Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Mycobacterium tuberculosis et complexe Mycobacterium tuberculosis

FICHE TECHNIQUE SANTÉ-SÉCURITÉ : AGENTS PATHOGÈNES

SECTION I - AGENT INFECTIEUX

NOM : Mycobacterium tuberculosis et complexe Mycobacterium tuberculosis (y compris M. bovis, M. africanum, M. pinnipedii, M. microti, M. caprae et M. canettii)

SYNONYME OU RENVOI : TB, tuberculose, complexe Mycobacterium tuberculosis (CMTB)

CARACTÉRISTIQUES : Ce sont des bactéries acidorésistantes, aérobies, asporulées et non mobilesNote en bas de page 1. Elles sont en forme de bâtonnets légèrement incurvés ou droits qui peuvent se ramifier (0,2 à 0,6 µm par 1,0 à 10 μm). Leur croissance est lente, c’est-à-dire qu’elles ont besoin de plus de 7 jours pour former des colonies lorsqu’elles sont repiquées sur un milieu de Löwenstein‑JensenNote en bas de page 1. M. tuberculosis forme des colonies rugueuses de couleur blanc cassé sur un milieu solide de Löwenstein-JensenNote en bas de page 1. Les colonies de M. bovis sur un milieu à base d’œuf sont petites et arrondies et elles ont des bords irréguliersNote en bas de page 1.

SECTION II - DÉTERMINATION DU RISQUE

PATHOGÉNICITÉ ET TOXICITÉ : L’infection tuberculeuse peut se présenter sous de nombreuses formes. La primo-infection tuberculeuse peut être asymptomatique et n’être détectée que par un test cutané positif. Après l’inhalation de la bactérie, un complexe primaire se forme dans les poumons qui guérit généralement et produit des calcifications Note en bas de page 2. Dans 90 % à 95 % des cas, la réponse immunitaire de l’hôte contre la bactérie peut en limiter la croissance et la multiplication, ce qui entraîne une infection latente asymptomatiqueNote en bas de page 3. Dans 5 % à 10 % des cas, l’atteinte peut devenir progressive Note en bas de page 3. Si la maladie devient progressive, les patients peuvent présenter une toux, une perte de poids, des sueurs nocturnes, une faible fièvre, une dyspnée, une adénopathie, des douleurs thoraciques et même une pneumonie ou une tuberculose pulmonaire (phtisie) Note en bas de page 1,Note en bas de page 2. Outre la formation de lésions caverneuses, la primo-infection tuberculeuse peut aussi être exsudativeNote en bas de page 2. La forme exsudative se manifeste par un épanchement pleural associé à une forte fièvre et à des douleurs thoraciquesNote en bas de page 2. L’infection latente évoluera en une tuberculose active chez 5 % à 10 % des sujetsNote en bas de page 4. La tuberculose extrapulmonaire peut atteindre n’importe quel appareil ou système et causer une adénite cervicale, une pleurite, une péricardite, une synovite, une méningite ou une infection de la peau, des articulations ou des os Note en bas de page 1,Note en bas de page 2. La tuberculose miliaire (tuberculose disséminée) est caractérisée par une forte fièvre continue, des sueurs nocturnes, une toux sèche, une sensation de malaise, une splénomégalie et des lésions cutanées. Une méningite (forte fièvre, déficiences des nerfs crâniens et altérations psychiques) apparaît dans 50 % des cas et est associée à une mortalité élevée si elle n’est pas traitéeNote en bas de page 2. En outre, ces patients peuvent présenter une péritonite tuberculeuse associée à de la fièvre, une ascite et une augmentation du volume de l’abdomenNote en bas de page 2. Même si l’infection à M. bovis chez l’humain entraîne une maladie très semblable à l’infection à M. tuberculosis, les lésions non pulmonaires sont plus fréquentes que les lésions pulmonaires, car l’infection à M. bovis est principalement acquise par la consommation de lait ou de viande contaminésNote en bas de page 4. Toutefois, les travailleurs agricoles sont sujets aux lésions pulmonaires, en raison de leur exposition à des gouttelettes émises par des bovins infectésNote en bas de page 5.

ÉPIDÉMIOLOGIE : La tuberculose est un problème de santé majeur à l’échelle mondialeNote en bas de page 1. Le principal facteur de risque d’évolution de la tuberculose latente en une infection active est l’infection à VIHNote en bas de page 1. D’après les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il y avait en 2008 entre 8,9 et 9,9 millions de cas incidents et entre 9,6 et 13,3 millions de cas prévalents de tuberculose à l’échelle mondialeNote en bas de page 6. Toujours selon l’OMS, l’infection tuberculeuse aurait causé de 1,1 à 1,7 million de décès chez les sujets séronégatifs pour le VIH et de 0,45 à 0,62 million de décès additionnels chez les sujets séropositifs pour le VIHNote en bas de page 6. En ce qui concerne les estimations du nombre de cas de tuberculose, les plus élevées ont été notées en Asie (55 % du nombre total de cas de tuberculose) et en Afrique (30 % du nombre total de cas de tuberculose)Note en bas de page 6. Le nombre de cas déclarés semble diminuer en Occident (3 % du nombre total de cas surviennent en Amérique du Nord : prévalence de 24 cas pour 100 000) en raison des stratégies efficaces de prévention, de dépistage et de traitement de l’infection qui y sont mises en œuvreNote en bas de page 1,Note en bas de page 6. On estime à 0,5 million le nombre de cas de tuberculose multirésistante (TB-MR) à l’échelle mondiale en 2007, dont la plupart venaient de l’Inde et de la Chine Note en bas de page 6. L’OMS a également signalé une augmentation du nombre de cas causés par des souches de tuberculose ultrarésistante (TB-UR) en 2009Note en bas de page 6. En 2008 au Canada, 1 600 nouveaux cas de tuberculose active et de retraitement (un taux de 4,8 pour 100 000) ont été signalés au Système canadien de déclaration des cas de tuberculose (SCDCT) Note en bas de page 7. En outre, parmi les 1 359 isolats testés pour la résistance aux antituberculeux, 1,1 % étaient des souches TB-MR et 0,07 % étaient des souches TB-URNote en bas de page 8. Au Canada, l’incidence de la tuberculose est plus importante chez les personnes nées à l’étrangerNote en bas de page 7. La tuberculose humaine à M. bovis était détectée dans 1,4 % des cas de tuberculose déclarés pendant la période de 1995 à 2005 aux États-UnisNote en bas de page 9. On a signalé que les patients qui ne sont pas nés aux États-Unis, les patients hispaniques, les patients de moins de 15 ans, les patients infectés par le VIH et les patients présentant une maladie extrapulmonaire étaient plus susceptibles d’être infectés par M. bovis que par M. tuberculosis Note en bas de page 9.

GAMME D'HÔTES : Singes, humains, perroquets, bovins, ovins, chèvres, chiens, chats Note en bas de page 1,Note en bas de page 2.

DOSE INFECTIEUSE : M. tuberculosis a une dose infectieuse très faibleNote en bas de page 1,Note en bas de page 4. La DI50 est estimée à < 10 bacilles chez l’humainNote en bas de page 1.

MODE DE TRANSMISSION : La transmission peut être nosocomiale ou aéroportée (inhalation de noyaux de gouttelettes transportant M. tuberculosis, qui sont émises lorsque les patients tuberculeux toussent)Note en bas de page 1. Les autres modes de transmission comprennent l’exposition à des prélèvements d’autopsie, la transmission vénérienne et même la transmission percutanée (infection directe de la peau et des muqueuses par le biais de lésions cutanées)Note en bas de page 10,Note en bas de page 11. Les animaux infectés peuvent transmettre l’infection aux employés de laboratoire par aérosol, vecteur passif ou morsureNote en bas de page 10. La tuberculose bovine peut survenir à la suite de l’exposition à des bovins infectés (transmission aéroportée, ingestion de lait cru ou de produits laitiers au lait cru)Note en bas de page 5.

PÉRIODE D'INCUBATION : De 4 à 6 semainesNote en bas de page 2. En présence d’une infection tuberculeuse latente, 5 % des patients contracteront l’infection active au cours des 2 années suivantes et 5 % développeront une infection au cours de leur vieNote en bas de page 12.

TRANSMISSIBILITÉ : Très contagieuse. En cas de tuberculose bovine, les humains infectés peuvent transmettre la maladie aux bovins et inversementNote en bas de page 2.

SECTION III - DISSÉMINATION

RÉSERVOIR : Humains et animaux infectésNote en bas de page 2.

ZOONOSE : Oui, par les singes, les perroquets, les bovins, les moutons, les chèvres, les chiens et les chatsNote en bas de page 2.

VECTEURS : Aucun.

SECTION IV - VIABILITÉ ET STABILITÉ

SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS : La tuberculose sensible est définie comme la forme de tuberculose pouvant être traitée par les 4 antituberculeux de première intention, c’est‑à‑dire l’isoniazide, l’éthambutol, la rifampicine et le pyrazinamideNote en bas de page 13,Note en bas de page 14. Les souches de M. bovis sont résistantes au pyrazinamide, mais sensibles à la streptomycine Note en bas de page 2,Note en bas de page 9.

RÉSISTANCE AUX MÉDICAMENTS : Les souches de mycobactéries responsables de la tuberculose multirésistante (TB-MR) sont au moins résistantes à l’isoniazide et à la rifampicineNote en bas de page 13,Note en bas de page 14. La tuberculose ultrarésistante (TB-UR) est la forme la plus grave de la maladie. Elle est causée par des souches de mycobactéries qui sont non seulement résistantes à l’isoniazide et à la rifampicine, mais également aux fluroquinolones et à au moins un des trois antituberculeux injectables de deuxième intention (amikacine, kanamycine et/ou capréomycine) Note en bas de page 13,Note en bas de page 14.

SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS : Les espèces de Mycobacterium sont plus résistantes aux désinfectants que les bactéries végétativesNote en bas de page 11. M. tuberculosis est plus résistante que M. bovis Note en bas de page 15. Amphyl et d’autres mélanges de savon au phénol ainsi que l’hypochlorite de sodium de 0,05 % à 0,5 % peuvent être utilisés pour désinfecter les surfacesNote en bas de page 1. M. tuberculosis est sensible aux substances suivantes : N-dodecyl-1,3-propanediamine avec hydroxyde de sodium, oxyde d’éthylène, mélange de peroxyde d’hydrogène à 7,5 % et d’acide phosphorique à 0,85 %, phénoliques, acide peracétique à 0,35 %, orthophtalaldéhyde, eau superoxydéeNote en bas de page 11. Les concentrations de chlore doivent être plus élevées pour être efficaces contre M. tuberculosis Note en bas de page 15,Note en bas de page 16. Une solution de glutaradéhyde aqueux à 2 % est nécessaire pour tuer M. tuberculosis en 10 à 20 minutes à la température de la pièceNote en bas de page 15,Note en bas de page 16. Une solution de glutaraldéhyde alcalin à 2 % agit plus lentement contre M. tuberculosis Note en bas de page 16. On a signalé l’inefficacité de certains désinfectants contre M. tuberculosis, notamment des composés d’ammonium quaternaire, du gluconate de chlorhexidine et des iodophoresNote en bas de page 15.

INACTIVATION PHYSIQUE : On peut utiliser des rayons UV pour désinfecter les surfaces Note en bas de page 1,Note en bas de page 11. La plupart des bactéries sont sensibles à la chaleur humide (121 °C pendant au moins 15 minutes) Note en bas de page 17. Les mycobactéries sont facilement tuées par la chaleur (> 65 °C pendant au moins 30 minutes) Note en bas de page 1.

SURVIE À L'EXTÉRIEUR DE L'HÔTE : L’organisme peut survivre pendant des mois sur des surfaces inertes sèches Note en bas de page 18. M. bovis peut subsister sur des surfaces sèches à 4 oC Note en bas de page 19. Il peut survivre dans des excréments de coquerelle pendant 8 semaines, dans des crachats sur un tapis (19 jours) et sur du bois (plus de 88 jours), dans de la terre humide ou sèche (4 semaines) et dans l’environnement pendant plus de 74 jours (et peut-être même plus longtemps dans les excréments) s’il est protégé de la lumière Note en bas de page 20-23.

SECTION V - PREMIERS SOINS ET ASPECTS MÉDICAUX

SURVEILLANCE : Surveiller l’apparition de symptômes. Pour poser le diagnostic, on peut avoir recours à la radiographie thoracique, à l’examen microscopique direct des frottis pour détecter les bacilles acidorésistants, à la culture des bacilles dans les échantillons cliniques ou à des techniques d’amplification des acides nucléiques comme la PCR, suivies d’un transfert de Southern Note en bas de page 2,Note en bas de page 24. On peut utiliser les tests cutanés à la tuberculine, comme le test de Mantoux, ou les tests de libération d’interféron-gamma pour poser un diagnostic d’infection tuberculeuse chez les sujets asymptomatiquesNote en bas de page 24.

Remarque : Le recours à certaines méthodes diagnostiques pourrait ne pas être possible dans tous les pays.

PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT : Les nouveaux cas dont le résultat au frottis ou à la culture est positif pour la tuberculose sont traités à l’aide des 4 antituberculeux de première intention, administrés par voie orale : l’isoniazide, la rifampicine, le pyrazinamide et l’éthambutolNote en bas de page 14. Si la souche de tuberculose est totalement sensible, le traitement à l’isoniazide ou à la rifampicine est poursuivi pendant 4 mois de plusNote en bas de page 14. Si la souche de M. tuberculosis est résistante aux médicaments de première intention, des médicaments des groupes 2 à 5 sont administrés en fonction résultats aux épreuves de sensibilité aux médicaments de l’ensemble des souches isoléesNote en bas de page 14. Comme M. bovis est résistant au pyrazinamide, il est traité à l’aide d’isoniazide et de rifampicine pendant 9 moisNote en bas de page 2.

IMMUNISATION : Le bacille de Calmette et de Guérin (BCG) est le vaccin présentement utilisé pour prévenir la tuberculoseNote en bas de page 3. Il est dérivé d’une souche avirulente atténuée de M. bovis et est aussi appelé BCG M. bovis. On a démontré son efficacité pour prévenir les formes disséminées les plus graves de la maladie chez les enfants et les nouveau‑nés, mais son efficacité contre la tuberculose active chez les adultes a été remise en causeNote en bas de page 3. Le vaccin BCG a du succès principalement en raison de son efficacité pour la prévention de la méningite tuberculeuse chez les enfants et de son innocuité chez les humainsNote en bas de page 3. On teste actuellement l’efficacité et l’innocuité de nouvelles souches vivantes et atténuées de M. tuberculosis, de souches recombinantes de BCG et de vaccins sous-unitairesNote en bas de page 3.

PROPHYLAXIE : L’isoniazide peut être utilisé en prophylaxie chez les sujets qui ont un résultat négatif au test de la tuberculine et qui ont été en contact avec un sujet tuberculeuxNote en bas de page 2. L’isoniazide en association avec la rifampicine doit être administré en prophylaxie aux sujets asymptomatiques dont le résultat au test de la tuberculine est positifNote en bas de page 2.

SECTION VI - DANGERS POUR LE PERSONNEL DE LABORATOIRE

INFECTIONS CONTRACTÉES AU LABORATOIRE : L’incidence de la tuberculose chez les employés de laboratoire qui travaillent avec M. tuberculosis est trois fois plus élevée que chez ceux qui ne sont pas en contact avec cet agentNote en bas de page 25. Plus de 200 cas d’infection à M. tuberculosis et à M. bovis acquise en laboratoire ont été déclarés jusqu’en 1999Note en bas de page 26. Jusqu’en 1976, 176 cas, dont 4 décès, ont été signalésNote en bas de page 27.

SOURCES ET ÉCHANTILLONS : Expectorations, liquides de lavage gastrique, liquide céphalorachidien, urine ou lésions de divers tissus infectésNote en bas de page 25.

DANGERS PRIMAIRES : Transmission nosocomiale des bactéries lorsqu’on prend soin des patients ou lorsqu’on manipule des échantillons cliniques; litière des animaux infectés naturellement ou expérimentalement, par exemple de cobayes ou de souris; exposition à des aérosols infectieux produits par la manipulation de cultures ou d’animaux infectés; inoculation parentérale accidentelle Note en bas de page 1,Note en bas de page 25,Note en bas de page 26.

DANGERS PARTICULIERS : Les bacilles peuvent survivre sur des frottis fixés à la chaleur et ils peuvent passer à l’état d’aérosol au cours de la préparation d’échantillons congelés ou de la manipulation de culturesNote en bas de page 25. Le taux annuel de virage des réactions tuberculiniques est plus élevé chez les travailleurs en contact avec des primates non humains infectés que dans la population en généralNote en bas de page 25.

SECTION VII - CONTRÔLE DE L'EXPOSITION ET PROTECTION PERSONNELLE

CLASSIFICATION DU GROUPE DE RISQUE : Groupe de risque 3Note en bas de page 28.

EXIGENCES DE CONFINEMENT : Installations, équipement et pratiques opérationnelles de niveau de confinement 3 pour le travail avec des matières, cultures ou animaux infectieux ou potentiellement infectieux. Les travaux portant sur des échantillons cliniques peuvent être réalisés dans des installations de niveau de confinement inférieur, sous réserve d’une évaluation locale des risques et de la consultation de la Direction de la réglementation des pathogènes de l’Agence de la santé publique du Canada.

VÊTEMENTS DE PROTECTION : Avant d’entrer dans le laboratoire de niveau de confinement 3, le personnel doit enlever sa tenue de ville et ses bijoux pour ensuite mettre des vêtements et des chaussures réservés aux travaux en laboratoire, ou mettre un vêtement protecteur complet (c’est-à-dire qui couvre entièrement la tenue de ville). Une protection supplémentaire peut être portée par-dessus les vêtements de laboratoire lors de la manipulation directe de matériel infectieux, comme une blouse ne s’ouvrant pas à l’avant avec poignets serrés, des gants et une protection respiratoire. Une protection pour les yeux doit être utilisée lorsqu’il y a un risque connu ou potentiel d’éclaboussureNote en bas de page 29.

AUTRES PRÉCAUTIONS : Toutes les procédures pouvant produire des aérosols ou mettant en cause des concentrations ou des quantités élevées doivent s’effectuer dans une enceinte de sécurité biologique (ESB). La centrifugation des matières infectieuses doit se faire dans des récipients fermés, placés dans des godets de sécurité ou des rotors scellés, qui seront déchargés dans une ESC. L’utilisation d’aiguilles, de seringues et d’autres objets tranchants doit être strictement restreinte. Des précautions supplémentaires doivent être envisagées pour les activités avec des animaux ou à grande échelleNote en bas de page 29.

SECTION VIII - MANUTENTION ET ENTREPOSAGE

DÉVERSEMENTS : Laisser les aérosols se déposer et, tout en portant des vêtements de protection, couvrir délicatement le déversement avec des essuie‑tout et appliquer un désinfectant approprié, en commençant par le périmètre et en se rapprochant du centre. Laisser agir suffisamment longtemps avant de nettoyer.

ÉLIMINATION : Décontaminer les matières à éliminer contenant l’agent infectieux ou ayant été en contact avec celui-ci par stérilisation à la vapeur, incinération ou désinfection chimique.

ENTREPOSAGE : L’agent infectieux doit être conservé dans un contenant scellé et étiqueté.

SECTION IX - RENSEIGNEMENTS SUR LA RÉGLEMENTATION ET AUTRES

INFORMATION SUR LA RÉGLEMENTATION : L’importation, le transport et l’utilisation de pathogènes au Canada sont régis par de nombreux organismes de réglementation, dont l’Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Environnement Canada et Transports Canada. Il incombe aux utilisateurs de veiller à respecter tous les règlements et toutes les lois, directives et normes applicables.

DERNIÈRE MISE À JOUR : Novembre 2010

PRÉPARÉE PAR : Direction de la règlementation des agents pathogènes, Agence de la santé publique du Canada.

Bien que les renseignements, opinions et recommandations présentés dans cette Fiche de renseignements proviennent de sources que nous jugeons fiables, nous ne nous rendons pas responsables de leur justesse, de leur caractère exhaustif ou de leur fiabilité, ni des pertes ou blessures pouvant résulter de l’utilisation de ces renseignements. Comme on découvre fréquemment de nouveaux dangers, il est possible que ces renseignements ne soient pas tout à fait à jour.

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