Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Toxocara canis, Toxocara cati

FICHE TECHNIQUE SANTÉ-SÉCURITÉ: AGENTS PATHOGÈNES

SECTION I - AGENT INFECTIEUX

NOM : Toxocara canis, Toxocara cati

SYNONYME OU RENVOI : Toxocarose(1-13), larva migrans viscérale(1-6, 8-10, 14, 15), larva migrans oculaire(1, 3-6, 8), larva migrans visceralis(1, 4), toxocarose cachée(2, 3, 6, 8, 12), toxocarose neurologique(9), nématode du chien (T. canis) et nématode du chat (ou des félins) (T. cati).

CARACTÉRISTIQUES: T. canis et T. cati sont des nématodes (ascarides)(5, 8) de l’ordre des Ascaridida et de la superfamille des Ascaridiodea, qui appartiennent à la famille des Toxocaridae(5). La morphologie des vers adultes est semblable à celle d’Ascaris lumbricoides, à l’exception du fait qu’ils sont beaucoup plus petits. Les parasites adultes du genre Toxocara sont de gros vers ronds de couleur rosée; les mâles et les femelles mesurent respectivement de 4 à 6 cm et de 6,5 à 10 cm(3). L’extrémité postérieure du mâle est recourbée, alors que celle de la femelle est droite(2, 3, 5). Les larves de T. canis mesurent de 290 à 350 μm par 18 à 21 μm. Le diamètre des larves de T. cati est un peu plus petit(3). Les œufs brunâtres de T. canis et de T. cati mesurent respectivement environ 85 par 75 μm et 75 par 65 μm. Les œufs sont presque sphériques, plus gros que ceux d’A. lumbricoides, et ne sont pas embryonnés à la ponte. Toxocara est un nématode anaérobie facultatif et tire principalement son énergie de la dégradation du glycogène.

SECTION II - DÉTERMINATION DU RISQUE

PATHOGÉNICITÉ ET TOXICITÉ: Les principales manifestations cliniques associées à la toxocarose sont classées selon les organes touchés. En fait, la plupart des infections sont asymptomatiques(16). Les deux principaux syndromes sont la larva migrans viscérale (LMV), qui englobe les maladies touchant les principaux organes, et la larva migrans oculaire (LMO), dont les effets pathologiques se limitent aux yeux(2, 4, 5, 8). On reconnaît maintenant deux autres formes cliniques de toxocarose : la forme neurologique, dans laquelle les organes ciblés sont ceux du système nerveux central ou périphérique(9), et la forme cachée, dans laquelle les symptômes ne correspondent à aucun de ceux des trois autres formes(2, 3). En général, les manifestations et l’évolution clinique de la maladie sont déterminées par la quantité d’inoculum, la fréquence de réinfection, la localisation des larves Toxocara et la réaction immunologique de l’hôte(6). Les cas de mortalité liés à toutes les formes de toxocarose sont rares(2).

LMV : La LMV est principalement diagnostiquée chez les enfants de 2 à 7 ans qui ont des antécédents de géophagie et un chien comme animal domestique(8). Les signes aigus de la LMV sont associés à une infection hépatique et pulmonaire par les larves et comprennent souvent une fièvre, une respiration sifflante ou une toux, une éosinophilie et une hépatomégalie(1-4, 8).

LMO : La LMO survient habituellement chez les enfants et les jeunes adultes; les symptômes les plus fréquents sont une perte de vision(2-4, 8), souvent accompagnée de strabisme en raison de la présence de lésions maculaires(3). Elle apparaît après une période variant de quelques jours à quelques semaines(8). Un examen plus approfondi révèle souvent une uvéite, une endophtalmie, une papillite, un granulome rétinien ou des masses inflammatoires dans le corps vitré(3-5).

Toxocarose neurologique : La forme neurologique apparaît lorsque les larves de Tococara se fixent dans le système nerveux central ou périphérique(2, 8, 9). Elles peuvent alors provoquer une méningo-encéphalite ou d’autres manifestations neurologiques(2, 9), comme une méningo-myelite à éosinophiles(7), une vascularite cérébrale, une épilepsie, une myélite, une radiculite, une atteinte des nerfs crâniens ou une affection des muscles squelettiques(9).

Toxocarose cachée : Les symptômes de la toxocarose cachée ne sont pas spécifiques, mais, une fois regroupés, ils forment un syndrome identifiable(3). Ces symptômes comprennent des douleurs abdominales récurrentes, qui sont souvent le seul symptôme révélateur de la maladie, ainsi qu’une anorexie, des troubles du comportement, une adénite cervicale, une respiration sifflante, des douleurs aux extrémités et de la fièvre(12, 17, 18).

ÉPIDÉMIOLOGIE: Toxocara est répandu partout dans le monde(1-5, 7, 13, 17) en raison de la présence humaine sur la quasi-totalité des masses terrestres et de l’habitude répandue de posséder des animaux domestiques(5). La séroprévalence est particulièrement élevée dans les pays développés, particulièrement dans les zones rurales(4, 8) et dans certaines îles des tropiques(8).

GAMME D’HÔTES: Les chiens et les chats sont les hôtes définitifs de T. canis et de T. cati, respectivement(2, 3, 5, 17). Les humains et les autres mammifères, comme le renard(2, 13) et le loup(3), sont des hôtes accidentels(1, 5).

DOSE INFECTIEUSE: Inconnue.

MODE DE TRANSMISSION: Les humains contractent l’infection en ingérant des œufs embryonnés de Toxocara présents dans le sol (géophagie et pica)(1, 3, 4, 8, 19), des légumes crus contaminés ou des larves de Toxocara dans des abattis non cuits (principalement le foie)(1-3, 8) ou en se touchant la bouche avec des mains sales. On a récemment proposé un nouveau mode de transmission, soit le contact avec des œufs embryonnés présents sur la fourrure des chiens(20, 21). Les espèces du genre Toxocara ne peuvent compléter leur cycle de vie chez l’humain, ce qui n’est pas le cas chez leurs hôtes définitifs; ils restent donc sous forme de larves et migrent partout dans l’organisme en envahissant tous les organes et en endommageant les tissus(2, 3). Les larves ne parviennent jamais à maturité et finissent par mourir dans l’organisme, en causant souvent toute une série de réactions inflammatoires dans les tissus de l’hôte(3).

PÉRIODE D’INCUBATION: Chez les enfants, la période d’incubation peut durer des semaines, voire des mois selon l’intensité de l’infection et la sensibilité du patient(1). Des manifestations oculaires peuvent survenir de 4 à 10 ans après l’infection initiale. Dans les cas d’infection causés par la consommation de foie cru infecté, on a signalé de très courtes périodes d’incubation.

TRANSMISSIBILITÉ: Aucune preuve de transmission directe de personne à personne(1).

SECTION III - DISSÉMINATION

RÉSERVOIR: Chiens (T. canis) et chats (T. cati)(1, 3, 17).

ZOONOSE: Oui. Les œufs de Toxocara sont transmis à l’humain par les excréments contaminés de chiens et de chats(2-5, 8).

VECTEURS: Aucun. Cependant, les lombrics peuvent faciliter la transmission de la toxocarose en modifiant la distribution des œufs de Toxocara dans le sol(13).

SECTION IV - VIABILITÉ ET STABILITÉ

SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS : Sensible aux médicaments anthelminthiques tels que l’albendazole, le mébendazole(2-4, 7, 8), le thiabendazole(1, 4, 8), le fébendazole(3) et la diéthylcarbamazine(1, 3, 7).

SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS: En raison de leur coquille externe résistante, les œufs de Toxocara peuvent résister à l’effet de nombreux désinfectants, notamment la formaline(5, 13, 14), Lysol(13), une solution saturée de chlorure de sodium(13), le chlore, le phénol, le chlorure de potassium et le chlorure de sodium, les composés d’ammonium quaternaire(19) et divers acides inorganiques(5, 13, 15). Les œufs de Toxocara canis sont sensibles à l’éthanol 70 %(15), à l’hypochlorite de sodium 2 %(15) et à l’iode à différentes concentrations.

INACTIVATION PHYSIQUE: Les œufs de Toxocara sont détruits par des températures extrêmes, la dessiccation(13-15) et la lumière du soleil(15).

SURVIE À L'EXTÉRIEUR DE L'HÔTE: Les œufs peuvent demeurer viables pendant plusieurs années dans un sol humide, à l’ombre, lorsque la température est fraîche(2, 5).

SECTION V - PREMIERS SOINS ET ASPECTS MÉDICAUX

SURVEILLANCE: Rechercher les symptômes. Le test ELISA est l’épreuve diagnostique la plus courante(1, 2, 4, 10-12, 17). La toxocarose peut aussi être détectée par transfert Western(7, 8), par PCR(3), par fixation du complément(7), par hémagglutination passive(7), par immunofluorescence indirecte(7) et par ophtalmoscopie (dans le cas de la LMO)(4).

Remarque : Les méthodes de diagnostic ne sont pas nécessairement toutes disponibles dans tous les pays

PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT: En général, seuls les sujets présentant de graves symptômes sont traités. L’albendazole et le mébendazole sont les médicaments de choix pour traiter la toxocarose(1, 3, 5, 7). Le traitement symptomatique, incluant l’administration de corticostéroïdes, peut être utilisé pour aider à supprimer les manifestations allergiques graves de l’infection(3-5, 7, 8). La LMO est traitée par la chirurgie (vitrectomie), la chimiothérapie anthelminthique ou les corticostéroïdes(3, 4, 10, 11).

IMMUNISATION: Aucune.

PROPHYLAXIE: Il n’existe aucune chimioprophylaxie. Cependant, on peut adopter des mesures efficaces pour prévenir l’infection et la réinfection, comme encourager les enfants à se laver les mains, déconseiller la géophagie, vermifuger les animaux de compagnie et laver les légumes crus(1, 2, 8, 11). Les lois municipales interdisant l’entrée des chiens dans les parcs et les terrains de jeux et l’obligation pour les propriétaires de ramasser les excréments de leur animal de compagnie dans les endroits publics peuvent considérablement réduire le risque d’infection par Toxocara(1, 2, 8). Il est possible de prévenir la contamination des bacs à sable dans les parcs publics en les couvrant d’une toile de vinyle lorsqu’ils ne sont pas utilisés(22, 23).

SECTION VI - DANGERS POUR LE PERSONNEL DE LABORATOIRE

INFECTIONS CONTRACTÉES AU LABORATOIRE: Aucun cas déclaré à ce jour.

SOURCES ET ÉCHANTILLONS: Sang et produits sanguins(3, 5), liquide céphalorachidien(7, 9), organes infectés(1, 3-5, 8, 17), excréments de chiens ou de chats(1-5, 8).

DANGERS PRIMAIRES: Ingestion d’œufs ou de larves(3, 5, 8, 12, 13).

DANGERS PARTICULIERS: Aucun.

SECTION VII - CONTRÔLE DE L'EXPOSITION ET PROTECTION PERSONNELLE

CLASSIFICATION PAR GROUPE DE RISQUE: Groupe de risque 2 (24).

EXIGENCES DE CONFINEMENT: Installations, équipement et pratiques opérationnelles de niveau de confinement 2 pour le travail avec des matières, cultures ou animaux infectieux ou potentiellement infectieux.

VÊTEMENTS DE PROTECTION: Sarrau. Gants, lorsqu’un contact direct de la peau avec des matières infectées ou des animaux est inévitable. Une protection pour les yeux doit être utilisée lorsqu’il y a un risque connu ou potentiel d’éclaboussure (25).

AUTRES PRÉCAUTIONS: Toutes les procédures pouvant produire des aérosols ou mettant en cause des concentrations ou des quantités élevées doivent s’effectuer dans une enceinte de sécurité biologique (ESB) (25). L’utilisation d’aiguilles, de seringues et d’autres objets tranchants doit être strictement restreinte. Des précautions supplémentaires doivent être envisagées pour les activités avec des animaux ou à grande échelle (25).

SECTION VIII - MANUTENTION ET ENTREPOSAGE

DÉVERSEMENTS : Laisser les aérosols se poser et, tout en portant des vêtements de protection, couvrir délicatement le déversement avec des essuie‑tout et appliquer un désinfectant approprié, en commençant par le périmètre et en se rapprochant du centre. Laisser agir suffisamment longtemps avant de nettoyer (25).

ÉLIMINATION: Décontaminer les déchets par stérilisation à la vapeur, incinération ou désinfection chimique (25).

ENTREPOSAGE: Dans des contenants étanches et scellés, étiquetés de façon appropriée et placés en lieu sûr (25).

SECTION IX - RENSEIGNEMENTS SUR LA RÉGLEMENTATION ET AUTRES

INFORMATION SUR LA RÉGLEMENTATION : L’importation, le transport et l’utilisation de pathogènes au Canada sont régis par de nombreux organismes de réglementation, dont l’Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Environnement Canada et Transports Canada. Il incombe aux utilisateurs de veiller à respecter tous les règlements et toutes les lois, directives et normes applicables.

DERNIÈRE MISE À JOUR: Août 2010

PRÉPARÉE PAR: Direction de la règlementation des agents pathogènes, agence de la santé publique du Canada.

Bien que les renseignements, opinions et recommandations présentés dans cette Fiche de renseignements proviennent de sources que nous jugeons fiables, nous ne nous rendons pas responsables de leur justesse, de leur caractère exhaustif ou de leur fiabilité, ni des pertes ou blessures pouvant résulter de l’utilisation de ces renseignements. Comme on découvre fréquemment de nouveaux dangers, il est possible que ces renseignements ne soient pas tout à fait à jour.

RÉFÉRENCES:

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  25. Public Health Agency of Canada. (2004). In Best M., Graham M. L., Leitner R., Ouellette M. and Ugwu K. (Eds.), Laboratory Biosafety Guidelines (3rd ed.). Canada: Public Health Agency of Canada.
     
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