plus âgés et les membres de la communauté LGBTQ2+ continuent d'être en moins bonne santé que le Canadien moyen.

Le Canada se heurtera encore à des défis persistants en santé publique au cours des prochaines années, notamment à la crise des décès liés à des surdoses découlant d'une mauvaise consommation d'opioïdes. Cette crise est la plus meurtrière de cette génération; elle est responsable d'au moins 12 813 décès de Canadiens depuis janvier 2016. Certaines maladies évitables par la vaccination, comme la rougeole, sont en hausse partout dans le monde. Les Canadiens font également face à un risque accru d'être infectés par une bactérie résistante à un traitement d'antibiotiques, aussi connue sous le nom de résistance aux antimicrobiens; selon l'Organisation mondiale de la Santé, il s'agit de l'un des dix principaux risques pour la santé mondiale. Puisque les gens vivent plus longtemps, les maladies chroniques (p. ex. le diabète) sont devenues plus courantes. Il y a par ailleurs une hausse des maladies transmises sexuellement, comme la gonorrhée, la syphilis et la chlamydia. Les méfaits et les décès associés à la consommation problématique d'alcool et d'autres substances comme les opioïdes sont aussi d'importants défis en santé publique. Étant donné la nature dynamique et changeante des incidents de santé publique, l'ASPC doit continuer d'avoir la capacité de faire ce qui suit : prévenir et atténuer les incidents et les urgences en santé publique, s'y préparer, intervenir dans de tels cas et aider le Canada à s'en remettre. De plus en plus, les incidents en santé publique tendent à être complexes et à avoir de graves causes et conséquences dans des délais imprécis, par exemple la crise des opioïdes qui se poursuit au Canada.

Des données fiables et en temps utile sont essentielles pour élaborer des politiques rigoureuses et veiller à ce que les programmes s'avèrent efficaces pour les Canadiens. Par conséquent, améliorer la surveillance et la collecte de données au moyen, par exemple, du nouveau Carrefour d'innovation, des partenariats et des données, aidera l'ASPC à tirer parti d'un environnement d'information qui prend rapidement de l'ampleur à l'interne et à l'externe.

Les technologies (p. ex. le SGE et l'établissement d'empreintes génétiques) fournissent à l'ASPC et à ses partenaires et intervenants une vaste gamme de ressources permettant de s'attaquer aux problèmes de santé publique. Grâce au développement de nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle, il y a des occasions de tirer parti de ces dernières dans les interventions en santé. Les effets négatifs des technologies numériques sur la santé, le sommeil, l'attention et l'apprentissage, l'obésité et la dépression, ont continué d'augmenter, tant sur le plan de la fréquence que de la gravité.

La santé publique est une responsabilité partagée au Canada, coordonnée entre les gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux et municipaux. En améliorant notre compréhension des priorités, des activités et des préoccupations des partenaires et des intervenants, l'ASPC sera plus à même d'adapter ses programmes à la diversité des besoins en matière de santé publique au Canada. L'engagement de l'ASPC à assurer la responsabilisation, l'ouverture et les résultats permettra de favoriser d'importantes collaborations multisectorielles et d'encourager les solutions nécessaires pour aider à améliorer la santé des Canadiens.

Principaux risques

La gestion du risque est assimilée aux activités courantes de l'ASPC en tant qu'activité continue et dynamique qui soutient la gouvernance, la prévention (par la surveillance), le leadership, l'orientation, la promotion de la santé publique, la préparation aux situations d'urgence et les activités d'intervention.

L'ASPC possède un profil de risque organisationnel (PRO) qui fait partie de ce processus de gestion des risques. Le PRO met en évidence les risques les plus préoccupants pour la haute direction de l'ASPC et permet de les surveiller et de les atténuer de manière continue.

Pour gérer efficacement ces risques, l'ASPC fait la promotion de stratégies de prévention des risques, dispose de contrôles et de stratégies d'atténuation des risques et surveille les risques à différents niveaux, puis réagit à cet égard tout en réduisant au minimum les répercussions des évènements indésirables et imprévus.
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