Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Streptococcus salivarius

FICHE TECHNIQUE SANTÉ-SÉCURITÉ : AGENTS PATHOGÈNES

SECTION I - AGENT INFECTIEUX

NOM : Streptococcus salivarius.

SYNONYME OU RENVOI : Espèce qui appartient au genre Streptococcus Note de bas de page 1-Note de bas de page 7.

CARACTÉRISTIQUES : Membre du groupe salivarius des streptocoques viridans Note de bas de page 7,Note de bas de page 8. S. salivarius est un streptocoque α‑hémolytique Note de bas de page 9, commensal de la cavité buccale Note de bas de page 1,Note de bas de page 3,Note de bas de page 5,Note de bas de page 8,Note de bas de page 10-Note de bas de page 12, de la peau Note de bas de page 4,Note de bas de page 5,Note de bas de page 9,Note de bas de page 10,Note de bas de page 12, du tube digestif Note de bas de page 3,Note de bas de page 5,Note de bas de page 10-Note de bas de page 12, de l’oropharynx Note de bas de page 4,Note de bas de page 13 et des voies génito‑urinaires Note de bas de page 3,Note de bas de page 8,Note de bas de page 10,Note de bas de page 12. En général, les streptocoques ont une forme sphérique ou ovoïde et sont habituellement disposés en paires ou en chaînettes Note de bas de page 11. Ils sont Gram positif, non mobiles, asporulés, catalase‑négative et anaérobies facultatifs.

SECTION II - DÉTERMINATION DU RISQUE

PATHOGÉNICITÉ ET TOXICITÉ : S. salivarius a été associé à diverses infections Note de bas de page 14. Les infections les plus souvent signalées sont la méningite Note de bas de page 3-Note de bas de page 5,Note de bas de page 9,Note de bas de page 12,Note de bas de page 13 et la bactériémie Note de bas de page 6,Note de bas de page 15. D’autres types d’infections sont également possibles, notamment : péricardite, péritonite bactérienne spontanée, jéjunite aiguë, abcès pancréatique, endocardite multimicrobienne, septicémie néonatale précoce, sinusite, endophtalmie, impétigo bulleux et ostéite fémorale Note de bas de page 14. Il convient cependant de noter que bien que S. salivarius pénètre souvent dans la circulation sanguine, les infections causées par cette bactérie sont rares à cause de sa faible virulence Note de bas de page 1,Note de bas de page 3,Note de bas de page 5,Note de bas de page 16. De nombreux patients atteints d’une bactériémie à S. salivarius présentent des facteurs locaux prédisposants, comme une lésion muqueuse et/ou des maladies sous‑jacentes graves, telles qu’une affection maligne ou une cirrhose Note de bas de page 16.

ÉPIDÉMIOLOGIE : Distribution dans le monde entier. Toutes les espèces de streptocoques sont des parasites obligatoires des muqueuses humaines Note de bas de page 4,Note de bas de page 11.

GAMME D'HÔTES : Humains Note de bas de page 1,Note de bas de page 3-Note de bas de page 5,Note de bas de page 9-Note de bas de page 13,Note de bas de page 16.

DOSE INFECTIEUSE : Inconnue.

MODE DE TRANSMISSION : S. salivarius fait partie de la flore humaine normale. La bactérie peut être transmise par contamination directe d’un liquide organique stérile, par exemple du liquide céphalorachidien contaminé après une anesthésie épidurale ou une ponction lombaire Note de bas de page 4,Note de bas de page 5,Note de bas de page 9,Note de bas de page 10,Note de bas de page 14, par contact avec de l’équipement contaminé, par migration du micro‑organisme de la peau du patient à la surface externe du cathéter Note de bas de page 4,Note de bas de page 5,Note de bas de page 9 ou par des gouttelettes aéroportées provenant de l’oropharynx Note de bas de page 10. S. salivarius présent dans la cavité buccale peut également pénétrer dans la circulation sanguine (bactériémie) à la suite d’une endoscopie et d’interventions thérapeutiques connexes Note de bas de page 5,Note de bas de page 14-Note de bas de page 16. Une fois que la bactérie a pénétré dans la circulation sanguine, elle peut ensemencer divers sites anatomiques (y compris les méninges et le liquide céphalorachidien) Note de bas de page 14.

PÉRIODE D'INCUBATION : Inconnue.

TRANSMISSIBILITÉ : De nombreux cas suspects de transmission interhumaine ont été recensés Note de bas de page 4,Note de bas de page 5,Note de bas de page 9,Note de bas de page 10,Note de bas de page 12, mais seuls quelques cas ont été confirmés. Jusqu’à présent, dans un rapport seulement, on a pu identifier sans ambiguïté la source de l’infection, soit la gorge d’un médecin qui a transmis la bactérie à un patient durant une ponction lombaire Note de bas de page 13.

SECTION III - DISSÉMINATION

RÉSERVOIR : Humains Note de bas de page 1,Note de bas de page 3-Note de bas de page 5,Note de bas de page 9,Note de bas de page 11,Note de bas de page 12,Note de bas de page 14,Note de bas de page 16.

ZOONOSE : Aucune.

VECTEURS : Aucun.

SECTION IV - VIABILITÉ ET STABILITÉ

SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS : Sensibilité à divers antibiotiques, notamment ciprofloxacine, lévofloxacine, métronidazole Note de bas de page 8, pénicilline Note de bas de page 2,Note de bas de page 10,Note de bas de page 13, amoxicilline Note de bas de page 2,Note de bas de page 5,Note de bas de page 12,Note de bas de page 16, ceftriaxone Note de bas de page 2-Note de bas de page 5,Note de bas de page 14, clindamycine, rifampicine Note de bas de page 2, gentamycine Note de bas de page 5, céfuroxime, moxifloxacine Note de bas de page 16, ceftoxime Note de bas de page 1 et vancomycine Note de bas de page 1,Note de bas de page 2,Note de bas de page 4,Note de bas de page 12,Note de bas de page 14. Certaines souches de S. salivarius présentent une résistance partielle à la pénicilline Note de bas de page 1,Note de bas de page 4,Note de bas de page 16, au ceftriaxone Note de bas de page 4, à l’érythromycine Note de bas de page 1,Note de bas de page 2,Note de bas de page 16 et au méropénème Note de bas de page 1.

SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS : Sensibilité à l’hypochlorite de sodium à 5,25 % et au crésophène (parachlorophénol à 30 %, thymol à 5 %, dexaméthasone à 0,1 %), à l’alcool à 21 % et au chlorhexidine à 2,0 % Note de bas de page 17.

INACTIVATION PHYSIQUE : Les espèces de streptocoques sont inactivées à un faible pH Note de bas de page 15.

SURVIE À L'EXTÉRIEUR DE L'HÔTE : Inconnue. Des études effectuées dans les années 1930 et 1940 indiquent que S. salivarius peut survivre pendant au moins quelques jours sur le bord des verres et sur les ustensiles Note de bas de page 18,Note de bas de page 19, mais aucune caractérisation génétique ne pouvait être effectuée à l’époque et on ignore s’il était alors possible d’identifier l’espèce.

SECTION V - PREMIERS SOINS ET ASPECTS MÉDICAUX

SURVEILLANCE : Surveiller l’apparition de symptômes. Confirmer l’infection au moyen de la coloration de Gram Note de bas de page 4,Note de bas de page 5,Note de bas de page 10, suivi de l’isolement de l’agent infectieux dans une hémoculture Note de bas de page 3,Note de bas de page 5,Note de bas de page 6,Note de bas de page 8,Note de bas de page 16,Note de bas de page 17 ou une culture de liquide céphalorachidien Note de bas de page 3-Note de bas de page 5,Note de bas de page 9,Note de bas de page 10,Note de bas de page 12,Note de bas de page 13. On a également eu recours à la PCR pour identifier S. salivarius dans des échantillons cliniques Note de bas de page 13.

Remarque : Les méthodes de diagnostic ne sont pas nécessairement disponibles dans tous les pays.

PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT : Antibiothérapie Note de bas de page 3-5Note de bas de page 8-10Note de bas de page 14Note de bas de page 16, habituellement au moyen du ceftriaxone Note de bas de page 4,Note de bas de page 5,Note de bas de page 12,Note de bas de page 14,Note de bas de page 16, de l’amoxicilline Note de bas de page 12Note de bas de page 16 et/ou de la vancomycine Note de bas de page 4Note de bas de page 5Note de bas de page 14Note de bas de page 16. Le traitement administré dépend des manifestations de l’infection; par exemple les patients souffrant d’une méningite due à S. salivarius peuvent avoir besoin d’une ventilation mécaniqueNote de bas de page 4.

IMMUNISATION : Aucune offerte actuellement sur le marché.

PROPHYLAXIE : Aucune.

SECTION VI - DANGERS POUR LE PERSONNEL DE LABORATOIRE

INFECTIONS CONTRACTÉES AU LABORATOIRE : Aucune infection particulière à S. salivarius contractée en laboratoire n’a été signalée, mais 78 cas d’infection streptococcique ont été recensés jusqu’en 1976 (espèces non précisées), dont 4 cas mortels Note de bas de page 20.

SOURCES ET ÉCHANTILLONS : Sang Note de bas de page 6,Note de bas de page 8,Note de bas de page 14,Note de bas de page 16,Note de bas de page 17, liquide péritonéal Note de bas de page 8, liquide céphalorachidien Note de bas de page 3Note de bas de page 5,Note de bas de page 10,Note de bas de page 12,Note de bas de page 14 et sécrétions oropharyngées Note de bas de page 4,Note de bas de page 10.

DANGERS PRIMAIRES : Inoculation parentérale accidentelle Note de bas de page 9,Note de bas de page 12.

DANGERS PARTICULIERS : Aucun.

SECTION VII - CONTRÔLE DE L'EXPOSITION ET PROTECTION PERSONNELLE

CLASSIFICATION PAR GROUPE DE RISQUE : Groupe de risque 2 Note de bas de page 21.

EXIGENCES DE CONFINEMENT : Installations, équipement et pratiques opérationnelles de niveau de confinement 2 pour le travail avec des matières, cultures ou animaux infectieux ou potentiellement infectieux Note de bas de page 22.

VÊTEMENTS DE PROTECTION : Sarrau. Gants, lorsqu’un contact direct de la peau avec des matières infectées ou des animaux est inévitable. Une protection pour les yeux doit être utilisée lorsqu’il y a un risque connu ou potentiel d’éclaboussure Note de bas de page 22.

AUTRES PRÉCAUTIONS : Toutes les procédures pouvant produire des aérosols ou mettant en cause des concentrations ou des quantités élevées doivent s’effectuer dans une enceinte de sécurité biologique (ESB). L’utilisation d’aiguilles, de seringues et d’autres objets tranchants doit être strictement restreinte. Des précautions supplémentaires doivent être envisagées pour les activités avec des animaux ou à grande échelle Note de bas de page 22.

SECTION VIII - MANUTENTION ET ENTREPOSAGE

DÉVERSEMENTS : Laisser les aérosols se déposer et, tout en portant des vêtements de protection, couvrir délicatement le déversement avec des essuie‑tout et appliquer un désinfectant approprié, en commençant par le périmètre et en se rapprochant du centre. Laisser agir suffisamment longtemps avant de nettoyer Note de bas de page 22.

ÉLIMINATION : Décontaminer les matières à éliminer qui contiennent l’agent infectieux ou sont venues en contact avec celui‑ci par autoclavage, désinfection chimique, irradiation gamma ou incinération Note de bas de page 22.

ENTREPOSAGE : L’agent infectieux devrait être conservé dans des contenants étanches qui sont étiquetés de façon appropriée Note de bas de page 22.

SECTION IX - RENSEIGNEMENTS SUR LA RÉGLEMENTATION ET AUTRES

INFORMATION SUR LA RÉGLEMENTATION : L’importation, le transport et l’utilisation de pathogènes au Canada sont régis par de nombreux organismes de réglementation, dont l’Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Environnement Canada et Transports Canada. Il incombe aux utilisateurs de veiller à respecter tous les règlements et toutes les lois, directives et normes applicables.

DERNIÈRE MISE À JOUR : Décembre 2011

PRÉPARÉE PAR : Direction de la règlementation des agents pathogènes, agence de la santé publique du Canada.

Bien que les renseignements, opinions et recommandations présentés dans cette Fiche de renseignements proviennent de sources que nous jugeons fiables, nous ne nous rendons pas responsables de leur justesse, de leur caractère exhaustif ou de leur fiabilité, ni des pertes ou blessures pouvant résulter de l’utilisation de ces renseignements. Comme on découvre fréquemment de nouveaux dangers, il est possible que ces renseignements ne soient pas tout à fait à jour.

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