Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Klebsiella spp.

FICHE TECHNIQUE SANTÉ-SÉCURITÉ : AGENTS PATHOGÈNES

SECTION I – AGENT INFECTIEUX

NOM : Klebsiella spp.

SYNONYME OU RENVOI : Les organismes qui sont pathogènes chez l’humain englobent les suivants: K. pneumoniae ssp. pneumoniae, ozaenae etrhinoscleromatis; K. oxytoca; K. granulomatis; K. variicola;et K. singaporensis. K. planticola, K. terrigena et K. orinthinolytica font maintenant partie du genre RaoultellaNote de bas de page 1 Note de bas de page 3. K. pnuemoniae était auparavant appelée bacille de Friedlander. K. granulomatis était auparavant appelée Calymmatobacterium granulomatis. L’appellation K. trevisanii, attribuée en 1983, n’est plus reconnue, car elle est considérée comme un synonyme hétérotypique de R. planticola. K. mobilis (auparavant K. aerogenes), qui était anciennement appelée Enterobacter aerogenes, n’est plus considérée comme faisant partie du genre Klebsiella, car son appartenance à ce genre n’a pas été confirméeNote de bas de page 1,Note de bas de page 3.

CARACTÉRISTIQUES : Les espèces du genre Klebsiella sont des bactéries Gram négatif en forme de bâtonnet, non mobiles et généralement encapsulées, qui appartiennent à la famille des EnterobacteriaceaeNote de bas de page 1,Note de bas de page 2. Ces bactéries produisent de la lysine-décarboxylase, mais pas d’ornithine-décarboxylase, et donnent en général un résultat positif au test de Voges-Proskauer. Les membres de la famille des Enterobacteriaceae sont habituellement des anaérobies facultatifs, et leur taille varie de 0,3 à 1,0 µm de largeur et de 0,6 à 6,0 µm de longueurNote de bas de page 2. Les espèces du genre Klebsiella forment souvent des colonies mucoïdesNote de bas de page 1,Note de bas de page 2. Le genre comprend 77 antigènes capsulaires (antigènes K) donnant naissance à différents sérogroupes.

SECTION II – DÉTERMINATION DU RISQUE

PATHOGÉNICITÉ ET TOXICITÉ : Les espèces du genre Klebsiella sont d’importants pathogènes communs, à l’origine de pneumonies nosocomiales (7 à 14 % de tous les cas), de septicémies (4 à 15 %), d’infections urinaires (6 à 17 %), d’infections de plaies (2 à 4 %), d’infections survenant dans les unités de soins intensifs (USI) (4 à 17 %) et de septicémies néonatales (3 à 20 %)Note de bas de page 1. Elles peuvent également causer des bactériémies et des infections hépatiques et ont été isolées dans un grand nombre d’infections inhabituelles, notamment des cas d’endocardite, d’abcès médiastinal primaire gazeux, de péritonite, de cholécystite aiguë, de myonécrose crépitante, de pyomyosite, de fasciite nécrosante, d’abcès du psoas, d’infection de l’espace fascial au niveau de la tête et du cou, et d’arthrite septiqueNote de bas de page 1. Ce sont également des pathogènes opportunistes importants, en particulier chez les personnes immunodéprimées. Les facteurs de pathogénicité des espèces du genre Klebsiella comprennent des adhésines, des sidérophores, des polysaccharides capsulaires, des lipopolysaccharides de surface cellulaire (LSP) et des toxines, qui jouent chacun un rôle particulier dans la pathogenèse associée à ces espèces. Selon le type d’infection et le mode d’infectivité, les bactéries du genre Klebsiella peuvent, en vue de les attaquer, adhérer aux cellules épithéliales des voies respiratoires supérieures, aux cellules du tractus gastro-intestinal, aux cellules endothéliales ou aux cellules uroépithéliales, avant de coloniser les muqueuses. Les affections sous-jacentes sont souvent l’alcoolisme, le diabète sucré, l’atteinte chronique du foie (cirrhose), l’insuffisance rénale chronique, le cancer, les greffes, les brûlures et l’utilisation de cathétersNote de bas de page 1.

Maladie respiratoire :

K. pneumoniae – est une cause importante de pneumonie et d’abcès pulmonaires d’origine communautaire ou nosocomiale. L’infection du lobe supérieur est plus fréquente. Les principaux symptômes sont la fièvre, les frissons, la leucocytose et les crachats de type « gelée de groseille »Note de bas de page 1. Les complications rares sont notamment l’infection pulmonaire évoluant en nécrose et en désagrégation touchant l’ensemble du lobe.

K. ozaenae – provoque l’ozène, une rhinite atrophique primaire caractérisée par une inflammation chronique du nezNote de bas de page 1.

K. rhinoscleromatis – cause le rhinosclérome, une infection granulomateuse chronique qui touche surtout la cavité nasaleNote de bas de page 1.

Infections du système nerveux central :

K. pneumoniae et K. oxytoca – sont une cause de méningite et d’abcès cérébral d’origine communautaire. Les symptômes cliniques incluent les suivants: céphalées, fièvre, altération de l’état de conscience, crises convulsives et choc septiqueNote de bas de page 1.

K. ozaenae – est associée à de rares cas d’abcès cérébral et de méningiteNote de bas de page 1.

Infections urinaires :

Les espèces du genre Klebsiella sont une cause fréquente d’infections urinaires. On fait état de cas graves de bactériurie imputables à K. ozaenaeNote de bas de page 1.

Maladie hépatique :

K. pneumoniae – est un agent étiologique important des abcès pyogènes du foie, dont les symptômes incluent de la fièvre, des douleurs au niveau du quadrant supérieur droit, des nausées, des vomissements, de la diarrhée ou des douleurs abdominales, et une leucocytose. Les abcès surviennent surtout dans le lobe droit et sont solitaires.

Autres infections :

K. granulomatis – cause la donovanose ou le granulome, une affection chronique ulcéreuse qui touche principalement les organes génitauxNote de bas de page 1. Les principaux symptômes sont l’apparition de petites papules ou d’ulcères au point d’inoculation qui se transforment ensuite en ulcères rouges de grande taille (lésions) bordant les replis humides des organes génitauxNote de bas de page 1.

ÉPIDÉMIOLOGIE : Les espèces du genre Klebsiella sont présentes dans le monde entier, en particulier dans les régions tropicales et subtropicales. Elles sont ubiquistes, c’est-à-dire qu’on les rencontre partout, notamment dans les milieux forestiers, la végétation, le sol, l’eau et les muqueuses des espèces hôtesNote de bas de page 1. Bien que ces agents pathogènes soient souvent en cause dans les cas de pneumonie et de bactériémie d’origine communautaire, ils causent principalement des infections nosocomiales (contractées à l’hôpital; ~ 56 % de toutes les infections à Klebsiella). On considère que les espèces du genre Klebsiella sont endémiques dans les services de néonatologie, et les éclosions nosocomiales, en particulier dans ce type de services, sont fréquentes. Les hommes adultes sont plus vulnérables à l’infection par Klebsiella que les femmesNote de bas de page 1; toutefois, les espèces de ce genre affichent des taux de colonisation élevés chez les nouveau-nés, où ils peuvent survivre quelques mois, comparativement à quelques jours ou semaines chez l’adulte. Le risque d’infection et le taux de portage de Klebsiella augmentent avec la durée du séjour à l’hôpital; d’après une étude, le taux de portage augmente de 11 à 42 % en 14 jours d’hospitalisationNote de bas de page 1. Par ailleurs, les taux d’infection et de portage augmentent avec l’utilisation d’agents antimicrobiens, ce qui conduit en général à l’apparition de bêta-lactamases à large spectre qui confèrent une résistance aux antibiotiquesNote de bas de page 1 Note de bas de page 1. K. pneumoniae est l’espèce du genre Klebsiella la plus pathogène pour l’humain, suivie de K. oxytoca.

K. ozaenae et K. rhinoscleromatis causent des maladies spécifiques chez l’humainNote de bas de page 4. K. granulomatis et K. variicola ont également été reconnues comme étant pathogènes pour l’humain. K. singaporensis étant très récente, sa pathogénicité pour l’humain n’a pas encore été déterminée. Si les infections à Klebsiella sont moins nombreuses que celles causées par d’autres agents pathogènes, celles-ci sont associées à une morbidité et à une mortalité importantes. K. pneumoniae est présente dans le rhinopharynx et le tractus intestinal de l’humain à l’état de saprophyteNote de bas de page 4. C’est l’une des premières causes de pneumonie d’origine communautaire. C’est aussi une cause importante d’abcès hépatique primaire et d’infection des espaces fasciaux chez les patients diabétiques en Asie, en particulier à TaïwanNote de bas de page 1. Cette espèce est communément isolée dans les infections de brûlures et de morsures humaines. Récemment, elle devient une cause de plus en plus fréquente de diarrhée chronique chez les adultes infectés par le VIH en Afrique. K. pnuemoniae et K. oxytoca sont des agents étiologiques importants des abcès cérébraux et de la méningite d’origine communautaire en Asie, principalement à Taïwan. D’après certains rapports, les espèces du genre Klebsiella sont responsables de 16 à 43 % des abcès cérébraux et des infections du système nerveux central. Il a été démontré que les souches de K. pneumoniae présentes dans l’environnement sont aussi virulentes que les souches cliniques; toutefois, il reste à déterminer si cela est également vrai pour les autres espèces du genre KlebsiellaNote de bas de page 5.

GAMME D’HÔTES : HumainsNote de bas de page 1,Note de bas de page 2, mammifèresNote de bas de page 1 (y compris le cheval, les bovins, le singe rhésus et le sapajou, le cobaye, le rat musqué, le lémurien et la chauve-souris), animaux aquatiques (y compris l’éléphant de mer, l’otarie de Californie et le phoque commun), reptiles (y compris les serpents, le crocodile et l’alligator d’Amérique), oiseaux, insectes et plantes (banane, riz, canne à sucre et maïs)Note de bas de page 1,Note de bas de page 2. Les sources particulières de certaines espèces de Klebsiella sont indiquées ci-après:

K. pneumoniae – humains, chevaux, bovins, oiseaux de proie; commune chez tous les mammifères australiensNote de bas de page 1.

K. oxytoca – humains, mammifères (possums à queue en anneau, phalangers et chauves-souris) dans toute l’Australie, insectesNote de bas de page 1.

K. variicola – humains et plantesNote de bas de page 1,Note de bas de page 2.

DOSE INFECTIEUSE : Inconnue. D’après une source, 108 organismes du genre Klebsiella par gramme de fèces sont nécessaires pour produire une infectionNote de bas de page 1.

MODE DE TRANSMISSION : Les bactéries du genre Klebsiella peuvent être transmises par contact cutané avec des objets ou des surfaces contaminées par l’environnementNote de bas de page 1, comme les éponges en luffaNote de bas de page 1, le matériel médicalNote de bas de page 4 et les produits sanguins. La possibilité d’une transmission fécale a également été avancée pour certains cas de bactériémie causés par KlebsiellaNote de bas de page 1.

K. rhinoscleromatis peut être transmise d’une personne à une autre par des sécrétions aéroportées; toutefois, un contact prolongé avec l’individu infecté est nécessaire pour qu’il y ait infectionNote de bas de page 1.

K. granulomatis est transmise sexuellement. La transmission de cet organisme peut également se faire de manière verticale (de la mère à l’enfant) ou par inoculation accidentelle. Les taux de transmission entre partenaires sont faibles (< 50 %) comparativement à d’autres maladies transmises sexuellement.

PÉRIODE D’INCUBATION : Pas bien comprise. D’après certaines sources, la période d’incubation de K. granulomatis varie en général de 1 à 6 semainesNote de bas de page 1.

TRANSMISSIBILITÉ :Les bactéries du genre Klebsiella peuvent être transmises d’une personne à une autre; toutefois, on ignore quelle est la période de transmissibilité. Environ un tiers des individus sont porteurs de bactéries du genre Klebsiella dans leurs fècesNote de bas de page 1; selon plusieurs études, les taux de détection varient de 5 à 36 %Note de bas de page 4. Dans le rhinopharynx, les taux de détection varient de 1 à 6 %. On a observé que des bactéries du genre Klebsiella sont souvent présentes sur les mains du personnel hospitalierNote de bas de page 1.

SECTION III – DISSÉMINATION

RÉSERVOIR : Les humains infectés (avec ou sans symptômes de la maladie) sont le principal réservoir des bactéries du genre KlebsiellaNote de bas de page 1,Note de bas de page 2,Note de bas de page 4. Les autres sources sont notamment les nourrissons infectés (en général asymptomatiques) colonisés par des souches envahissantes de KlebsiellaNote de bas de page 1, les patients hospitalisés (à cause d’infections nosocomiales) et certaines plantesNote de bas de page 6.

ZOONOSE : Aucune.

VECTEURS : Aucun.

SECTION IV - VIABILITÉ ET STABILITÉ

SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS : On sait que les organismes du genre Klebsiella présentent une résistance aux pénicillines, en particulier l’ampicilline et la carbénicillineNote de bas de page 1. Compte tenu du fait qu’un nombre croissant de souches du genre Klebsiella semblent produire des céphalosporinases, des carbapénémases et des bêta-lactamases à spectre étendu, la résistance de Klebsiella aux antibiotiques actuels semble s’accroîtreNote de bas de page 1,Note de bas de page 2,Note de bas de page 4. D’après les résultats de certaines études effectuées en Europe et aux États-Unis, les plages de sensibilité sont les suivantesNote de bas de page 1: ceftazidime (92-95 %), ceftriaxone (96-98 %), céfotaxime (96 %), pipéracilline-tazobactam (90-97 %), imipéném (98-100 %), gentamicine (95-96 %), amikacine (98-99 %), triméthoprimsulfaméthoxazole (SXT) (88-90 %). La résistance tend à être plus élevée dans le cas des souches isolées chez les patients hospitalisés dans une USI que dans celui des patients hospitalisés dans une autre unité. On a caractérisé des isolats pan-résistants dans le sous-continent indienNote de bas de page 7.

SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS : Les bactéries Gram négatif sont en général sensibles à de nombreux désinfectants, y compris les composés phénoliques, les hypochlorites (hypochlorite de sodium à 1 %), les alcools (éthanol à 70 %), le formaldéhyde (18,5 g/L; 5 % de formaline dans l’eau), le glutaraldéhyde et les solutions à base d’iode (0,075 g/L)Note de bas de page 8.

INACTIVATION PHYSIQUE : On a observé une réduction de la croissance et de l’activité métabolique de K. pneumoniae à des températures supérieures à 35 °CNote de bas de page 9. Une réduction importante de la croissance a été démontrée à 60 °C, même si les bactéries continuent à avoir une certaine activité métabolique (c’est-à-dire qu’elles ne sont pas complètement inactivées). Par ailleurs, les bactéries sont sensibles à la chaleur humide et à la chaleur sècheNote de bas de page 10.

SURVIE À L’EXTÉRIEUR DE L’HÔTE : Les bactéries du genre Klebsiella se multiplient rapidement à la surface de la pomme de terre et de la laitue, leur nombre pouvant dépasser les 103 organismes par gramme de surfaceNote de bas de page 1. On rencontre des organismes de ce genre dans les éponges végétales en luffa. Ils survivent également bien dans le bois et la sciure de bois. Ils ne se multiplient pas facilement sur la peau humaine; on les rencontre généralement sur les surfaces contaminées et chez les individus infectés, de même que dans l’environnement, notamment dans les eaux de surface, dans les eaux usées, dans le sol et sur les végétaux, où ils peuvent survivre pendant de longues périodesNote de bas de page 4.

SECTION V - PREMIERS SOINS ET ASPECTS MÉDICAUX

SURVEILLANCE : Rechercher les symptômes. On peut également avoir recours à des tests comme l’isolement des souches de bactéries ou le typage des différents isolats. Cette démarche est souvent nécessaire dans les enquêtes sur les infections nosocomiales endémiques et épidémiques, ainsi que dans les enquêtes épidémiologiques visant l’environnementNote de bas de page 1,Note de bas de page 4. On peut isoler les bactéries du genre Klebsiella en les faisant croître dans différents milieux. Bien qu’il existe certains milieux chromogènes particuliers permettant d’isoler ces bactéries à partir d’un échantillon donné, ces bactéries croissent facilement dans des milieux à base de sang et des milieux non différentielsNote de bas de page 1. Le biotypage et le sérotypage sont deux types de méthodes couramment utilisées pour le typage des bactéries du genre KlebsiellaNote de bas de page 1,Note de bas de page 4. Le sérotypage, la technique la plus fréquemment utilisée pour typer ces bactéries, repose sur la détection d’antigènes capsulaires au moyen d’anticorps. Les tests de sérotypage utilisés sont notamment la réaction de Quellung, l’immunofluorescence, la double diffusion avec précipitation sur gel, l’immunoélectrophorèse en contre-courant, la coagulation associée à Staphylococcus et la coagulation sur latexNote de bas de page 1. Le biotypage n’est pas privilégié, en raison du grand nombre de réactions et du temps requis pour effectuer ces testsNote de bas de page 1,Note de bas de page 4. On est en train d’élaborer des méthodes de typage moléculaire, mais celles-ci ne sont pas souvent utilisées. Il s’agit notamment de l’analyse plasmidique, du ribotypage, de l’ECP et de l’analyse de l’ADN polymorphique par amplification aléatoire, qui ont tous donné des résultats probants pour le retraçage épidémiologique des souchesNote de bas de page 1.

Remarque : Les méthodes diagnostiques ne sont pas nécessairement toutes disponibles dans tous les pays.

PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT : Administrer l’antibiothérapie appropriée au besoinNote de bas de page 1,Note de bas de page 2.

IMMUNISATION : Aucune.

PROPHYLAXIE : Aucune.

SECTION VI - DANGERS POUR LE PERSONNEL DE LABORATOIRE

INFECTIONS CONTRACTÉES AU LABORATOIRE : On a recensé un cas d’infection par K. pneumoniae contracté en laboratoire jusqu’en 1976Note de bas de page 11.

SOURCES ET ÉCHANTILLONS:Les principales sources d’échantillons cliniques de Klebsiella spp. sont les prélèvements dans les voies respiratoires (échantillons nasopharyngés) et dans les voies urinairesNote de bas de page 1,Note de bas de page 2. Les sources particulières recensées sont notamment les suivantesNote de bas de page 2 :

K. pneumoniae – tous les sites anatomiques du corps humain, le plus souvent dans les voies respiratoires et les voies urinaires;

K. ozaenae – le plus souvent dans les écoulements nasaux; voies respiratoires, voies urinaires et sang;

K. rhinoscleromatis – écoulements nasaux;

K. oxycota – tous les sites anatomiques du corps humain;

K. granulomatis – voies génitales;

K. variicola – sang, bananierNote de bas de page 1, riz, canne à sucre et maïs;

K. singaporensis­ – sol (racines de la canne à sucre)Note de bas de page 1,Note de bas de page 12.

DANGERS PRIMAIRES : Contact direct des muqueuses avec des surfaces ou des objets contaminés, inhalation de sécrétions infectieuses aéroportées, ingestion ou inoculation parentérale accidentelle.

DANGERS PARTICULIERS : Aucun.

SECTION VII - CONTRÔLE DE L’EXPOSITION ET PROTECTION PERSONNELLE

CLASSIFICATION DU GROUPE DE RISQUE : Groupe de risque 2Note de bas de page 13. Le groupe de risque correspond au genre dans son ensemble et peut ne pas s’appliquer à toutes les espèces du genre.

EXIGENCES DE CONFINEMENT : Installations, équipement et pratiques opérationnelles de niveau de confinement 2 pour le travail avec des matières, cultures ou animaux infectieux ou potentiellement infectieuxNote de bas de page 14. Ces exigences de confinement s’appliquent au genre dans son ensemble et peuvent ne pas s’appliquer à chaque espèce du genre.

VÊTEMENTS DE PROTECTION : Sarrau. Gants, lorsqu’un contact direct de la peau avec des matières infectées ou des animaux est inévitable. Une protection pour les yeux doit être utilisée lorsqu’il y a un risque connu ou potentiel d’éclaboussureNote de bas de page 14.

AUTRES PRÉCAUTIONS : Toutes les procédures pouvant produire des aérosols ou mettant en cause des concentrations ou des quantités élevées doivent s’effectuer dans une enceinte de sécurité biologique (ESB). L’utilisation d’aiguilles, de seringues et d’autres objets tranchants doit être strictement restreinte. Des précautions supplémentaires doivent être envisagées pour les activités avec des animaux ou à grande échelleNote de bas de page 14.

SECTION VIII - MANUTENTION ET ENTREPOSAGE

DÉVERSEMENTS : Laisser les aérosols se déposer et, tout en portant des vêtements de protection, couvrir délicatement le déversement avec des essuie-tout et appliquer un désinfectant approprié, en commençant par le périmètre et en se rapprochant du centre. Laisser agir suffisamment longtemps avant de nettoyerNote de bas de page 14.

ÉLIMINATION : Avant la mise au rebut, décontaminer tous les déchets qui contiennent ou ont été en contact avec l’organisme infectieux par autoclavage, désinfection chimique, exposition aux rayons gamma ou incinérationNote de bas de page 14.

ENTREPOSAGE : L’agent infectieux doit être entreposé dans des contenants étanches étiquetés de façon appropriéeNote de bas de page 14.

SECTION IX - RENSEIGNEMENTS SUR LA RÉGLEMENTATION ET AUTRES

INFORMATION SUR LA RÉGLEMENTATION : L’importation, le transport et l’utilisation de pathogènes au Canada sont régis par de nombreux organismes de réglementation, dont l’Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Environnement Canada et Transports Canada. Il incombe aux utilisateurs de veiller à respecter tous les règlements et toutes les lois, directives et normes applicables.

DERNIÈRE MISE À JOUR : Septembre 2011

PRÉPARÉE PAR : Direction de la règlementation des agents pathogènes, agence de la santé publique du Canada.

Bien que les renseignements, opinions et recommandations présentés dans cette Fiche de renseignements proviennent de sources que nous jugeons fiables, nous ne nous rendons pas responsables de leur justesse, de leur caractère exhaustif ou de leur fiabilité, ni des pertes ou blessures pouvant résulter de l’utilisation de ces renseignements. Comme on découvre fréquemment de nouveaux dangers, il est possible que ces renseignements ne soient pas tout à fait à jour.

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